Entre hausse de production, chute du dollar et rééquilibrage des flux commerciaux, il n’est pas sûr que les produits agricoles souffrent énormément des tarifs douaniers réciproques imposés par les Etats-Unis et la Chine.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a indiqué aux élus républicains qu'ils pouvaient supprimer cette section 899 du projet de loi budgétaire. En échange, les Etats-Unis auraient obtenu de sortir de l'accord de l'OCDE sur l’impôt minimal mondial des multinationales.
La nomination imminente du successeur de Jerome Powell a été démentie par la Maison-Blanche. Mais le dollar a accentué son repli, notamment face à l'euro. D'autres éléments, comme la macroéconomie, expliquent la glissade du billet vert.
Le conseil d’administration de la banque centrale américaine a voté mercredi, à cinq voix contre deux, sa proposition pour réduire l’exigence de levier «renforcée» (eSLR) spécifique aux banques systémiques. Elle serait ramenée de 5% à une fourchette de 3,5%-4,5%. L’idée ? Que cette exigence continue à servir de «filet de sécurité» en complément de l’exigence de fonds propres fondée sur les risques, sans être bloquante pour l’intermédiation du marché des bons du Trésor.
La hausse, à 5% du PIB, de l’objectif des dépenses de défense, actée par l’alliance cette semaine, va compliquer la situation budgétaire des pays les plus fragiles, d’autant que le gain sur la croissance prendra du temps. Même l’Allemagne, qui a de la marge budgétaire, subira la pression du marché sur le coût de sa dette.
Les banques centrales, fonds de pension publics et fonds souverains sondés par l’OMFIF mesurent les conséquences de la guerre douanière et du climat politique mondial sur leurs allocations.
La plupart des pays européens et le Canada devraient porter leurs budgets directement liés à la défense à 3,5% du PIB en 2035 et à 5% en incluant des dépenses plus générales de protection des infrastructures et de cybersécurité.
La Banque des règlements internationaux a expliqué, arguments à l’appui, pourquoi le stablecoin ne répond pas aux critères qui pourraient en faire une véritable monnaie. En revanche, l’institution admet que les jetons numériques sur les dépôts, sur les réserves de banques centrales et sur les emprunts d’Etat pourraient amener des changements profonds du système financier.
La proposition de révision présentée mardi 17 juin a été plutôt bien accueillie par l’industrie, notamment pour les efforts consentis sur les règles prudentielles, qui peuvent parfois manquer de cohérence. Les deux principales modifications ciblées permettraient d’ajuster un peu mieux la sensibilité des ratios aux risques réels.
L'irrésistible essor de ce financement par des acteurs non bancaires aboutit paradoxalement à ce que ces non-banques deviennent des «banques de troisième rang» ayant accès, sous certaines conditions de sécurité, aux banques elles-mêmes pour les financer. Un tel développement nécessite une grande vigilance des régulateurs chargés de la stabilité financière, prévient Vivien Levy-Garboua.
La désescalade entre l’Etat hébreu et la République islamique profite aux marchés alors que le cours de l’or noir abandonne l’essentiel de ses gains des derniers jours.
Malgré les frappes iraniennes contre une base américaine au Qatar, les prix du baril ont chuté lundi soir. Seule la fermeture du détroit d'Ormuz créerait un choc susceptible de peser durablement sur la croissance économique mondiale. Ce n'est pas le pari des investisseurs.
Le marché primaire européen s’anime depuis le début de l’année avec de nouveaux émetteurs investment grade cherchant à réduire leurs coûts de financement. Une diversification bienvenue pour la classe d’actifs.
La présidente de la Banque centrale européenne considère l'euro numérique comme un élément clé de l'autonomie financière de l'Europe face aux stablecoins américains.
A chaque épisode de tensions au Moyen-Orient, la zone attire l'attention. Le cycle guerrier inauguré par les frappes aériennes d'Israël et des Etats-Unis sur l'Iran n'y déroge pas. Un cinquième de la demande mondiale en hydrocarbures transite par ce passage stratégique.
L’indice PMI composite continue de bénéficier d’une production manufacturière positive, entre des importations américaines encore vivaces et peut-être le début des effets du plan de relance allemand.
La ligne politique et fiscale de l'exécutif américain fragilise le statut de valeur refuge des bons du Trésor américain et du dollar, qui bénéficiaient jusqu’à présent d’un statut particulier. De quoi rebattre les cartes durant le grand jeu de la redistribution des actifs de réserve, estime Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory.
Les Bourses européennes sont légèrement dans le rouge et le prix du pétrole temporise après que les Etats-Unis ont annoncé avoir mené des frappes sur des sites de la République islamique.
Après les frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens durant le week-end, le risque d’un blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran s’est amplifié.
Après leur bond depuis le début de l’année, certains estiment que les places boursières européennes vont plafonner à court terme avant les tarifs douaniers et les premiers effets des plans européens. Pour d’autres, l’histoire a changé et les actions européennes peuvent encore se revaloriser. La croissance sera clé.
Les perspectives d’investissement restent résilientes aux Etats-Unis, mais il s’agit là de l’indicateur économique le plus important à surveiller pour suivre l’effet du choc d’incertitude sur l’activité