Les ventes au détail au Royaume-Uni ont reculé nettement plus que prévu en septembre sous l’effet de la hausse des prix qui a affecté la demande des consommateurs. Ces ventes ont baissé de 1,4% sur un mois, après -1,7% en août, et de 6,9% en rythme annuel, selon les données publiées vendredi par l’Office national de la statistique (ONS). Elles sont toujours 1,3% sous leur niveau d’avant le Covid-19, en février 2020. Les économistes interrogés par Reuters attendaient respectivement un repli de 0,5% et de 4,1%. L’inflation a dépassé 10% en septembre au Royaume-Uni. Les Britanniques pourraient faire face à une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat l’an prochain, le nouveau ministre britannique des Finances, Jeremy Hunt, ayant annulé presque toutes les baisses d’impôt annoncées fin septembre par le gouvernement de Liz Truss, qui a démissionné jeudi, et annoncé l’arrêt du bouclier sur les tarifs de l’énergie en avril prochain.
En milieu de journée, l’once d’or traitait à 1.626 dollars, une baisse de 9,3% par rapport à son niveau de début d’année. Les rendements de l’or sont nuls, or le resserrement monétaire de la Fed rend d’autres actifs beaucoup plus attractifs. Les T-Bonds à 10 ans ont atteint un nouveau sommet depuis juin 2008, à 4,2%. Le métal souffre aussi de la force du dollar, qui a gagné 21% cette année face à un panier de devises diversifié.
Si aucun des prétendants à la succession de Liz Truss à la tête du gouvernement britannique n’a officialisé sa candidature, Rishi Sunak, l’ancien ministre des Finances, et Boris Johnson, le prédécesseur de Liz Truss, semblent avoir une longueur d’avance sur Penny Mordaunt, qui a occupé plusieurs fonctions ministérielles et est actuellement leader de la Chambre des Communes.
Le marché des fonds indiciels cotés (ETF) a enregistré une collecte nette de 33,45 milliards de dollars au niveau mondial pour le mois de septembre 2022, selon le dernier pointage du cabinet de recherche ETFGI. Depuis le début de l’année, la collecte s'élève à 593 milliards de dollars, soit la deuxième meilleure collecte historique sur cette période derrière une collecte de 923 milliards pour le même laps de temps l’an dernier. Cet engouement pour les ETF n’a pas empêché une baisse des encours de l’ordre d’un peu plus de 8% au mois de septembre pour atteindre 8.350 milliards de dollars d’encours contre 9.110 milliards un mois plus tôt. Le recul est de 18,6% par rapport à fin 2021 où le marché avait dépassé 10.000 milliards d’encours. Une part substantielle de la collecte peut être attribuée à 20 ETF, qui ont collectivement recueilli 48 milliards de dollars en septembre. Le SPDR S&P 500 ETF Trust a recueilli 6,33 milliards de dollars, soit la plus importante collecte nette individuelle. Classement des ETF par la collecte nette de sept 2022 (NNA-Sep22) en millions de dollars
Giorgia Meloni (parti Fratelli d’Italia, FdI), qui pourrait être chargée de former un gouvernement ce week-end après la victoire aux élections législatives italiennes du 25 septembre, s’est engagée mercredi soir à ce qu’il soit résolument pro-occidental, favorable à l’Otan et prenant toute sa part au sein de l’Europe. «Avec nous au gouvernement, l’Italie ne sera jamais le maillon faible de l’Occident», a-t-elle affirmé, ajoutant que tout parti qui serait en désaccord avec cette ligne serait privé de portefeuille ministériel. Ces propos ont été tenus après la divulgation d’enregistrements montrant son allié, Silvio Berlusconi (Forza Italia), en train de déclarer que le président ukrainien Volodimir Zelensky était à l’origine du conflit avec Moscou. L’ancien président du Conseil est un vieil ami du président russe Vladimir Poutine, et ces propos restent cohérents avec ses soutiens antérieurs à Moscou. Giorgia Meloni affirme vouloir perpétuer la ligne défendue par son prédécesseur Mario Draghi, qui avait soutenu sans réserve l’Ukraine et les différents trains de sanctions instaurés contre la Russie.
Le climat des affaires s’est légèrement redressé en octobre dans l’industrie en France, après trois mois consécutifs de baisse. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée jeudi par l’Insee, l’indicateur du climat des affaires dans le secteur est ressorti à 103,0 points en octobre, pour 101,0 attendu et après 102,0 en septembre ce qui constituait un plus bas de dix-huit mois. Cette dernière publication marque la première amélioration de l’indice après trois mois consécutifs de baisse. L’indicateur du climat des affaires dans les services est ressorti quasi-stable, à 105,0 en octobre après 106,0 en septembre. Idem pour l’indicateur du climat des affaires global, stable à 102,0 en octobre comme en septembre.
L’Autorité de la concurrence a rejeté jeudi pour défaut de priorité la saisine de Culture Presse concernant un abus de position dominante présumé mis en œuvre par la société La Poste dans le secteur de la revente des timbres postaux destinés à être affranchis. Par cette décision l’Autorité rend, pour la première fois, une décision de rejet pour défaut de priorité depuis la transposition en droit français en mai 2021, de la directive ECN +. En vertu de cette directive, elle peut rejeter des saisines « lorsqu’elle ne les considère pas comme une priorité ».
Le comité d’évaluation de la fiscalité, adossé à France Stratégie, a publié jeudi des données actualisées sur les impacts des réformes engagées depuis 2018. La baisse des taux d’imposition, qui inclut la suppression de l’ISF, a été compensée par la croissance des revenus : en 2020, comme en 2017, les recettes de taxation sur le capital représentaient 23 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires, contre 20 % dans l’Union européenne. La réforme de l’ISF ne semble pas avoir eu d’impact sur les flux de placements financiers des ménages, qui atteignent 166 milliards d’euros en 2021 (contre 200 milliards en 2020 et 110 milliards en 2018-2019). Il n’y a pas eu de décalage des investissements vers le financement des entreprises, comme l’espérait le législateur. En revanche, le comité remarque une baisse du nombre d’expatriations et une hausse du nombre d’impatriations fiscales de ménages assujettis à l’IFI : le solde des retours, nets des départs, s’établit ainsi à +140, positif pour la troisième année consécutive. Un faible effectif, rapporté aux 150.000 contribuables assujettis à l’IFI, mais dans le bon sens.
La banque centrale turque a annoncé jeudi baisser son taux de référence de 150 points de base à 10,5%, une coupe plus importante que prévu alors même que l’inflation dépasse 83 % en septembre. Il s’agit de la troisième baisse consécutive en trois mois. Le président turc Erdogan a déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaitait que les coûts d’emprunt passent sous la barre des 10%, et la banque centrale a indiqué qu’elle réduirait les taux une dernière fois avant de cesser sa politique d’assouplissement. La livre est restée stable, à 18,6 pour un dollar.
Les marchés actions ont continué de corriger pendant que les taux remontaient. Les anticipations d’un resserrement monétaire plus sévère qu’attendu, comme l’indiquent les nouvelles projections de la Fed, ont continué de détériorer le marché. Dans ce cadre, paradoxalement, un bon chiffre macroéconomique (activité ou emploi) est devenu une mauvaise nouvelle car il pousse les banques centrales à resserrer davantage. Cette incertitude couplée à un contexte géopolitique tendu maintient une volatilité élevée sans être extrême tandis que la résilience des perspectives bénéficiaires est jusqu’ici une force stabilisatrice.
Le graphique ci-contre présente le taux des Fed funds ainsi que l’inflation sous-jacente et le taux de chômage aux Etats-Unis depuis 1955. Il permet d’identifier les conditions qui prévalaient historiquement à chaque fin de resserrement monétaire. A Jackson Hole, Jerome Powell est venu expliquer que la lutte contre l’inflation nécessitait certainement une dégradation des conditions d’emploi alors que le taux de chômage atteint 3,5% en septembre.
Le futur Premier ministre aura la lourde tâche de ramener la stabilité économique dans le pays. Le marché continue d’appliquer une prime aux actifs britanniques.
Les inscriptions au chômage ont baissé de manière inattendue aux Etats-Unis lors de la semaine au 8 octobre, à 214.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 230.000 inscriptions au chômage. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a en revanche augmenté de 21.000 à 1,385 million lors de la semaine au 8 octobre (la dernière pour laquelle ces chiffres sont disponibles). Les demandes dites continues ne se sont pas écartées de manière significative de ce niveau depuis environ six mois et restent de 400.000 à 500.000 inférieures au niveau qui prévalait avant la pandémie.
Les autorités chinoises réfléchissent à réduire la durée de la quarantaine imposée aux personnes entrant dans le pays, rapporte Bloomberg. Celle-ci serait réduite à 2 jours de quarantaine dans un hôtel et cinq jours chez soi. Les discussions sont loin d’aboutir, mais les marchés ont bien accueilli la nouvelle : le WTI gagnait 0,40% jeudi, atteignant 85,9 dollars le baril. La perspective d’une réouverture a aussi soutenu les métaux industriels. Le zinc progressait de 2,6% à 2.974 dollars la tonne, tandis que l’aluminium gagnait 2%, à 2.215 dollars la tonne.
L’Autorité de la concurrence rejette jeudi pour défaut de priorité la saisine de Culture Presse concernant un abus de position dominante présumé mis en œuvre par la société La Poste dans le secteur de la revente des timbres postaux destinés à être affranchis.
Le comité d’évaluation de la fiscalité, adossé à France Stratégie, a publié jeudi des données actualisées sur les impacts des réformes engagées depuis 2018. La baisse des taux d’imposition, qui inclut la suppression de l’ISF, a été compensée par la croissance des revenus : en 2020, comme en 2017, les recettes de taxation sur le capital représentaient 23 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires, contre 20 % dans l’Union européenne.
Giorgia Meloni (parti Fratelli d’Italia, FdI), qui pourrait être chargée de former un gouvernement ce week-end après la victoire aux élections législatives italiennes du 25 septembre, s’est engagée mercredi soir à ce qu’il soit résolument pro-occidental, favorable à l’Otan et prenant toute sa part au sein de l’Europe. «Avec nous au gouvernement, l’Italie ne sera jamais le maillon faible de l’Occident», a-t-elle affirmé, ajoutant que tout parti qui serait en désaccord avec cette ligne serait privé de portefeuille ministériel.
Alors que Liz Truss se bat pour se maintenir à la tête du gouvernement britannique, malgré le tour dramatique pris par la situation politique au Royaume-Uni dans son propre camp et la démission d’un nouveau ministre mercredi, la Banque d’Angleterre (BoE) affirme qu’elle réagira aux changements apportés au mini-budget. «Le MPC (Comité de politique monétaire, ndlr) est susceptible de réagir relativement rapidement aux nouvelles concernant la politique budgétaire», a déclaré le sous-gouverneur Ben Broadbent dans un discours prononcé jeudi à l’Imperial College. «Il reste à voir si les taux d’intérêt officiels doivent augmenter autant que les prix actuels sur les marchés financiers», a-t-il précisé.
Le climat des affaires s’est légèrement redressé en octobre dans l’industrie en France, après trois mois consécutifs de baisse. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée jeudi par l’Insee, l’indicateur du climat des affaires dans le secteur est ressorti à 103,0 points en octobre, pour 101,0 attendu et après 102,0 en septembre ce qui constituait un plus bas de dix-huit mois.
Mon ennemie, c’est la finance. Voilà un thème original qui sert de fil conducteur à Reprise en main, le premier long-métrage de fiction de Gilles Perret, sorti sur les écrans le 19 octobre. Le synopsis ? Des ouvriers d’une usine de la vallée de l’Arve apprennent que leur entreprise va être à nouveau cédée à un fonds d’investissement et décident de la racheter en se faisant passer pour des financiers. Les premiers sont sympathiques et mangent de la fondue, comme tout bon Haut-Savoyard, les seconds sont des « spéculateurs cyniques ». Reprise en main est un film militant. Son réalisateur, proche du député François Ruffin (LFI), qualifie les rachats à effet de levier de « système dégueulasse, mais légal », tout en se défendant de « manichéisme caricatural » vis-à-vis des capitalistes. « Comme si vous n’aviez pu vous empêcher de les… humaniser », s’étonne le dossier de presse. Il faut dire que ces affreux banquiers ont au moins une qualité, celle de financer le cinéma français.