Rebondissement. Après s’être effondrés en 2020, les cours du pétrole sont repartis à la hausse cette année. En début de semaine, les cours du Brent avaient ainsi retrouvé leurs niveaux d’avant la crise du Covid, à près de 63 dollars le baril. La vague de froid qui a frappé le Texas et paralysé la production pétrolière a certes accru la demande d’or noir, mais les marchés anticipent avant tout la maîtrise de l’épidémie et la reprise de la croissance mondiale, qui tireront la demande vers le haut. L’attention se porte aussi sur la prochaine réunion de l’Opep, début mars. Depuis novembre, la production de pétrole des membres du cartel est revenue sous contrôle, et les analystes s’attendent à ce qu’elle le reste. En parallèle, les exportations iraniennes devraient continuer à subir le poids des sanctions américaines cette année. Goldman Sachs calcule que 900.000 barils par jour manqueront pour satisfaire la demande au cours de l’année prochaine. Et prévoit une hausse des prix en conséquence : le baril devrait atteindre 70 dollars au deuxième trimestre, et 75 dollars au troisième.