Lutter contre la pandémie, bâtir un plan de relance crédible et redresser le potentiel de croissance de l’Italie : la tâche de l’ancien banquier central s’annonce immense.
MODE A peine parti de la direction d’Unicredit, Jean-Pierre Mustier rebondit avec le lancement d’un Spac (special purpose acquisition company), une coquille vide cotée en Bourse destinée à réaliser des acquisitions, avec l’appui de Tikehau, Financière Agache, une holding de Bernard Arnault, et l’ex-Bank of America Diego De Giorgi. Nommé Pegasus et coté à Amsterdam, ce Spac visera des actifs dans les services financiers (gérants d’actifs, fintech, assureurs, etc.) et envisage de lever un montant supérieur aux 200 à 300 millions d’euros habituellement collectés par ce type de véhicule. Jean-Pierre Mustier étoffe ainsi la liste des banquiers à tenter l’aventure du Spac. Alors que Matthieu Pigasse a été le premier à franchir le pas avec Mediawan en 2016 puis 2MX Organic l’an dernier, Xavier Rolet, l’ancien patron du LSE, s’est associé à Makram Azar (ex-Barclays) au sein du Spac Golden Falcon fin 2020, tandis que Tidjane Thiam, ancien directeur général de Credit Suisse, vient de lancer son véhicule Freedom Acquisition.
C’est la part de la dette française dans les engagements mondiaux sur titre de dette, selon des données de la Banque de France. Cela en fait la deuxième dette la plus acquise par des non-résidents, loin derrière celle des États-Unis, qui représente 34,6 % de ces engagements. 54 % des titres de dette privés ou publics français sont détenus par des non-résidents.
TENDANCE DE FOND L’effet Covid sur la démographie française est de mieux en mieux documenté. La forte hausse des décès en 2020 (+67.000 selon l’Insee) a fait tomber à seulement 82.000 le solde naturel, soit l’écart entre naissances et décès. La pandémie s’est traduite par une baisse de l’espérance de vie d’environ 5 mois pour les femmes et 6 mois pour les hommes, annulant tous les gains depuis 2013. A contrario, la mortalité a légèrement diminué parmi les moins de 50 ans, notamment les jeunes hommes, car il y a eu moins de morts accidentelles. « La crise sanitaire actuelle ne remet pas nécessairement en cause la hausse tendancielle de l’espérance de vie », indique toutefois le Conseil d’orientation des retraites (COR) dans un dossier publié le 11 février. Il en veut pour preuve les rebonds constatés après deux autres crises sanitaires, la grippe de Hong Kong de 1969 et la canicule de 2003.
L’épidémie favorise les retournements de situation, le président de KPMG UK vient d’en faire l’expérience. Bill Michael a dû démissionner deux jours après avoir recommandé à ses équipes – réunies en visio-conférence – d’arrêter de « gémir » sur leurs conditions de travail et de se poser en victimes du contexte né du Covid-19. Pas très empathique, d’autant que la modération des rémunérations était également à l’ordre du jour de la même réunion et alors même que le dirigeant vient de négocier une rétribution de 1,7 million de livres pour l’année. Devant la contestation montante, le dirigeant a tenté de s’excuser le jour même : « Je regrette ce que j’ai dit… je pense que le confinement est difficile pour tous… ». Effectivement, ces plates excuses après tant de maladresses témoignent sans doute d’un certain épuisement moral. Mais le groupe n’a pas réagi avec plus d’empathie que lui et Bill Michael a démissionné dans la foulée…
A chaque bulle financière son acronyme. Le CDO, tombé aux oubliettes, avait marqué la crise des subprime en 2007. Aujourd’hui, les investisseurs n’ont plus que les Spac à la bouche. Ces coquilles vides, qui viennent lever des fonds sur les marchés d’actions pour racheter des entreprises non cotées et leur ouvrir ainsi les portes de la Bourse, deviendront-elles le symbole des excès de 2021 ? La question se pose avec une acuité particulière aux régulateurs, toujours soucieux de protéger l’épargnant sans tuer l’innovation dans l’œuf.
Les membres de la Réserve fédérale (Fed) américaine restent convaincus que la politique actuelle de taux zéro et de rachats d’actifs restera nécessaire dans un avenir proche pour soutenir la reprise du marché de l’emploi. Ils s’attendent à ce que les progrès de la vaccination et les mesures de relance budgétaire soutiennent la reprise dans le courant de l’année, selon les minutes de leur dernière réunion de politique monétaire publiée mercredi. Lors de sa réunion des 26 et 27 janvier, la Fed a maintenu ses taux directeurs proches de zéro et a indiqué qu’elle poursuivrait durablement ses rachats de titres obligataires à hauteur de 120 milliards de dollars par mois pour fluidifier les marchés du crédit.
La production manufacturière américaine a augmenté plus que prévu en janvier, à 1,0%, après avoir gagné 0,9% en novembre, malgré la pénurie de semi-conducteurs pour le secteur automobile. C’est la neuvième augmentation mensuelle consécutive de l’indice. Le consensus Reuters tablait sur une croissance de 0,7% de la production manufacturière en janvier. Cette croissance de l’activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis, qui représente environ 11% de l'économie, est notamment imputable au fait que la pandémie de coronavirus a forcé les Américains à rester chez eux, alimentant ainsi la demande pour des biens ménagers.
Dans un discours inaugural au Sénat, le nouveau président du Conseil italien Mario Draghi s’est engagé mercredi à mener de vastes réformes pour redresser un pays frappé par la crise sanitaire et économique, avant un vote de confiance dans la soirée au gouvernement d’union nationale qu’il a formé samedi. Le vote à la Chambre des députés est prévu jeudi. Sa priorité sera de mener à bien la campagne de vaccinations contre le covid-19, mais aussi de redéfinir les modalités d’utilisation des quelque 200 milliards d’euros attribués à l’Italie par l’Union européenne (UE) dans le cadre de son vaste plan de relance économique. Mario Draghi a dit souhaiter une réforme de l’administration publique et du système judiciaire.
Avec le Covid, la foncière a enregistré une baisse de 15% de son résultat Epra en 2020, à 385 millions d’euros. Ce dernier devrait se maintenir autour de ce niveau en 2021.
Amundi Transition Energétique, la filiale d’Amundi dédiée aux infrastructures, a noué un partenariat avec le groupe Opale en vue de créer la plateforme « Opale Vesontio », pour la production d’énergie éolienne en France métropolitaine. Pour Amundi Transition Energétique, ce partenariat s’inscrit pleinement dans sa stratégie d’investissements en faveur de la transition énergétique des territoires en finançant trois catégories d’actifs : les réseaux et sources de chaleur (biomasse, cogénération, …), les centrales à énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, …) et l’efficacité énergétique. Opale Vesontio est détenue à 80% par le fonds ALBA I géré par Amundi Transition Energétique et destiné exclusivement à des clients professionnels, et à 20% par Opale qui est en charge de sa gestion opérationnelle et quotidienne. Opale apporte un portefeuille éolien de 27 MW à Opale Vesontio dans le cadre d’une première transaction. Ce portefeuille est composé de deux parcs éoliens localisés en région Bourgogne Franche-Comté, constitués respectivement de 3 et 6 turbines. La mise en service du premier parc est prévue pour le premier semestre 2021 et le second pour fin 2022. La production des parcs en énergie décarbonée permettra de compenser environ 28.000 tonnes d'équivalent de CO2 chaque année, soit assez d’électricité pour alimenter 27 000 personnes.
La production manufacturière américaine a augmenté plus que prévu en janvier, malgré la pénurie de semi-conducteurs qui touche actuellement le secteur automobile.
Dans un discours inaugural de 50 minutes au Sénat, le nouveau président du Conseil italien, Mario Draghi, s’est engagé mercredi à mener de vastes réformes pour redresser un pays frappé par la crise sanitaire et économique, avant un vote de confiance dans la soirée au gouvernement d’union nationale qu’il a formé samedi. Le vote à la Chambre des députés est prévu jeudi.
Le groupe néerlandais de peintures et de revêtements Akzo Nobel a fait état ce matin d’une hausse de 32% à 294 millions d’euros de son bénéfice d’exploitation au quatrième trimestre 2020, ressorti meilleur que prévu, et annoncé un nouveau programme de rachat d’actions d’un milliard d’euros pour l’année à venir. Ce rachat d’actions fait suite à la décision prise par Akzo Nobel au début du mois d’abandonner son projet d’acquérir son rival finlandais Tikkurila, après l’offre supérieure déposée par l’américain PPG Industries.
Warren Buffett a ajouté deux grandes marques américaines supplémentaires au portefeuille de Berkshire Hathaway, rapporte le Wall Street Journal. Le conglomérat a acquis 8,6 milliards de dollars d’actions de Verizon Communications et 4,1 milliards de dollars de titres de Chevron, selon le Wall Street Journal, citant un relevé au 31 décembre. Il n’est pas précisé si Warren Buffett a pris la décision, ou si c’est Todd Combs et Ted Weschler qui s’en sont chargés.
Candriam fait évoluer son modèle d’analyse des émetteurs souverains. Présenté pour la première fois en 2017, il permet de noter chaque pays pour établir un classement mondial. Le changement le plus important consiste à passer d’un modèle dans lequel les quatre types de capital (Capital Humain, Capital Social, Capital Economique et Capital Naturel) sont évalués au même niveau, à un modèle qui fait du Capital Naturel un multiplicateur déterminant pour les trois autres formes de capital, désormais interdépendants. Candriam estime en effet que l’impact environnemental que l’humanité subira lors des des dix prochaines années est déjà, en grande partie, prédéterminé par les activités économiques passées et actuelles. La recherche des équipes de la société de gestion a démontré que «si les pays peu performants en matière environnementale continuent d’épuiser de grandes quantités de ressources naturelles, qui composent notamment le Capital Naturel, ils subiront à terme des impacts négatifs sur les quatre types de capital – impliquant des conséquences sociales, économiques et environnementales dramatiques». Par exemple, s’agissant de la déforestation, les modifications dans l’utilisation des sols et la destruction des habitats contribuent à la dégradation des écosystèmes et accentuent le changement climatique. Elles aggravent les catastrophes naturelles, qui, à leur tour, ont un impact économique. La Norvège et les Pays-Bas chutent dans le classement Le changement de méthodologie en 2020 a bouleversé le classement des pays. La Suisse conserve toutefois sa place de numéro un. Le pays obtient à nouveau des scores très élevés sur les quatre types de capital, notamment le Capital Naturel. Il est suivi de près par la Suède (au 2ème rang), le Danemark (3ème) et la Finlande (4ème). En revanche, l’Australie est descendu dans le classement à la 28ème place. Le pays a souffert du faible score obtenu sur la dimension Capital Naturel, principalement en raison de son empreinte carbone très élevée. «L’Australie affiche en effet l’une des pires tendances au monde en matière d’émissions de gaz à effet de serre, mais également dans l’utilisation des ressources naturelles. Elle dépend bien plus des activités minières et des exportations d’hydrocarbures que les autres pays de sa catégorie», précise Candriam. La Norvège (15ème) et les Pays-Bas (12ème) ont également vu leurs classements chuter : chacun ayant perdu 8 places au classement global. Les scores obtenus par la Norvège ont surtout été impactés par les exportations de pétrole et de gaz. Pour les Pays-Bas, le pays souffre de la part toujours élevée des énergies fossiles dans sa production d’énergie, comparée aux pays de sa catégorie, ainsi que de sa forte exposition au changement climatique et à l’élévation du niveau de la mer. Un rythme de transition énergétique plus lent a ainsi entraîné de nombreuses conséquences. Parmi les pays développés, l’Irlande et la Lituanie ont remonté dans le classement grâce à la plus grande importance accordée au pilier du capital naturel. La France se classe 6ème du classement avec une note globale de 84. Elle est suivie du Luxembourg et précédée par l’Autriche. Avec un score de 98% pour le Capital Naturel, l’Hexagone se situe dans la moyenne des 10 premiers pays du classement, grâce notamment à des critères comme la réglementation environnementale et la préservation. C’est le Capital Social (85%) qui pénalise le plus la France au classement général. Il est composé notamment du niveau de mise en œuvre des processus démocratiques, de corruption et de sécurité.
L’Italie a recueilli une demande record pour sa première émission de dette depuis la nomination de Mario Draghi à la tête du gouvernement. La demande pour les deux émissions à 10 ans et 30 ans (indexée sur l’inflation en zone euro) a atteint un montant jamais vu de 134 milliards d’euros, selon Reuters. La constitution par l’ancien président de la BCE d’un gouvernement en Italie a été saluée par les investisseurs la semaine passée avec un resserrement du rendement italien à 10 ans à un plus bas historique de 0,42%, vendredi 12 février. Depuis, le taux 10 ans est remonté à 0,53% entre pari de reflation et annonce de ces deux émissions.
Le climat des affaires en Allemagne s’est nettement amélioré en février, les investisseurs prévoyant un rebond de la consommation au cours des six prochains mois, montre l’enquête mensuelle de l’institut ZEW. Son indice du sentiment économique a progressé à 71,2 après 61,8 alors que les économistes prévoyaient en moyenne une baisse à 59,6. Le sous-indice des conditions actuelles se dégrade un peu en revanche, à -67,2 en février contre -66,4 en janvier et -67,0 attendu.
L’inscription de la Turquie sur la liste noire européenne des juridictions non coopératives sur le plan fiscal divise une nouvelle fois les européens. L’Etat, à qui il est reproché de ne pas partager de données bancaires avec six Etats membres (la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Autriche et Chypre), dont ceux qui comptent le plus de ses ressortissants, devrait se voir accorder un nouveau sursis de quatre mois. La décision doit être confirmée ce mercredi par les ambassadeurs des Etats membres à Bruxelles. En février 2020, Ankara avait déjà bénéficié d’un délai jusqu’au 31 décembre 2020 afin de mettre en ordre son système d’échange automatique d’informations sur les comptes bancaires.
L’autorité britannique de la concurrence, la Competition and Markets Authority (CMA), a fait savoir mardi que le projet d’acquisition des activités de petites annonces d’eBay par la société norvégienne Adevinta pour 9,2 milliards de dollars (7,6 milliards d’euros) soulevait des inquiétudes concernant la concurrence. La CMA craint que l’opération réduise la concurrence entre Shpock, qui appartient à Adevinta, Gumtree, propriété d’eBay, et le site d’e-commerce eBay Marketplace, ce qui pourrait amoindrir le choix des consommateurs et entraîner une augmentation des commissions et une diminution de l’innovation. Adevinta et eBay ont jusqu’au 23 février pour proposer des solutions.