Les Philippines sont tombées en récession pour la première fois depuis 29 ans après une chute record de l’activité au deuxième trimestre. Le PIB s’est contracté de 16,5% par rapport à l’année précédente (près du double qu’attendu par les économistes) après avoir déjà baissé de 0,7% au premier trimestre. Les Philippines, qui sont le deuxième pays d’Asie du sud-est après Singapour à tomber en récession, ont été affectées par les mesures strictes de confinement, que le pays vient de remettre en place face au coronavirus. Le gouvernement anticipe une contraction de 5,5% du PIB cette année, la plus importante depuis 1985.
CGG a annoncé hier a signature d’un contrat portant sur la cession au fournisseur de services géophysiques Xcalibur Group de ses activités Multi-Physics pour un montant non communiqué. «Le contrat de cession prévoit la vente de la totalité des activités Multi-Physics de CGG, à l’exception de la base de données multi-clients Multi-Physics», a précisé CGG dans un communiqué. Cet accord est soumis à l’approbation des autorités de réglementation compétentes et CGG s’attend à conclure cette transaction au quatrième trimestre 2020.
De nombreux Etats sont mobilisés pour apporter leur assistance après la catastrophe de Beyrouth qui met à mal un pays déjà gravement touché par une crise économique et financière.
La Banque d’Angleterre est moins pessimiste qu’en mai pour 2020. Mais elle table sur une reprise de l’économie plus lente et moins forte qu'attendu l’année prochaine.
La banque centrale du Liban a annoncé hier la mise en place de lignes de crédit exceptionnelles en dollars à taux zéro et une maturité de 5 ans pour les banques affectées par l’explosion de mardi dernier. Les banques et institutions financières offrant des prêts exceptionnels en dollars à ces mêmes conditions aux individus et entreprises affectées par la catastrophe pourront également bénéficier de ce guichet.
Les rendements des Treasuries sont revenus à leurs plus bas de début mars alors que les Etats-Unis peinent à contrôler la pandémie, ce qui pèse sur la reprise.
Deutsche Bank a revu hier à la hausse ses prévisions économiques pour 2020, soulignant que la reprise était plus vigoureuse que prévu après le plongeon historique de l’activité du fait du confinement mis en place face à la propagation du coronavirus. La plus importante révision du produit intérieur brut (PIB) concerne la zone euro pour laquelle la banque allemande anticipe désormais une contraction de l'économie de 8,6% cette année alors qu’elle l’estimait précédemment à 12%. Au niveau mondial, le PIB devrait chuter cette année de 4,5%, soit 1,5 point de pourcentage de moins par rapport à la précédente estimation. Pour Deutsche Bank, l’inflation dans la zone euro ne devrait pas revenir à son niveau antérieur à la crise sanitaire avant 2025.
Les inscriptions au chômage ont baissé davantage que prévu aux Etats-Unis la semaine dernière mais restent à un niveau élevé qui indique que la résurgence des contaminations au coronavirus pèse sur la reprise du marché du travail. Les nouvelles demandes ont atteint 1,186 million lors de la semaine au 1er août, en données ajustées des variations saisonnières, contre 1,435 million la semaine précédente, montrent les données publiées hier par le département du Travail. Les économistes s’attendaient à une baisse nettement moins prononcée, à 1,415 million. Le rapport mensuel sur l’emploi sera publié aujourd’hui. Le consensus table sur 1,485 millions de créations d’emplois non-agricoles contre 4,767 millions en juin.
La livre turque a atteint hier un point bas historique face au dollar, en dépit des efforts déployés par la banque centrale de Turquie pour enrayer sa chute. Baisse de jeudi incluse, la livre turque a perdu 18% face au dollar depuis le début de l’année. Un point bas de 7,2844 livres pour un dollar a été atteint, à comparer à un précédent record de 7,2692 livres pour un dollar établi le 7 mai. La banque centrale de Turquie a emprunté plus de devises étrangères aux banques du pays qu’elle n’en détient dans ses coffres, les vendant sur le marché et achetant la livre. Goldman Sachs estime que le pays a dépensé 65 milliards de dollars (55 milliards d’euros) au premier semestre pour gérer sa monnaie.
Moody’s a abaissé hier d’un cran à ‘B3’ la note de crédit du groupe Casino, avec une perspective stable. «Nous avons déclassé les notes de Casino parce que nous pensons que le levier d’endettement du groupe restera durablement supérieur au niveau de 6x correspondant à la précédente note ‘B2', en raison des charges exceptionnelles résultant de la pandémie de coronavirus», a expliqué l’agence de notation. La dette financière nette consolidée du distributeur français a augmenté de 2,8% au premier semestre sur un an, pour s'établir à 4,83 milliards d’euros.
Les ventes de détail ont retrouvé leur niveau de début d’année dans la zone euro. Elles ont gagné 5,7% en juin par rapport au mois précédent, après 20,3% en mai (progression record révisée à la hausse), selon Eurostat. Cette hausse a été alimentée par l’augmentation des achats de vêtements et de carburant. Ces deux augmentations consécutives ont entièrement compensé les baisses records de mars et avril dues au confinement décidé pour freiner la propagation du Covid-19.
Les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis en juillet ont été nettement moins nombreuses que prévu à 167.000, selon l’enquête mensuelle du cabinet ADP. Les économistes interrogés par Reuters en attendaient 1,5 million. C’est un net ralentissement alors que les chiffres de juin ont été révisés fortement à la hausse à 4,314 millions de nouveaux postes et non plus 2,369 millions. La poursuite de l’épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis semble donc affecter plus profondément l’économie américaine. Vendredi seront publiés les créations d’emplois non-agricoles en juillet. Le consensus Reuters table sur 1,485 million.
L’activité du secteur privé dans la zone euro a retrouvé le chemin de la croissance en juillet avec l’assouplissement des restrictions mises en place face au coronavirus. L’indice PMI composite, qui combine services et activité manufacturière, a progressé à 54,9, selon les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit, après 48,5 en juin. Le seul secteur des services est revenu à 54,7, son plus haut niveau depuis septembre 2018, contre 48,3 en juin. «La France et l’Allemagne ont enregistré des progressions particulièrement fortes tandis que l’Espagne et l’Italie ont renoué avec la croissance avec la levée progressive des mesures de confinement», souligne Chris Williamson, économiste en chef chez IHS Markit. Mais ces évolutions sont contrastées. L’indice des services est passé de 47,3 à 55,6 en Allemagne et de 50,7 à 57,3 en France. Les progressions sont plus limitées en Espagne (51,9 contre 50,2 PMI services) et en Italie (51,6 après 46,4) où les entreprises peinent à retrouver une dynamique de croissance. Autre point noir, les entreprises ont fortement réduit leurs effectifs. L’indice de l’emploi s’est maintenu sous le seuil de 50, à 46,5, en hausse toutefois par rapport à juin (43,2).
Le Trésor américain a indiqué hier qu’il allait poursuivre l’augmentation des émissions de dettes à plus long terme, alors qu’il doit émettre des montants importants pour faire face à la crise du coronavirus. Au troisième trimestre, les Etats-Unis vont émettre 947 milliards de dollars (795 milliards d’euros) de dettes supplémentaires, soit 270 milliards de dollars de plus que prévu. Le Trésor augmentera notamment la taille des émissions à 7 ans, 10 ans, 20 ans et 30 ans.
L’activité du secteur des services en Chine a progressé à un rythme plus lent en juillet. L’indice PMI Caixin/Markit a reculé à 54,1 contre 58,4 en juin, un record depuis avril 2010. L’indice officiel recule également mais dans une moindre mesure à 53,1 (contre 53,4 en juin). Ces chiffres soulignent les difficultés du secteur pour se remettre des effets économiques néfastes de la crise sanitaire. Les nouvelles commandes à l’exportation ont décliné et le secteur a continué de licencier. «Ces données suggèrent un momentum de reprise plus faible dans le secteur des services», notent les économistes de Nomura, imputable d’une part à un effet de base moins favorable après le rebond du deuxième trimestre et d’autre part aux mesures de confinement prises dans certaines régions.
Le bilan de l’explosion qui a dévasté mardi le port de Beyrouth s’est alourdi à 135 morts et près de 5.000 blessés, a annoncé hier le ministre libanais de la Santé cité par la chaîne de télévision Al Manar. Plusieurs dizaines de personnes sont toujours portées disparues. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur cette explosion qui a fait 21 blessés de nationalité française, selon un premier décompte. «Au titre de sa compétence en matière de faits commis à l'étranger, le pôle accidents collectifs du parquet de Paris diligente ce jour une enquête des chefs de blessures involontaires», précise son communiqué.
Le déficit de la balance commerciale des Etats-Unis a diminué de 7,5% en juin par rapport à mai, pour ressortir à 50,7 milliards de dollars (42,6 milliards d’euros) en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé hier le département du Commerce. Les économistes s’attendaient en moyenne à un déficit commercial de 50,3 milliards de dollars en juin. Les exportations du pays ont progressé de 9,4% sur un mois, à 158,3 milliards de dollars, et ses importations ont crû de 4,7%, à 208,9 milliards. Les chiffres de mai, qui ont été révisés, font état d’un déficit de 54,8 milliards de dollars, au lieu d’une estimation précédente de 54,6 milliards.
S&P Ratings a révisé hier soir la perspective de la note de crédit de Boeing de ‘stable’ à ‘négative’ en citant l’affaiblissement de la demande pour ses avions en raison des conséquences de l'épidémie sur le trafic aérien. La poursuite de cette baisse de la demande «devrait se traduire pour Boeing par des résultats inférieurs à ce que nous anticipions pendant les deux prochaines années», a indiqué l’agence de notation, en soulignant que cette tendance retarderait le redressement des ratios d’endettement du groupe. La note de crédit de l’avionneur est maintenue à ‘BBB-‘ à ce stade, à un cran de la catégorie spéculative. Les flux de trésorerie du groupe devraient toutefois être positifs l’année prochaine et Boeing dispose en outre de liquidités abondantes après avoir levé 25 milliards de dollars (21 milliards d’euros) de dette.
L'économie américaine devra surmonter des obstacles bien plus importants si le Congrès ne prolonge pas, même partiellement, les aides attribuées aux chômeurs pendant la crise et si d’autres mesures de relance budgétaire ne sont pas prises, a averti hier le président de la Réserve fédérale (Fed) de Chicago, Charles Evans. Si ces aides ne sont pas compensées d’une manière ou d’une autre, «je pense que cela se traduira par une baisse de la demande globale. Et cela serait très couteux pour notre économie», a ajouté le dirigeant.
L’autorité britannique de la concurrence, la Competition and Markets Authority (CMA), a annoncé hier avoir autorisé l’acquisition par Amazon de 16% du capital de la société de livraison de repas Deliveroo à l’issue d’une enquête approfondie qui a démontré que la transaction ne nuirait pas de manière significative à la concurrence. Si le spécialiste américain du commerce électronique venait à accroître sa participation dans Deliveroo, «cela pourrait déclencher une nouvelle enquête de la CMA», a prévenu l’autorité. Amazon est devenu en mai 2019 l’un des principaux actionnaires de Deliveroo, à l’issue d’une levée de fonds de 575 millions de dollars (488 millions d’euros).
Les prix à la production dans la zone euro se sont redressés en juin, mois marqué par l’assouplissement des mesures de confinement dans de nombreux pays. Ils progressent de 0,7% par rapport à mai, selon Eurostat. Les prix ont augmenté de 3,1% dans le secteur de l'énergie, de 0,2% pour les biens intermédiaires et de 0,1% pour les biens d’investissement. En revanche, ils sont restés stables pour les biens de consommation durables et ont diminué de 0,1% pour les biens de consommation non durables. Sur un an, les prix à la production ont diminué de 3,7% en juin.
La Banque centrale européenne (BCE) s’est engagée à apporter le stimulus monétaire nécessaire pour soutenir la zone euro, notamment via son programme de rachat d’actifs qui est devenu le principal instrument de politique monétaire, écrit Philip Lane, son chef économiste sur le site internet de la banque centrale. Il nuance les derniers indicateurs économiques en jugeant que la reprise prendra du temps. Ces propos pourraient alimenter l’anticipation d’une augmentation du programme de rachats d’urgence PEPP lors de la réunion de septembre de la BCE. Philip Lane indique que l’enveloppe du PEPP est un déterminant fondamental de l’orientation de la politique monétaire de la BCE, elle-même déterminée par les perspectives d’inflation.