Dans la lignée du mois d’octobre, les anticipations de hausses de taux ont été revues à la baisse en novembre avec certains signes d’une décélération de l’inflation aux Etats-Unis. Néanmoins, le pic d’inflation ne semble pas avoir été atteint en Europe et les chiffres de l’emploi sont restés globalement très bons, contraignant ainsi les banques centrales à maintenir un ton hawkish.
Le graphique ci-contre montre le taux effectif des fonds fédéraux et le taux « proxy » aux Etats-Unis, estimé à partir de données reflétant les conditions monétaires et financières. En effet, avant les années 2000, il était facile de suivre l’orientation de la politique monétaire à partir du taux des fonds fédéraux. Mais les instruments non-conventionnels (indications prospectives, taille et composition du bilan) ont rendu plus complexe ce suivi. La mesure proxy suggère ainsi que le resserrement des conditions monétaires depuis un an est bien plus marqué que ce que la lecture seule des hausses de taux des fonds fédéraux peut indiquer. Cette divergence reflète les tensions perceptibles au sein de la Fed entre hawks (Bullard et Waller) et doves (Brainard, Evans, Haly, Warker). Les uns défendant une politique plus restrictive – sur la base des règles de politique monétaire – pour ralentir significativement la demande globale et les pressions inflationnistes. Les autres, plus prudents, sont favorables à un ralentissement du rythme des hausses de taux compte tenu des délais de transmission des conditions monétaires. Le ton de ses dernières minutes et les commentaires publics récents de ses membres suggèrent une Fed devenue plus prudente.
La Banque du Mexique a relevé jeudi son taux d’intérêt directeur de 50 points de base, comme prévu, pour atteindre le niveau record de 10,50 %, tempérant le rythme de son resserrement monétaire dans un contexte de ralentissement de l’inflation, tout en laissant entendre qu’elle pourrait augmenter les taux au moins une fois de plus. Ce relèvement fait suite à quatre hausses consécutives de 75 points de base. Quatre des cinq membres du conseil d’administration de la banque ont voté en faveur de la hausse d’un demi-point de pourcentage, le dernier ayant voté pour une augmentation de 25 points de base.
Elle sera examinée à l’Assemblée nationale le 9 février 2023. Elle prévoit l’incessibilité du capital d’EDF et définit ses activités afin d’éviter tout démembrement.
Les ventes au détail aux Etats-Unis ont accusé en novembre une baisse plus importante qu’attendu, montrent les chiffres publiés jeudi par le département du Commerce. Ces ventes ont reculé de 0,6% le mois dernier après une augmentation de 1,3% en octobre.
Le titre d'un groupe minier indonésien a été multiplié par 17 depuis le début de l'année. Des actions d'entreprises turques sont également bien placées mais leur performance est en partie biaisée par la forte inflation dans le pays.
Le bilan de la Banque d’Angleterre a déjà diminué de plus de 50 milliards de livres, a-t-elle indiqué jeudi dans le compte rendu de sa réunion de politique monétaire. Le stock de dette détenu au 14 décembre était de 844 milliards, dont 831 milliards d’obligations du gouvernement britannique (Gilts) et 13,6 milliards d’obligations d’entreprises non financières investment grade.
Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a présenté jeudi une demande d’adhésion officielle du pays à l’Union européenne, lançant ainsi un processus qui pourrait prendre des années, voire des décennies, et qui dépend de la normalisation des relations avec la Serbie. «Nous ne voulons pas entrer par la petite porte, ni par une procédure accélérée. Nous voulons construire l’UE dans notre pays avec notre peuple», a déclaré Albin Kurti après avoir remis la demande au ministre tchèque des affaires européennes, Mikulas Bek. Le Kosovo est le seul pays de sa région qui, jusqu'à présent, n’avait pas demandé à rejoindre l’UE.
Le producteur d'énergies TotalEnergies a annoncé jeudi avoir pris, avec la compagnie pétrolière saoudienne Aramco, la décision finale d’investissement pour la construction en Arabie Saoudite d’un complexe pétrochimique qualifié de «géant».
La Banque centrale européenne a annoncé une augmentation de ses taux de 50 points de base et le début de son resserrement quantitatif à hauteur de 15 milliards d'euros par mois dès mars 2023.
La Banque nationale suisse (BNS) a relevé jeudi son taux directeur de 50 points de base (pb) à 1%, après l’avoir relevé de 75 pb en septembre. Elle n’exclut toutefois pas de procéder à de nouvelles hausses des taux en 2023, évoquant une diffusion des hausses de prix à l’ensemble des biens et services. «Il n’est pas exclu que de nouveaux relèvements de taux soient nécessaires pour assurer la stabilité des prix à moyen terme. La Banque nationale est en outre disposée à être active au besoin sur le marché des changes afin de garantir des conditions monétaires appropriées», a précisé l’institution dans un communiqué.
La Commission européenne a donné son vert mercredi au projet de budget pour 2023 de l’Italie, tout en relevant plusieurs points négatifs. Le projet révisé est dans l’ensemble «conforme aux recommandations du Conseil de juillet 2022 : l’Italie limite la croissance des dépenses courantes primaires financées par l’Etat et prévoit de financer les investissements publics pour les transitions verte et numérique, ainsi que pour la sécurité énergétique», a déclaré la Commission, relevant une certaine prudence du gouvernement de Giorgia Meloni.
Alors que l'Observatoire de l'Epargne Européenne lance ce jour un indice trimestriel de performance de l'épargne financière des ménages français, NewsManagers s'est entretenu avec Eric Pinon, président d’honneur et Thomas Valli, directeur des études économiques de l’Association française de la gestion (AFG), qui a contribué à l'élaboration de cet indice. Ils reviennent sur la place de la gestion d'actifs dans cette épargne.
La faiblesse relative des défaillances d'entreprises cette année cache des chiffres plus inquiétants au niveau des TPE et des PME. L'analyse d'Alain Tourdjman, directeur des études économiques de BPCE.
Risque. Suite à son enquête triennale publiée en octobre dernier sur les risques des marchés des changes et des dérivés de taux d’intérêt de gré à gré, la Banque des règlements internationaux (BRI) identifie des sujets nouveaux de surveillance. En change, l’institution montre que, chaque jour, 2.200 milliards de dollars de transactions de change sont exposés à un risque de règlement. Ces montants sont en hausse par rapport à il y a trois ans (1.900 milliards) et représentent environ un tiers des volumes de change livrables totaux. L’étude pointe également la croissance des emprunts en dollars et notamment les emprunts hors bilan, qui sont contenus dans une opérations de swap de change, de swap de devises ou de change à terme. Un acteur va alors, par exemple, emprunter des dollars et prêter des euros au comptant et s’engager à rembourser les dollars et recevoir des euros à l’issue de l’opération. En croissance, ces dettes, enregistrées hors bilan, sont estimées à 26 milliers de milliards de dollars pour les acteurs non bancaires hors Etats-Unis, ce qui pose un risque de liquidité. Au total, en incluant les dettes des acteurs américains et bancaires, les encours atteignent 80 milliers de milliards de dollars, plus que l’encours combiné des bons du Trésor, du repo et du papier commercial américain. La BRI rappelle la fragilité de la liquidité sur le marché des swaps de change, comme les crises de 2008 et de 2020 l’ont montré, les banques centrales ayant dû apporter leur soutien sans claire vision des emprunteurs.
Finie la mode de la tech ou des cryptos ! Les investisseurs feraient bien de s’orienter désormais vers le matériel de camping ! Dans la perspective redoutée de coupures de courant pendant l’hiver, le magasin spécialisé Au Vieux Campeur a remarqué en décembre une explosion des ventes de réchauds, batteries portables, lampes frontales et autres matériels. « Les ventes de tables de cuisson et réchauds typés camping sont multipliées par dix ! », annonce son directeur général, précisant que l’enseigne en vend d’ordinaire très peu à cette période de l’année mais n’oubliant pas de rappeler les prix de ces différents objets. Après celle des pâtes et de l’huile, la pénurie de lampes torches guette.
Cloud. Microsoft va faire son entrée au capital du London Stock Exchange à hauteur de 4 %, a indiqué la Bourse de Londres. Des titres acquis auprès du consortium composé de Blackstone et Thomson Reuters. L’opération cimente le partenariat stratégique de dix ans annoncé concomitamment entre le LSE et Microsoft. L’accord vise à transférer la plateforme de données de l’opérateur boursier vers le service de stockage distant du géant technologique américain, Microsoft Azure. Le LSE s’est engagé à un minimum de dépenses liées à ce cloud sur la durée de l’accord, de quelque 2,8 milliards de dollars, auprès de Microsoft. Le LSE, qui a bouclé, début 2021, le rachat de Refinitiv, pointe que ses clients « pourront accéder aux données plus rapidement, à tout moment et de partout, permettant résilience et adaptabilité alors que les marchés de capitaux continuent d’évoluer ».
Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet. Muddy Waters soupçonne que les portefeuilles d’actifs immobiliers en Allemagne de Vivion d’être surévalués et non basés sur des taux d’occupation réels, ce qui ne donne pas une vision réaliste des flux de trésorerie de l’entreprise. Il en est de même du portefeuille hôtelier britannique. Le rapport estime également que les actionnaires majoritaires ont accordé des prêts à Vivion et à ses filiales, mais que les valeurs des prêts dans les dépôts des filiales ne correspondent pas toujours à ceux de la société principale. Le prix de l’obligation Vivion arrivant à échéance en 2024 est tombé à 77,356 contre 88,228 après l’annonce de la position vendeuse de Muddy Waters.
Selon l’enquête Tankan publié mercredi par la Banque du Japon, la confiance des grands fabricants s’est détériorée au cours des trois mois précédant décembre pour le quatrième trimestre consécutif. L’indice global du sentiment des manufacturiers était de plus 7 en décembre, contre plus 8 en septembre. Les récentes subventions au tourisme et au carburant devraient stimuler les activités de services et le climat des affaires, mais les entreprises s’inquiètent surtout de l’inflation du prix des intrants. L’enquête a également montré que les grandes entreprises prévoient d’augmenter leurs dépenses d’investissement de 19,2 % sur l’année comptable 2022, contre une augmentation de 20,9% attendue par les économistes et un gain de 21,5% prévu par l’enquête précédente.
Après s’être autosaisie à la suite d’un rapport d’enquête établi par la Brigade interrégionale d’enquête de concurrence d’Auvergne-Rhône-Alpes et transmis par la DGCCRF, l’Autorité de la concurrence sanctionne Audiens Santé Prévoyance (Audiens SP), institution de prévoyance active dans le secteur de la protection sociale complémentaire collective des intermittents du spectacle, pour avoir utilisé son image de marque et les moyens et données dont elle dispose au titre de ses activités de protection sociale complémentaire pour développer l’activité de sa filiale Movinmotion, active sur le marché des prestations de gestion de la paie des intermittents du spectacle. Audiens SP n’a pas contesté les faits reprochés par l’Autorité de la concurrence et a bénéficié de la procédure de transaction. L’Autorité inflige à Audiens SP une amende de 800 000 euros.
La production industrielle a chuté de 2% en rythme mensuel en octobre en zone euro, après une croissance révisée à la baisse de 0,8% en septembre selon Eurostat et alors que le consensus attendait une baisse de 1,5%. La production d’énergie a baissé pour un deuxième mois consécutif (-3,9% après -1,9%), et la production de biens intermédiaires a baissé pour un cinquième mois consécutif (-1,3% après -0,7%). La production a également baissé pour les biens de consommation durables (-1,9% après -0,5%) et les biens d’équipement (-0,6% après +2%). Parallèlement, la production de biens de consommation non durables a augmenté pour le quatrième mois de suite (+0,3% après +3,3%), ce qui implique une production agricole nationale plus forte alors que les prix mondiaux des denrées alimentaires tendent à monter. En rythme annuel, la croissance de la production industrielle a ralenti à 3,4% en octobre, après 5,1% en septembre.