Le scandale financier mis au jour par le département de la Justice (DoJ) est venu toucher Donald Trump de près, personnellement et politiquement. Steve Bannon (photo), l’ancien conseiller stratégique du président américain à la Maison-Blanche, a été inculpé pour fraude. Avec l’aide de trois complices, grâce à un système de fausses factures et autres sociétés-écrans, il aurait détourné une partie des 25 millions de dollars collectés par un site de financement participatif pour aider à la construction du mur à la frontière mexicaine, préférant manifestement financer un « style de vie somptueux », selon les termes mêmes du communiqué de presse diffusé par le DoJ. Visiblement embarrassé, Donald Trump s’est contenté de qualifier l’affaire de « triste événement » devant les journalistes.
Dégradation. Le taux de défaut des sociétés européennes classées en catégorie spéculative devrait atteindre 8,5 % d’ici à juin 2021, contre 3,35 % en juin 2020, selon Standard & Poor’s. L’atteinte de ce taux implique le défaut de 62 entreprises, précise l’agence de notation. « Bien que l’environnement économique et financier se soit quelque peu amélioré, les risques prévaudront dans l’attente d’un vaccin contre le Covid-19, engendrant une large variété d’évolutions possibles », estime Standard & Poor’s. Ce scénario de base de 8,5 % se situe entre un scénario optimiste fixant le taux de défaut à 3,5 % (26 entreprises tombant en défaillance) et un plus pessimiste s’établissant à 11,5 % (84 sociétés en défaut).
La convention du Parti républicain s’est ouverte le 24 août pour quatre jours, et la pandémie de coronavirus n’a pas empêché certains délégués d’être présents physiquement à Charlotte, en Caroline du Nord, le lieu prévu à l’origine pour cet événement. Adoubé par sa famille politique pour briguer un deuxième mandat à l’élection présidentielle du 3 novembre, Donald Trump a lui-même multiplié les prises de parole et fait le déplacement. L’occasion pour le bouillant locataire de la Maison-Blanche d’ironiser une fois encore sur le ticket démocrate Biden/Harris et de faire oublier sa gestion approximative de la crise sanitaire.
Fragile. Les chiffres de l’économie et de l’emploi en France publiés pendant l’été n’ont rien de définitif mais témoignent du caractère encore théorique de la reprise espérée.
Le ministère belge des Affaires étrangères a ajouté mercredi Paris à sa liste des destinations européennes qui ne sont plus autorisées, à moins de se soumettre au retour à un dépistage du coronavirus et à une période d’isolement. La Roumanie, certaines régions bulgares et croates, une grande partie de l’Espagne et trois départements français (Bouches-du-Rhône, Guyane, Mayotte) étaient déjà classés en «zone rouge». Y ont été ajoutés mercredi Paris et les départements limitrophes de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, ainsi que ceux de la Sarthe (centre-ouest), de l’Hérault et des Alpes-Maritimes (sud), selon le site du ministère.
La Commission européenne a déjà alloué 87 milliards d’euros, sur les 100 milliards disponibles, à 16 Etats-membres pour financer les mesures de chômage partiel.
Le spécialiste d’analyses de données a dégagé 481 millions de dollars (+50%) de revenus au premier semestre pour une perte d’exploitation de 169 millions (-40%).
Des entreprises technologiques menacent de quitter la Biélorussie après la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko, se disant notamment choquées par la répression menée par le régime et les coupures d’Internet. C’est le cas notamment de PandaDoc, un éditeur américain de logiciel, d’EPAM Systems, basé aux Etats-Unis et fondé par deux Biélorusses en 1993, à l’origine d’un programme de reconversion permettant aux salariés abusivement licenciés pour avoir soutenu l’opposition de débuter une carrière dans l’informatique. Ou encore de Viber, filiale du groupe japonais Rakuten, qui a déclaré au site d’information Forbes.ru que le groupe pourrait suspendre ses investissements dans le pays, deux salariés de la messagerie ayant été placés en détention. Le parc informatique de Minsk représentait en 2019 6,1% du produit intérieur brut du pays.
L’entreprise de e-commerce britannique The Hut Group pourrait lancer une introduction en nourse (IPO) à la Bourse de Londres, selon Sky News et l’agence Reuters. Elle pourrait dévoiler son projet de lancement en bourse dès cette semaine. Celle-ci pourrait valoriser la société 4,5 milliards de livres sterling (5 milliards d’euros), avec une levée d’un milliard de livres sterling à travers la vente d’actions nouvelles et existantes. Les prix d’introduction pourraient être communiqués d’ici mi-septembre. Barclays, Citi et JPMorgan figurent parmi les banques d’investissement qui travaillent sur cette opération, ajoute Reuters. Ce serait la première IPO de taille depuis plusieurs mois sur un marché boursier européen relativement atone. Un porte-parole de The Hut Group n’a pas souhaité commenter auprès de Reuters.
Les démocrates du Sénat américain ont dévoilé mardi un vaste plan de lutte contre le changement climatique, qui appellerait le gouvernement à dépenser plus de 400 milliards de dollars par an pour éliminer les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis d’ici à 2050. Ce rapport appelle à accélérer le déploiement des énergies propres, les investissements publics dans les infrastructures, les incitations en faveur des véhicules électriques et des transports en commun. Avec comme corollaire la création d’au moins 10 millions d’emplois et la réforme des lois sur le lobbying afin de réduire l’influence des industries fossiles soutenues par l’administration Trump. Le coût (2% du PIB) est justifié par l’urgence de la situation américaine.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté de 11,2% en juillet par rapport au mois précédent, à 230,7 milliards de dollars hors variations saisonnières, a annoncé mercredi le département américain du Commerce. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de 5% par rapport à juin. Ce mois-là, elles ont crû de 7,7% par rapport à mai, en données révisées. Les commandes d'équipements de transport ont notamment crû de 35,6%. Hors transport, les commandes de biens durables ont progressé de 2,4% en juillet par rapport au mois précédent.
L'économie de la zone euro croît conformément à la trajectoire anticipée en juin par la Banque centrale européenne (BCE), et le programme d’achats d’obligations mis en place pour faire face à l’urgence de la pandémie (PEPP) fonctionne comme prévu, a déclaré mercredi Peter Kazimir, le gouverneur de la banque centrale slovaque, présent au Conseil de l’institution. «J’ai déjà dit dans le passé qu’une fois atteinte une réponse budgétaire appropriée, nous ne serions évidemment pas tenus d’utiliser la totalité de l’enveloppe du PEPP (1.350 milliards d’euros)», a-t-il ajouté.
Les dirigeants des principaux groupes politiques du Parlement européen ont affirmé mercredi vouloir conditionner l’octroi de fonds européens au respect de l’Etat de droit par les pays qui en bénéficieront. Dans le collimateur des eurodéputés, même s’ils ne les nomment pas, la Hongrie et la Pologne, qui touchent des subventions massives provenant du budget de l’UE mais ignorent les appels de Bruxelles à respecter l’indépendance de la justice, la liberté des médias et les droits des minorités. Leur lettre est adressée à la chancelière allemande Angela Merkel – dont le pays assure la présidence semestrielle de l’UE – ainsi qu'à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne qui gère le budget pluriannuel de l’UE (2021-2027).
Le Forum économique mondial (WEF) qui réunit chaque année à Davos des chefs d’entreprise et des responsables politiques n’aura pas lieu en janvier en raison de la pandémie de coronavirus et sera reporté au début de l'été prochain, selon un communiqué de l’organisation. Le Forum se tient dans la station de ski suisse de Davos depuis 1971.
Opération séduction face aux patrons. Le Premier ministre Jean Castex a confirmé mercredi devant l’université d’été du Medef – rebaptisée la Renaissance des entreprises de France – la baisse de 10 milliards d’euros par an des impôts de production au 1er janvier 2021. Plus largement, le locataire de Matignon a affirmé l’orientation pro-business du plan de relance de 100 milliards d’euros qui sera finalement présenté le 3 septembre, mais dont il a déjà donné des détails. Un quart de cette relance ira aux TPE/PME, a-t-il assuré.
L’entreprise de e-commerce britannique The Hut Group pourrait lancer une introduction en Bourse (IPO) à la Bourse de Londres, selon Sky News et l’agence Reuters. Elle pourrait dévoiler son projet de lancement en Bourse dès cette semaine. Celle-ci pourrait valoriser la société 4,5 milliards de livres sterling (5 milliards d’euros), avec une levée d’un milliard de livres sterling à travers la vente d’actions nouvelles et existantes. Les prix d’introduction pourraient être communiqués d’ici mi-septembre.
Le Forum économique mondial (WEF) qui réunit chaque année à Davos des chefs d’entreprise et des responsables politiques n’aura pas lieu en janvier en raison de la pandémie de coronavirus et sera reporté au début de l'été prochain, selon un communiqué de l’organisation. Le Forum se tient dans la station de ski suisse de Davos depuis 1971.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté de 11,2% en juillet par rapport au mois précédent, à 230,7 milliards de dollars hors variations saisonnières, a annoncé mercredi le département américain du Commerce. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de 5% par rapport à juin. En juin, les commandes de biens durables ont crû de 7,7% par rapport à mai, en données révisées.
Alors que Donald Trump et certains républicains restent réticents sur cette question, les démocrates du Sénat américain ont dévoilé mardi un vaste plan de lutte contre le changement climatique, qui appellerait le gouvernement à dépenser plus de 400 milliards de dollars par an pour éliminer les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis d’ici à 2050. Le rapport de 200 pages appelle à accélérer le déploiement des énergies propres, les investissements publics dans les infrastructures, les incitations en faveur des véhicules électriques et des transports en commun. Avec comme corolaire la création d’au moins 10 millions d’emplois et la réforme des lois sur le lobbying afin de réduire l’influence des industries fossiles soutenues par l’administration Trump. Le coût (2% du PIB) est justifié par l’urgence de la situation américaine.
Le Premier ministre a annoncé mercredi sur France Inter que le plan de relance de l’économie française, d’un montant de 100 milliards d’euros, serait présenté officiellement le 3 septembre. Jean Castex a précisé que ce plan est «bouclé», qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts, et que la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire de 100 euros s’est faite «en anticipation» de cette présentation. Le gouvernement avait annoncé le week-end dernier le report de la présentation de ce plan, initialement prévue pour cette semaine, afin de se concentrer sur les questions sanitaires à l’approche de la rentrée dans les classes et les entreprises.
Palantir Technologies alimente le flux d’arrivées de sociétés de technologies à la Bourse de New York. Le groupe d’analyses de données a déposé son dossier d’introduction en Bourse sur le Nyse mardi auprès de la Securities and exchange commission (SEC). L’opération est l’une des plus attendues à Wall Street.
L'économie de la zone euro croît conformément à la trajectoire anticipée en juin par la Banque centrale européenne (BCE), et le programme d’achats d’obligations mis en place pour faire face à l’urgence de la pandémie (PEPP) fonctionne comme prévu, a déclaré mercredi Peter Kazimir, le gouverneur de la banque centrale slovaque présent au Conseil de l’institution. «J’ai déjà dit dans le passé qu’une fois atteinte une réponse budgétaire appropriée, nous ne serions évidemment pas tenus d’utiliser la totalité de l’enveloppe du PEPP (1.350 milliards d’euros)», a-t-il ajouté.
Le gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé, a déclaré soutenir la proposition d’Emmanuel Macron de dépêcher à Beyrouth des experts de la Banque de France pour auditer la Banque du Liban, rapporte mardi le site d’information Arab News. Le président français avait fait cette proposition lors de sa visite éclair au Liban début août après l’explosion au port de Beyrouth. Le gouverneur de la Banque du Liban a également déclaré que la banque centrale ne pouvait pas puiser dans ses réserves obligatoires pour financer les importations au-delà d’un certain seuil. En juillet, des sources avaient estimé ces réserves de change libanaises à 18 milliards de dollars. La catastrophe du 4 août a accentué la crise financière et a fait chuter la valeur de la livre libanaise. Le taux de change officiel de 1.507,5 livres pour un dollar américain reste toutefois en vigueur.
Juillet 2020 a été le mois le plus actif depuis septembre 2014 en matière d’IPO. Le Nyse et le Nasdaq demandent la possibilité de lever des fonds lors des cotations directes.
L’Italie et la Chine doivent resserrer leurs liens, a déclaré mardi le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, au risque de froisser Washington, qui dénonce régulièrement les ambitions internationales de Pékin. Luigi Di Maio s’exprimait après un entretien avec le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, qui entamait à Rome une tournée en Europe prévoyant des étapes aux Pays-Bas, en Norvège, en France et en Allemagne. L’Italie est le premier grand pays occidental à avoir rejoint le projet chinois de «nouvelles routes de la soie» en signant l’an dernier avec Pékin une série d’accords. Ils n’ont pour l’instant pas débouché sur des retombées importantes. L’Italie n’a à ce jour imposé aucune restriction aux activités du groupe de télécoms chinois Huawei, régulièrement pointé du doigt par les Etats-Unis.
Alors que Bercy semblait freiner, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer devrait finalement consacrer l’an prochain 350 à 400 millions d’euros à la revalorisation des enseignants, selon Les Echos. Des concertations vont s’ouvrir avec les syndicats avant une annonce officielle, a priori en octobre. Le projet de budget du ministère de l’Education nationale pour 2021 serait ainsi en hausse de 1,34 milliard d’euros, selon la présentation des plafonds de dépenses faite cet été. L’exécutif avait promis, l’hiver dernier, une revalorisation de l’ordre de 500 millions dès 2021 pour compenser la baisse envisagée du niveau de retraites des enseignants et revaloriser une profession dont les salaires de début de carrière sont parmi les plus bas d’Europe, rappelle le quotidien.