A fin juin, le déficit du budget de l’Etat français atteint 124,9 milliards d’euros, en nette progression par rapport à juin 2019 (+47,6 milliards), selon les données publiées par le ministère chargé des Comptes publics. Les dépenses du budget général (hors prélèvements sur recettes) augmentent à 198,5 milliards d’euros en raison, principalement, des mesures de soutien à l'économie face à la crise du coronavirus (13,5 milliards d’euros pour le dispositif de chômage partiel et 4,9 milliards d’euros pour le fonds de solidarité pour les entreprises). Les recettes sont également en recul, notamment les recettes fiscales nettes (-10,6%), principalement pénalisées par une diminution des recettes nettes de TVA (-15,5 milliards d’euros) sous l’effet de la contraction de l’activité économique et de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, souligne le ministère.
Euronext a finalisé le rachat du dépositaire central de titres danois VP Securities, après avoir obtenu plus de 90% du capital de sa cible. L’OPA, lancée le 23 avril dernier et qui restera ouverte jusqu’au 31 août avant une procédure de retrait obligatoire, valorise VP Securities à environ 150 millions d’euros. L’opérateur boursier, qui a également annoncé la nomination de Maria Hjorth au poste de directrice générale de VP Securities, renforce ainsi son assise nordique après le rachat de la Bourse d’Oslo en juin 2019 et de la Bourse scandinave d'électricité Nord Pool en janvier dernier.
La BaFin, l’autorité allemande des marchés financiers, a annoncé hier avoir engagé l’audit des comptes de Wirecard pour les années 2017 à 2019. Elle a expliqué avoir engagé cette procédure après que le superviseur comptable (Financial Reporting Enforcement Panel) l’eut informé que Wirecard avait refusé de reconnaître une erreur ou de coopérer avec lui. Wirecard a dû se mettre en cessation de paiement en juin dernier après la découverte d’un trou de 1,9 milliard d’euros à son bilan.
Les déséquilibres mondiaux des paiements courants se sont atténués en 2019 avec le ralentissement des échanges commerciaux tandis que la crise du coronavirus pourrait les réduire davantage cette année, selon le rapport annuel sur les monnaies du FMI (external sector report). La faiblesse persistante du commerce, associée à une expansion budgétaire massive, devrait réduire les déficits et les excédents des comptes courants dans de nombreux pays. Les soldes nets des comptes courants ont baissé l’an dernier de 0,2 point de pourcentage à 2,9% du PIB mondial et pourraient diminuer de 0,3 point en 2020, bien que les perspectives restent très incertaines.
La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le projet de rachat du spécialiste des bracelets connectés Fitbit par Google, une opération de 2,1 milliards de dollars qui risque selon elle de nuire à la concurrence sur les marchés de la publicité en ligne. A l’issue de son enquête initiale, la Commission s’inquiète des conséquences de ce rachat sur la fourniture de services de publicité en ligne liée aux recherches ou affichée, ainsi que sur la fourniture de services de technologies de la publicité, a indiqué l’autorité européenne dans un communiqué. Le vice-président de Google chargé du matériel et des services, Rick Osterloh, a réagi à la décision de Bruxelles en assurant que cette opération «porte sur les appareils et non pas les données». La Commission a jusqu’au 9 décembre pour rendre sa décision.
Le chômage en Espagne a reflué en juillet pour la première fois depuis février à la faveur de la levée progressive des mesures de restrictions destinées à endiguer l'épidémie du Covid-19, montrent les données publiées hier par le ministère du Travail. Le nombre de chômeurs a reculé de 2,33% d’un mois sur l’autre, soit un repli de 89.846 personnes. Cette baisse est la plus importante pour un mois de juillet depuis 1997. L’Espagne compte néanmoins toujours 3,77 millions de personnes sans emploi. Sur un an, le nombre de chômeurs a augmenté en juillet de 761.601. D’un mois sur l’autre, le chômage a reflué dans tous les secteurs à l’exception de l’agriculture qui a enregistré une hausse de 5,9% liée à la fin de la saison de récolte des fruits.
La banque centrale d’Australie (RBA) a annoncé hier le maintien de son taux directeur à 0,25%, en ajoutant que ce niveau ne changerait pas jusqu’au moment où elle aura constaté un mouvement des indicateurs vers ses objectifs en matière d’inflation et d’emploi. La RBA prévoit un taux de chômage qui devrait atteindre 10% cette année avant de redescendre progressivement aux alentours de 7%. Le taux d’inflation est attendu entre 1 et 1,5% durant les deux prochaines années.
Après avoir fait son entrée sur le marché des obligations vertes gouvernementales en juin, la Hongrie entend développer le segment des green bonds local.
Le secteur des données alternatives, telles que les images satellites et la mesure du sentiment sur les réseaux sociaux, connaît une explosion de la demande, alors que les hedge funds et les sociétés sont en quête d’indices sur la manière d’affronter la crise du coronavirus, écrit le Financial Times. Nombre d’investisseurs se sont tournés vers ces informations de niche après avoir constaté que les données officielles étaient trop lentes pour refléter la chute de l’activité économique provoquée par le Covid et la reprise. Avant même le coronavirus, Alternativedata.org prédisait que les dépenses annuelles totales des sociétés de gestion atteindraient 1,7 milliard de dollars cette année dans ce domaine, contre 400 millions il y a trois ans. Il existe environ 1.500 fournisseurs de données alternatives. BNP Paribas Asset Management dépense désormais environ 10 % de son budget alloué aux données de marché à des sources alternatives, contre un montant insignifiant il y a cinq ans, selon Frédéric Janbon, le directeur général. Certains gérants se demandent toutefois si les données alternatives conduisent souvent à des paris gagnants, même si elles mettent en lumière une tendance économique. Pour Anthony Lawler, responsable de GAM Systematic, les données alternatives apportent de la valeur aux fournisseurs, mais pas encore à l’investisseur.
L’Italie a inauguré hier une nouvelle structure érigée en un temps record qui contraste fortement avec les autres grands projets italiens. Le nouveau viaduc de Gênes, long d’un kilomètre, a été conçu par l’architecte Renzo Piano. Le chantier, lancé en février 2019 après le déblaiement des derniers vestiges de l’ancien pont, a été mené tambour battant par un consortium associant Webuild et Fincantieri. Outre son dramatique bilan humain, l’effondrement du pont Morandi a porté un coup sévère à l'économie génoise, que Marco Bucci, le maire de Gênes, chiffre à 6 millions d’euros par jour de manque à gagner, notamment lié à l’interruption du transport de marchandises.
L’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, visé par une enquête du Tribunal suprême espagnol pour des soupçons de corruption lors de l’attribution d’un contrat de train à grande vitesse par l’Arabie saoudite en 2011, a informé son fils, le roi Felipe, qu’il comptait quitter l’Espagne, a annoncé hier la maison royale dans un communiqué. La Tribune de Genève avait rapporté en mars que Juan Carlos aurait reçu 100 millions de dollars de feu le roi d’Arabie saoudite Abdallah en 2008.
General Motors (GM) a demandé à un tribunal américain de réexaminer sa plainte déposée à l’automne 2019 contre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) pour corruption, classée sans suite en juillet. Dans le cadre d’une nouvelle procédure entamée hier à Detroit, GM affirme avoir obtenu de nouveaux éléments établissant que FCA avait cherché à obtenir un avantage concurrentiel illégal en versant des pots-de-vin à des responsables syndicaux lors des négociations salariales. Selon GM, son rival aurait faussé le processus de négociation des conventions collectives afin de préserver ses avantages en matière de coût du travail. Le constructeur américain vise nommément pour la première fois l’ancien président du syndicat UAW, Dennis Williams.
Hammerson réfléchit à lancer une augmentation de capital, a indiqué lundi le groupe britannique de centres commerciaux, sans donner plus de précision. Selon Sky News, la taille de l’opération pourrait s'élever à 800 millions de livres (888 millions d’euros). Hammerson a également déclaré être en pourparlers avancés sur la vente de sa participation dans la coentreprise de magasins à prix réduits VIA Outlets qu’il exploite avec le fonds de pension néerlandais APG. Hammerson portait une dette nette de 2,8 milliards de livres à fin 2019.
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Nassif Hitti, a présenté hier sa démission, déplorant l’absence de volonté politique de réforme. En cause, des divergences avec le Premier ministre Hassan Diab, et notamment après la visite à Beyrouth du ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, le 23 juillet, qui a exhorté les dirigeants libanais à mettre en oeuvre d’urgence des réformes afin de bénéficier d’une aide du Fonds monétaire international (FMI), selon Reuters. L’effondrement depuis octobre dernier de la monnaie libanaise a provoqué la plus grave crise économique depuis la guerre civile. Le Liban sollicite depuis le mois de mai une aide du FMI sur la base d’un plan de sauvetage mis au point par le gouvernement, mais des dissensions internes, notamment en ce qui concerne les pertes à faire assumer au secteur financier, empêchent un compromis.
En juillet, les flux de capitaux vers les marchés émergents ont atteint 15,1 milliards de dollars (12,8 milliards d’euros), selon l’Institute of International Finance (IIF). C’est le deuxième mois consécutif de flux positif après les 29,2 milliards enregistrés en juin. L’IIF explique que ces flux ont été favorisés par le dollar faible et le ton ultra accommodant de la Fed. Les flux ont toutefois été moins soutenus en raison de la résurgence de l’épidémie de coronavirus. Les flux vers les dettes ont été de 13,2 milliards de dollars et de 2,3 milliards vers les actions hors Chine (sorties de capitaux de 400 millions de dollars, en raison des tensions géopolitiques).
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis a accéléré en juillet et atteint un pic de près d’un an et demi, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice ISM manufacturier ressort supérieur aux attentes à 54,2 (+1,6 point). Le sous-indice des nouvelles commandes a atteint 61,5, un pic depuis septembre 2018. La composante de l’emploi s’est améliorée mais est restée en contraction à 44,3 après 42,1.
Le Vieux Continent a sous-performé les autres grandes places financières en juillet. Wall Street poursuit sa quête des sommets soutenue par la Fed et la technologie.
Le président de la Réserve fédérale de Dallas, Robert Kaplan, a déclaré hier que si «beaucoup» de ses contacts dans le milieu des affaires s'étaient plaints des difficultés à l’embauche dues aux aides supplémentaires en faveur des chômeurs, les chiffres n’indiquent pas que le marché du travail en a été pénalisé. Il a en outre déclaré être en désaccord avec son homologue de Minneapolis, Neel Kashkari, qui a fait savoir ce week-end qu’il pensait que les Etats-Unis devraient se reconfiner pendant quatre à six semaines pour endiguer la propagation du coronavirus. Robert Kaplan préconise le port général du masque sans un confinement généralisé.
L’activité manufacturière a continué de s’améliorer en juillet en zone euro grâce au rebond de la demande consécutif au déconfinement. L’indice PMI du secteur renoue avec la croissance pour la première fois depuis janvier 2019. A 51,8, il ressort supérieur à une première estimation (flash) de 51,1. Il était à 47,4 en juin. L’indice bondit également en Allemagne, ce qui lui permet de repasser aussi en zone de croissance à 51 pour la première fois depuis décembre 2018. Pour les économistes d’Oxford Economics, ces indicateurs confirment que l’activité reprend. Ce qui est aussi le cas en Espagne et en Italie où les indices PMI manufacturier sont repassés dans la zone d’expansion. «Toutefois, le rythme de la reprise a significativement ralenti, confortant l’idée qu’elle sera très progressive dans l’industrie», estime Oxford Economics. En France, où les nouvelles commandes ne décollent pas, l’indice marque le pas à 52,4. En Allemagne, la demande reste sous les niveaux d’avant la crise du Covid.
La collecte dans les fonds durables a bondi de 72 % au deuxième trimestre 2020 à 71,1 milliards de dollars, selon les dernières statistiques de Morningstar. L’Europe s’est arrogé la part du lion, attirant 86 % des souscriptions mondiales, tandis que les Etats-Unis recueillaient 14,6 % du total. Au premier trimestre, les flux dans les fonds durables avaient reculé à plus de 40 milliards de dollars, après une collecte de près de 60 milliards sur le dernier trimestre 2019. Les actifs des fonds durables ont atteint un niveau record de 1.061,5 milliards de dollars fin juin, en hausse de 23 % par rapport au trimestre précédent. L’Europe domine, avec 82 % des encours, soit 870 milliards de dollars, devant les Etats-Unis, avec 15 %. Parallèlement, l’offre de nouveaux produits fleurit, avec 125 nouveaux fonds. Au total, le secteur regroupe 3.432 fonds. Les conversions de fonds à l’ISR se poursuivent En Europe, pas moins de 107 fonds ont été lancés, en ligne avec les cinq trimestres précédents. Cela porte le nombre de fonds durables à 2.703 produits. Plusieurs offrent une exposition à un thème comme le changement climatique ou l’efficience des ressources. Les fonds passifs ont représenté 26 % des nouveaux produits. Dans le même temps, les sociétés de gestion continuent à convertir leurs fonds à l’ESG. Au deuxième trimestre 2020, 40 fonds ont été repositionnés. Ces dix dernières années, 586 fonds traditionnels sont devenus des fonds durables. La plupart de ces changements ont eu lieu ces trois dernières années.
LaSalle Investment Management a vendu à Deka Immobilien l’immeuble «Sainte-Cécile» situé dans le 9e arrondissement de Paris pour un montant de 165 millions d’euros. L’actif avait été acquis en mars dernier en même temps que l’emblématique «Bergère», dans le cadre d’un sale and lease-back entre BNP Paribas et le fonds ouvert pan-européen de LaSalle, Encore+. Localisé à deux pas des Grands Boulevards, «Sainte-Cécile» offre 9400m² de surface locative. Achevé en 2004, il est le résultat de la réunion de trois bâtiments adjacents, construits initialement au XXe siècle. En mars 2020, LaSalle avait également fait l’acquisition de l’immeuble «Bergère», l’iconique siège de BNP Asset Management (ancien Comptoir National d’Escompte de Paris), situé au numéro 14 de la rue éponyme.
Le CDP (Carbon Disclosure Project) s’apprête à mettre sur le marché un nouvel outil destiné à mesurer le potentiel de réchauffement d’un portefeuille, après une phase de test avec Amundi. L’ONG espère que les institutionnels vont utiliser cet outil pour pousser les gérants et les entreprises vers la neutralité carbone.
L’inflation a continué son mouvement d’accélération dans la zone euro en juillet, confortant ainsi la Banque centrale européenne (BCE) qui exclut un scénario déflationniste malgré les effets de la crise liée au coronavirus. Les prix à la consommation dans les 19 pays qui partagent l’euro ont progressé en juillet de 0,4% selon les normes harmonisées européennes (IPCH), après +0,3% en juin et +0,1% en mai, montre une première estimation publiée vendredi par Eurostat. Les économistes attendaient pour juillet une inflation à 0,2%. En excluant les éléments volatils que sont les produits alimentaires frais et l'énergie, l’inflation dans la zone euro a progressé de 1,3% en juillet, après +1,1% le mois précédent.
L’activité du secteur manufacturier en Chine a progressé en juillet pour le cinquième mois consécutif, à un rythme plus rapide et supérieur au consensus, en dépit des perturbations provoquées par des inondations et une résurgence des cas de coronavirus dans le monde, montrent des données officielles publiées vendredi. L’indice PMI manufacturier a progressé à 51,1 en juillet contre 50,9 le mois précédent, au plus haut depuis mars, alors que les analystes anticipaient un ralentissement de l’activité avec un indice à 50,7. Une enquête officielle distincte publiée le même jour montre en revanche que l’activité du secteur des services a légèrement ralenti en juillet, avec un indice PMI de 54,2 contre 54,4 en juin.
Les dépenses des consommateurs américains, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique des États-Unis, ont augmenté de 5,6% en juin après une hausse record de 8,5% en mai suivant la réouverture des commerces, montrent les données publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse des dépenses de consommation de 5,5% pour juin outre-Atlantique.
Facebook a annoncé samedi avoir bloqué au niveau mondial des comptes contrôlés par des partisans du président brésilien Jair Bolsonaro, visés par une enquête de désinformation présumée, après avoir été condamné la veille à verser une amende pour ne pas avoir respecté une décision de justice en ce sens. Un porte-parole de Facebook a déclaré que cette exigence de la justice était «extrême» et que le groupe allait faire appel de cette décision, mais qu’il avait accepté de s’y soumettre. Un juge de la Cour suprême brésilienne a infligé vendredi une amende de 1,92 million de réaux (312.100 euros) à Facebook.
Le ministre russe de la Santé prépare une campagne de vaccination de masse contre le nouveau coronavirus pour le mois d’octobre, rapportaient samedi des agences de presse locales, après qu’un candidat vaccin a fini ses essais cliniques. Mikhail Murashko a indiqué que l’Institut Gamaleya, structure de recherche d’Etat située à Moscou, avait terminé ses essais et que la documentation nécessaire à son enregistrement était en cours de préparation. Il a ajouté que les médecins et les enseignants seraient les premiers à bénéficier de cette vaccination. Cette rapidité a conduit certains médias occidentaux à se demander si Moscou ne plaçait pas la question du prestige national avant les questions de sécurité.
Apple, qui a affiché une forme éclatante lors de la publication de ses résultats trimestriels jeudi soir, a ravi vendredi à la compagnie pétrolière saoudienne Aramco le rang de plus forte capitalisation boursière mondiale. L’action Apple, qui a fini la séance à Wall Street sur un gain de 10,47%, se négocie désormais à 425,04 dollars, soit une capitalisation de 1.820 milliards de dollars (1.545 milliards d’euros). La capitalisation de Saudi Aramco atteint de son côté 1.760 milliards de dollars. La compagnie pétrolière saoudienne dominait ce classement depuis son introduction en Bourse l’an dernier.