La croissance de l’activité du secteur manufacturier en Chine a ralenti en février à son rythme le plus faible en neuf mois. L’indice PMI manufacturier de Caixin/Markit a reculé à 50,9, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice identique à janvier, à 51,5. Le ralentissement du secteur illustre la fragilité de la reprise économique en Chine. La faiblesse de la demande extérieure et les foyers de l'épidémie de coronavirus ont pesé sur la demande. «Les vacances du Nouvel an lunaire ont pu jouer un rôle dans ce repli», selon les économistes de Deutsche Bank. Cette période constitue pour des millions de personnes l’occasion de voyager, or le nombre de déplacements a été inférieur aux années précédentes du fait du contexte sanitaire.
L’Union européenne (UE) proposera en mars un projet de législation sur un passeport vaccinal électronique, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne (CE), Ursula von Der Leyen. La semaine dernière, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sont convenus de travailler sur des passeports de vaccination pour les citoyens du bloc ayant reçu un vaccin contre le Covid-19. Priée de dire à quoi pourrait ressembler ce passeport numérique, Ursula von Der Leyen a déclaré lors d’une visioconférence avec des élus conservateurs allemands : «Nous présenterons une proposition législative en mars».
L’Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l’Etat, a publié jeudi son classement annuel des spécialistes des valeurs du Trésor (SVT) les plus actifs. BNP Paribas, HSBC, et Crédit Agricole arrivent en tête cette année. BNP Paribas et HSBC dominent par leur présence sur le marché primaire, BNP Paribas et JPMorgan pour leur animation du marché secondaire, BNP Paribas et Société Générale pour la qualité de leur service. L’évaluation de ces SVT prend en compte l’ensemble de leurs missions : la participation aux adjudications, la présence sur le marché secondaire, ainsi que les aspects qualitatifs de la relation des SVT avec l’AFT (qualités opérationnelles et de conseil, proximité et stabilité de la relation avec l’AFT).
Les investisseurs seront attentifs cette semaine à une série d’indicateurs macroéconomiques ainsi qu’aux commentaires de banquiers centraux face à la vive remontée des rendements obligataires. La hausse rapide des rendements obligataires au cours des deux dernières semaines a suscité une certaine volatilité sur les marchés d’actions, qui devrait perdurer, notent les analystes d’UBS. Les marchés suivront l’avancée législative du plan de relance de 1.900 milliards de dollars promis par le président américain Joe Biden. Les discours de plusieurs membres de la Réserve fédérale (Fed) seront également très écoutés, alors que les investisseurs s’inquiètent déjà d’une réduction du soutien monétaire de la banque centrale l’année prochaine. En zone euro, l’actualité macroéconomique sera dominée par les chiffres de l’inflation, mardi, et du chômage, jeudi.
La livre turque se dépréciait vendredi pour le cinquième jour consécutif dans le sillage de l’envolée des taux américains. A 7,4780 pour un dollar, puis 7,43 vendredi soir, la devise turque efface même les gains engrangés depuis le début de l’année. A 7 livres elle s’était appréciée de 8% cette année après un gain de 20% entre novembre et la fin de l’année dernière après le changement à la tête de la banque centrale et la mise en œuvre d’une politique monétaire plus restrictive. Le principal taux directeur a été relevé à 17%. L’affaiblissement de la devise risque de compliquer la tâche de la banque centrale pour réduire l’inflation qui atteint 15%.
Le tribunal judiciaire de Paris a validé vendredi une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) qui se traduira par le versement d’une amende de 12 millions d’euros par le groupe Bolloré, a annoncé le procureur de la République. Par ailleurs, le groupe Bolloré s’est engagé à faire évaluer par l’Agence française anticorruption (AFA) son programme de conformité et d’en supporter le coût jusqu'à concurrence de 4 millions d’euros. Une information judiciaire avait été ouverte sur des faits de corruption d’agent public étranger, d’abus de confiance et de complicité d’abus de confiance commis entre 2009 et 2011, rappelle le procureur, Jean-François Bohnert. En revanche, Vincent Bolloré, l’ancien dirigeant du groupe, sera jugé pour corruption, après que le tribunal judiciaire a refusé d’homologuer la reconnaissance préalable de culpabilité de l’homme d’affaires et exigé la tenue d’un procès, a rapporté Le Monde vendredi. Il avait été mis en examen en 2018.
Airbus a dévoilé vendredi pour la première fois l’empreinte carbone qu’auront ses avions. Il a déjà adopté la norme internationale Greenhouse Gas Protocol (GHG), qui mesure les émissions issues de l’utilisation des produits d’une entreprise par le consommateur final. La totalité de ses appareils livrés l’an dernier émettront autant de dioxyde de carbone (CO2) sur leurs deux décennies d’exploitation que la France sur la seule année 2019. L’avionneur a ainsi calculé que les 566 avions livrés en 2020, un chiffre en baisse de 34,5% d’un an sur l’autre reflétant l’impact de la crise du Covid-19, devraient émettre 440 millions de tonnes de CO2 au cours de leur exploitation. Celle-ci est estimée à 22 ans, soit 63,5 grammes par passager au kilomètre.
La Bourse de New York a fini la semaine vendredi dernier en ordre dispersé, le Nasdaq rebondissant légèrement après sa forte chute de jeudi tandis que le Dow Jones signait sur une nouvelle séance de baisse dans un marché peu actif, sur fond d’inquiétude des investisseurs au sujet de l’inflation, qui a réveillé l’aversion au risque. L’indice Dow Jones a cédé 1,50%, à 30.932,37. Le S&P-500 a reculé de -0,48%. Le Nasdaq Composite a rebondi de son côté de 0,56% à 13.192,34 points. Les principales valeurs technologiques ont rebondi après leur chute de la veille, Apple, Amazon, Microsoft, Alphabet et Facebook gagnant entre 0,2% et 1,5%. Seul Netflix a signé une nouvelle baisse de 1,4%.
Le directeur général de Berkshire Hathaway a déclaré aux actionnaires, dans sa lettre annuelle, qu’il valait mieux éviter d’acheter des obligations d’Etat, dans lesquelles sa société est elle-même un acteur important. «Les obligations ne sont pas l’endroit où il faut être de nos jours», a-t-il mis en garde. Autre conviction: à ses yeux, les entreprises américaines s’en sortiront, malgré la crise actuelle. S’agissant du conglomérat Berkshire Hathaway, Warren Buffett reconnaît avoir commis «une erreur» en rachetant en 2016 Precision Castparts (PCC), ce qui a mené à une dépréciation d’actifs de 11 milliards de dollars. En 2020, Berkshire a dégagé un bénéfice net de 42,5 milliards de dollars en 2020, tirée par son activité d’assurance mais en baisse de près de 48%.
Les investisseurs seront attentifs la semaine prochaine à une série d’indicateurs macroéconomiques ainsi qu’aux commentaires de banquiers centraux face à la vive remontée des rendements obligataires.
Bloqué par les exigences de l’administration Trump, le projet de taxe sur les groupes de numériques, dite taxe Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon…) est relancé. Les Etats-Unis n’insistent plus sur l’inscription d’une clause de refuge (safe harbour) dans le projet, éliminant ainsi l’une des plus grandes pierres d’achoppement d’un accord international, a déclaré vendredi le ministre allemand des finances Olaf Scholz. La secrétaire d’Etat américaine au Trésor, Janet Yellen, l’a annoncé aux ministres des finances du G20.
Le tribunal judiciaire de Paris a validé vendredi une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) qui se traduira par le versement d’une amende de 12 millions d’euros par le groupe Bolloré, a annoncé le procureur de la République financier dans un communiqué. Par ailleurs, le groupe Bolloré s’est engagé à faire évaluer par l’Agence française anticorruption (AFA) son programme de conformité et d’en supporter le coût jusqu'à concurrence de 4 millions d’euros.
Airbus a dévoilé ce vendredi pour la première fois l’empreinte carbone qu’auront ses avions durant toute leur durée d’exploitation. Après avoir adopté la norme internationale Greenhouse Gas Protocol (GHG), qui mesure les émissions issues de l’utilisation des produits d’une entreprise par le consommateur final (périmètre dit scope 3), le groupe aéronautique européen a indiqué que la totalité de ses appareils livrés l’an dernier émettront autant de dioxyde de carbone (CO2) sur leurs deux décennies d’exploitation que la France sur la seule année 2019.
La responsable chargée de protéger les règles du Sénat américain, Elizabeth MacDonough, a déclaré jeudi que le plan de relance de 1.900 milliards de dollars prévu pour atténuer l’impact économique du coronavirus aux Etats-Unis ne pourrait pas inclure la hausse progressive du salaire minimum à 15 dollars/heure.
La livre turque se déprécie vendredi pour le cinquième jour consécutif dans le sillage de l’envolée des taux américains. A 7,4780 pour un dollar, la devise turque efface même les gains engrangés depuis le début de l’année. A 7 livres elle s’était appréciée de 8% cette année après un gain de 20% entre novembre et la fin de l’année dernière après le changement à la tête de la banque centrale et la mise en œuvre d’une politique monétaire plus restrictive. Le principal taux directeur a été relevé à 17%.
C’est toujours non. Suez a annoncé vendredi que son conseil d’administration avait rejeté l’offre publique d’achat (OPA) de Veolia de 18 euros par action. Lors d’un réunion tenue mercredi, le conseil d’administration de Suez a décidé à l’unanimité « que les conditions n'étaient pas réunies pour accueillir favorablement » le projet de rachat de Veolia. Le PDG de ce dernier, Antoine Frérot, avait une nouvelle fois appelé jeudi le conseil d’administration de Suez à le recevoir pour qu’il expose son projet.
Cinq ans après sa présentation par la Commission européenne, les Vingt-Sept sont sur le point d’adopter une position commune sur la proposition de directive introduisant une «transparence fiscale pays par pays» (‘country by country reporting’). Le texte proposé par la Commission Juncker à la suite des révélations des «Panama papers», obligerait les grandes entreprises implantées dans l’UE à rendre publiques chaque année certaines données fiscales et comptables, comme leur chiffre d’affaires, le bénéfice ou encore les impôts payés dans tous les pays où elles sont présentes. Jeudi, au cours d’une réunion informelle, une majorité qualifiée d’Etats membres se sont exprimés pour la première fois en faveur d’un texte de compromis, qui doit être entériné la semaine prochaine par les ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles. Des négociations s’engageront ensuite entre la présidence portugaise du Conseil, qui a fait de l’adoption de la directive une priorité, et le Parlement européen, dont la position est prête depuis juillet 2017. Plusieurs Etats dont l’Irlande et le Luxembourg contestent toujours la base juridique de la proposition qui aurait dû, selon eux, être traitée en tant que texte fiscal, et donc votée à l’unanimité des Etats membres.
Les taux à 10 ans australiens et néo-zélandais ont atteint 1,90% (+18 pb pour les taux australiens) jeudi soit des plus hauts depuis respectivement mars et avril 2019, notamment sur fond de «surchauffe» possible sur les marchés immobiliers. La Nouvelle-Zélande a en effet annoncé que la politique monétaire de la banque centrale RBNZ serait tenue de prendre en compte la «politique gouvernementale relative à des prix des logements plus durables», note SG CIB. En Australie, la RBA a poursuivi ses achats pour contenir la hausse également. Mais la paire dollar AUD-dollar USD a prolongé sa progression initiée début février.
Après les indices PMI et Ifo, l’indicateur du sentiment économique (ESI) de la zone euro montre une amélioration de la confiance dans la région. L’ESI progresse en février de 91,5 à 93,4, selon les données de la Commission européene. L’ESI s’est amélioré en Allemagne et en Italie, un peu moins en France. Il recule en Espagne. Cette divergence pèse sur les perspectives de croissance de la zone euro, selon ces économistes. En Allemagne, l’indice de confiance des consommateurs de GfK pour le mois de mars s’est également amélioré à -12,9.
Alors que l’administration Biden doit normalement présenter vendredi à la Chambre des représentants son plan de relance de 1.900 milliards de dollars, l’Etat de Californie a adopté dès lundi un programme de secours économique Covid-19 de 7,6 milliards de dollars, le Golden State Stimulus. Ce plan comprend notamment le versement de chèques de 600 dollars à 5,7 millions de résidents, pour 3,8 milliards, et pour l’essentiel aux personnes les plus démunies, ou qui gagnent moins de 30.000 dollars par an. Il intègre également des subventions et des exonérations de charges à destination des PME et entreprises en difficulté, qui devrait être porté au total à 9,6 milliards de dollars.