La hausse des taux longs observée aux Etats-Unis depuis plusieurs jours ne semble pas inquiéter Jerome Powell. Selon le président de la Réserve fédérale américaine, auditionné par le Sénat, la hausse des rendements est une marque de confiance dans les perspectives de reprise économique. Il a également rappelé que la Fed étudie de nombreux indicateurs, pas uniquement les rendements obligataires.
Le fonds d’investissement français spécialisé dans le «early stage» a bouclé la levée de Serena III, ce qui porte à 300 millions d’euros ses ressources disponibles pour investir dans des start-up, indique-t-il dans un communiqué lundi. «Avec Serena III, Serena va continuer d’investir dans les start-ups françaises et européennes dans l’univers du SaaS, Deeptech, Data, Gaming, Consumer, Fintech, afin de les transformer en leaders mondiaux», précise-t-il.
La correction des valeurs technologiques se poursuit, sous l’effet notamment de la remontée des taux longs. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, accuse le coup : il a perdu jusqu'à 3,8% peu après l’ouverture des marchés américains, avait de réduire ses pertes par la suite. Lundi, il avait déjà chuté de près de 2,5%. Il a perdu plus de 5% depuis son record du 12 février, tiré par le recul des géants de la tech. Les autres indices américains sont également dans le rouge, mais dans de moindres proportions. Le S&P 500 perdait 0,81% vers 17h45 à Paris.
Le tribunal de commerce de Nanterre s’est déclaré mardi incompétent pour statuer sur l’offre publique d’achat de Veolia sur Suez et a annulé une précédente décision demandant de suspendre le dépôt de cette OPA. « Nous [nous] déclarons incompétent au profit du président du tribunal de commerce de Paris», a indiqué le tribunal dans une décision consultée par l’agence Agefi-Dow Jones.
Le taux d’inflation définitif en zone euro ressort bien, comme prévu, à +0,2% sur un mois et +0,9% en rythme annuel, selon les statistiques publiées mardi par Eurostat. Les prix à la consommation baissaient en rythme annuel depuis le mois d’août, principalement en raison de la chute des prix de l’énergie. Ces derniers ont augmenté de +3,8% sur un mois en janvier, mais restent en baisse de -4,2% sur un an, alors que ceux des produits alimentaires non transformés affichent une hausse de +1,2% par rapport à décembre, et de +2,0% par rapport à janvier 2020.
L’Union européenne (UE) se prononcera à nouveau dans les semaines à venir sur l’opportunité de prolonger la suspension de l’application du Pacte de stabilité, a déclaré lundi le commissaire européen à l’Economie, Paolo Gentiloni. «Nous déciderons si et comment il faut prolonger le gel du Pacte et dans les mois à venir, nous commencerons à réfléchir à la manière de le re-calibrer à la lumière des nouveaux objectifs stratégiques de l’Europe», a-t-il déclaré dans une interview à La Stampa. De quoi justifier les craintes des économistes qui militent pour l’annulation des dettes publiques par crainte d’un retour trop rapide de l’austérité budgétaire.
Le climat des affaires en Allemagne s’est amélioré plus nettement qu’attendu en février, selon l’institut d'études économiques Ifo. Son indice est remonté à 92,4 après 90,3 (révisé) en janvier alors que le consensus Reuters attendait 90,5. La composante du jugement des entreprises sur les anticipations bondit à 94,2 après 91,5 (révisé). L’indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne a lui aussi dépassé les estimations les plus optimistes. Ces données viennent également conforter les indices PMI flash publiés vendredimontrant une nette croissance du secteur manufacturier.
Le bitcoin a chuté en dessous des 50.000 dollars dans la journée de lundi, atteignant son plus bas niveau depuis mi-février. Les investisseurs s’inquiétaient que son prix puisse devenir trop élevé, à un rythme trop rapide. Autre facteur, Elon Musk, le patron du constructeur automobile Tesla, a déclaré sur Twitter samedi que les prix du bitcoin «semblent élevés» après que la cryptomonnaie ait atteint un autre record la semaine dernière, dépassant vendredi les 1.000 milliards de dollars de capitalisation. «L’argent n’est que des données qui nous permettent d'éviter les inconvénients du troc», a tweeté Elon Musk. Dans un autre tweet, il a ajouté, «cela dit, le BTC et l’ETH [bitcoin et ethereum, ndlr] semblent élevés, lol».
Après avoir vu sortir 314 milliards d’euros en mars, les fonds Ucits ont profité de neuf mois consécutifs de collecte nette, montrent les dernières statistiques de l’Efama, l’association européenne des fonds. Cela a permis au secteur d’afficher un solde positif de 467 milliards d’euros en 2020. Ce montant est supérieur à la collecte de 2019, qui était de 391 milliards d’euros, et à la collecte annuelle moyenne de ces dix dernières années, à 326 milliards d’euros. La collecte a été tirée par les fonds monétaires, qui ont attiré 214 milliards d’euros en 2020. Les fonds actions ont aussi eu la faveur des investisseurs, avec 158 milliards d’euros d’entrées nettes. Il s’agit d’un fort rebond par rapport à 2019, où la collecte s’était limitée à 6 milliards. Les fonds obligataires ont attiré 82 milliards d’euros et les fonds multi-asset 14 milliards d’euros. Les fonds AIF ont de leur côté attiré 154 milliards d’euros en 2020, soit un niveau stable par rapport aux 151 milliards de 2019 et à une collecte annuelle moyenne de 159 milliards ces dix dernières années.
Les versements de dividendes ont reculé de 12,2% en 2020 à 1.260 milliards de dollars, selon le dernier rapport de Janus Henderson. Un déclin moins grave que prévu. Entre le deuxième et le quatrième trimestre, les réductions de dividendes ont totalisé 220 milliards de dollars. Une entreprise sur huit a annulé son paiement et une sur cinq a procédé à une réduction, mais les deux tiers des entreprises ont augmenté ou maintenu leurs dividendes. Alors que les dividendes nord-américains ont très bien résisté, atteignant même un nouveau record, les baisses de dividendes les plus sévères ont été enregistrées au Royaume-Uni, en Europe et en Australie. Les banques, le pétrole, les mines et les entreprises de consommation discrétionnaire ont été les plus touchées, tandis que les valeurs défensives classiques – commerce de détail alimentaire, produits pharmaceutiques et produits de soin – ont bien résisté.
La banque grecque Alpha Bank a annoncé avoir cédé un portefeuille de 10,8 milliards d’euros de créances douteuses (NPL, non performing loans) au fonds américain Davidson Kempner. Le ratio de prêts non performants d’Alpha Bank en Grèce passera ainsi de 29% à 13%. Nommée « Galaxy », cette opération comprend la cession de 51% des dettes mezzanine et junior titrisées du portefeuille de NPL de 10,8 milliards d’euros, pour une valorisation du total à 40 millions d’euros. Alpha Bank conservera 5% des des titres, et a l’intention de distribuer les 44% restants aux actionnaires. Cette transaction comprend aussi la vente de 80% de la filiale de gestion de prêts Cepal Holdings d’Alpha Bank. Cet accord valorise 100% de la valeur d’entreprise de Cepal à 267 millions d’euros, la banque bénéficiant d’un complément de valeur à hauteur de 68 millions d’euros lié à la réalisation de certains objectifs. Par ailleurs, Alpha Bank a convenu avec Davidson Kemper les conditions d’une facilité de financement à long terme pouvant aller jusqu'à 120 millions d’euros, qui peut être tirée à la seule discrétion du fonds. Davidson Kempner est une société de gestion alternative qui comptait environ 34 milliards de dollars d’encours à fin 2020.
Le bitcoin a chuté en-dessous des 50.000 dollars dans la journée de lundi, atteignant son plus bas niveau depuis mi-février. Les investisseurs s’inquiétaient que son prix puisse devenir trop élevé, à un rythme trop rapide.
La Banque centrale européenne (BCE) « suit de près » les rendements nominaux des emprunts d’Etat, a déclaré lundi sa présidente, Christine Lagarde, lors d’une intervention devant le Parlement européen dont l’agence Reuters s’est fait écho.
Le climat des affaires en Allemagne s’est amélioré plus nettement qu’attendu en février, selon l’institut d'études économiques Ifo. Son indice est remonté à 92,4 après 90,3 (révisé) en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 90,5. La composante du jugement des entreprises sur les anticipations bondit à 94,2 après 91,5 (révisé).
La forte hausse de l’investissement ESG canalise l’argent dans des entreprises qui paient moins de taxes et fournissent moins d’emplois que d’autres ayant des notes ESG moins élevées, montre une étude de StoneX citée dans le Financial Times fund management. «Les fonds ESG aggravent inconsciemment la crise sociale et politique associée à l’automatisation, les inégalités et la concentration monopolistique», estime Vincent Deluard, stratégiste global macro de StoneX. L’étude de Vincent Deluard montre que les entreprises les mieux notées d’un point de vue ESG payent moins d’impôts que celles qui sont moins bien notées. Les entreprises du Russell 1.000 notées AAA par MSCI pour l’ESG affichaient en moyenne un taux d’imposition de 18,4 % l’an dernier, alors que les entreprises notées CCC étaient à 27,5 %. Cette différence s’explique sans doute par le fait que les fonds ESG sont principalement investis dans les sociétés technologiques, qui tentent de minimiser leurs impôts. Vincent Deluard estime que la taxation est un «angle mort» du secteur de l’ESG.
Le conseil d’administration de la société de la Tour Eiffel a décidé de ne pas renouveler le mandat de son directeur général, Thomas Georgeron, en raison de divergences «sur la stratégie de la société et le rythme de développement de la société issues de l’analyse de l’évolution des pratiques des entreprises et de l’évolution du marché tertiaire ». Thomas Georgeron, qui dirigeait la foncière depuis fin septembre 2018, laissera sa place à l’issue de l’assemblée générale du 29 avril prochain. Le conseil travaille actuellement sur un plan de succession, sans davantage de précisions à ce stade.