La société suédoise KRY, spécialisée dans la téléconsultation médicale via application, a annoncé avoir bouclé une levée de fonds de série B de 53 millions d’euros menée par la société de capital-risque Index Venture. Cette dernière a pu compter sur la participation des investisseurs actuels, à savoir Accel, Creandum et Project A. KRY entend utiliser cet investissement pour renforcer ses équipes internationales et poursuivre son développement géographique, notamment en France et au Royaume-Uni. La société investira également sur ses marchés existants et élargira son offre médicale avec l’objectif « de devenir le premier fournisseur mondial de soins combinant expertise médicale et technologies de pointe », selon un communiqué.
La victoire d’AT&T dans sa bataille judiciaire pour acquérir Time Warner va probablement profiter aux spécialistes de l’arbitrage de fusions, dont de gros hedge funds américains, qui avaient parié que l’opération serait menée à bien, estime le Wall Street Journal. Des hedge funds comme Highfields Capital, Baupost Group, Sachem Head Capital Management, Paulson & Co., Fir Tree, Oz Management, et Pentwater Capital Management ont tous indiqué détenir des actions Time Warner lors de récentes déclarations aux autorités réglementaires. Selon FactSet, les hedge funds possèdent 20 % des actions Time Warner et les traders affirment que l’exposition du secteur à l’opération est bien plus importante par le biais de l’utilisation d’options et autres dérivés.
Omnes Capital a annoncé ce 13 juin avoir réalisé une opération de Management-Buy-In (MBI) aux cotés de Fabrice Le Camus sur le groupe Mistral, deuxième acteur français dans l’édition de logiciels ERP dédiés aux concessionnaires de matériel agricole et distributeurs de matériel de travaux publics. Omnes Capital investit 11,8 millions d’euros (avant syndication) via ses fonds small cap de deuxième et troisième génération (LCL Expansion 2, LCL PME Expansion 2 et LCL Expansion 3). Avec l’appui de ses partenaires financiers SWEN Capital Partners, Parvilla et Capital Transmission, Omnes Capital devient ainsi l’actionnaire majoritaire aux côtés du repreneur Fabrice Le Camus. Fabrice Le Camus dispose d’une solide expérience en management commercial (IBM, Microsoft) et dans la direction générale d’éditeurs de logiciels (S1, Avanquest). Christian Fournier, le Dirigeant-fondateur et actionnaire à 100 % de la société, cède l’intégralité de ses parts.Jacques Riviere, ex-Président d’Ocean, société accompagnée par Omnes Capital entre 2007 et 2010, participe également à l’opération en investissant à travers sa holding patrimoniale et en intégrant le conseil de surveillance de la société.Cette opération est le premier investissement des fonds small cap de troisième génération en cours de levée (taille cible 120 millions d’euros). Un premier closing de 30 millions d’euros, levés auprès de la banque LCL, a été réalisé en avril. Cette troisième génération de fonds conserve la stratégie qui a fait le succès des millésimes précédents (14 cessions réalisées avec un multiple de 2.4x et un TRI brut de 15 %) : opérations de capital développement et transmission majoritaires ou minoritaires sur des PME françaises leaders, affichant des perspectives de croissance.
La Banque du Japon (BoJ) a réduit pour la deuxième semaine consécutive ses achats d’obligations d’Etat du pays (JGB) dans le cadre de son programme d’assouplissement monétaire de 30 milliards de yens pour les ramener à un montant de 300 milliards sur les maturités allant de 3 à 5 ans. L’autorité profite ainsi de la stabilité des rendements, à environ 0,05% sur la partie 10 ans ce matin, pour conserver des marges de manœuvre en cas de tensions obligataires dans le futur. La semaine dernière, la BoJ avait déjà réduit le montant de ses achats sur les maturités de JGB de 5 à 10 ans.
Alors que l’Autorité de la concurrence vient d’autoriser la reprise de William Saurin par Cofigeo sous réserve de la cession de la marque Zapetti et d’un site de production à un opérateur tiers qui animera la concurrence, Bercy vient de reprendre le dossier en main. Une première. La loi autorise ce «pouvoir d’évocation», qui permet au ministre d’apprécier le dossier, non sous ses aspects concurrentiels, mais sous l’angle de motifs d’intérêt général tels que le maintien de l’emploi et le développement industriel. Bercy doit rendre sa décision au plus tard le 19 juillet 2018.
La Commission européenne va ordonner au Luxembourg, dans les semaines à venir, de récupérer des millions d’euros d’impôts impayés auprès d’Engie, rapporte ce jeudi Reuters citant une source proche du dossier. Bruxelles considère que le groupe d'énergie bénéficiait d’un avantage «injustifié» sur ses concurrents en raison de son arrangement fiscal avec les autorités luxembourgeoises.
Les sénateurs français ont adopté ce jeudi, à une large majorité de 245 voix contre 82, la réforme de la SNCF appelée à entrer en vigueur le 1er janvier 2020 et contre laquelle continuent de batailler les syndicats de cheminots. Le vote à la chambre haute marque la fin du processus législatif du projet de loi «pour un nouveau pacte ferroviaire», après l’adoption mercredi après-midi par les députés du texte par 452 voix pour et 80 contre.
Les ventes au détail ont augmenté nettement plus fortement que prévu au mois de mai, en hausse pour leur deuxième mois d’affilée, dopées par le mariage royal et par le beau temps, montrent les chiffres publiés jeudi par l’institut britannique de la statistique (ONS). Ces ventes sont en progression de 1,3% sur un mois. Les économistes interrogés par Reuters n’anticipaient en moyenne qu’une hausse de 0,5% pour le mois dernier.
Unilever a douché jeudi l’espoir que le fabricant anglo-néerlandais de biens de consommation puisse rester coté au FTSE 100, l’indice de référence de la Bourse de Londres, après sa décision de réunir ses deux structures juridiques en une seule holding basée à Rotterdam. Unilever, qui possède actuellement une structure bicéphale avec une entité cotée au Royaume-Uni, Unilever PLC, et une autre cotée aux Pays-Bas, Unilever NV, a annoncé en mars son intention d'établir son siège unique aux Pays-Bas.
Delachaux n’entrera finalement pas à la Bourse de Paris. Alors que le prix de son IPO devait être fixé aujourd’hui, et que le carnet d’ordres était déjà couvert depuis plusieurs jours, les actionnaires de l'équipementier ferroviaire ont préféré réorganiser le capital en privé. Le fonds CVC va céder sa part de 49,9% à la famille Delachaux et à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ). « Le processus d’introduction en Bourse initié en mai 2018 est donc suspendu. A l’issue de l’opération, la famille Delachaux consolidera sa position d’actionnaire majoritaire », indique le groupe dans un communiqué, sans aucun détail sur les modalités financières de l’opération.
L’Italie ne compte pas ratifier l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada car il ne garantit pas suffisamment la protection des appellations transalpines, a annoncé le nouveau ministre italien de l’Agriculture dans une interview au quotidien La Stampa parue ce jour.
La hausse des prix à la consommation en France a accéléré à 2% sur un an en mai, contre 1,6% en avril, a confirmé jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ce niveau est conforme à la première estimation publiée le 31 mai.
Delachaux n’entrera finalement pas à la Bourse de Paris. Alors que le prix de son IPO devait être fixé aujourd’hui, et que le carnet d’ordres était déjà couvert depuis plusieurs jours, les actionnaires de l'équipementier ferroviaire ont préféré réorganiser le capital en privé. Le fonds CVC va céder sa part de 49,9% à la famille Delachaux et à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ). « Le processus d’introduction en bourse initié en mai 2018 est donc suspendu. A l’issue de l’opération, la famille Delachaux consolidera sa position d’actionnaire majoritaire », indique le groupe dans un communiqué, sans aucun détail sur les modalités financières de l’opération.
Sorties. L’Argentine va recevoir une aide de 50 milliards de dollars du Fonds monétaire international en échange d’une accentuation des réformes. Si les actifs argentins bondissaient à cette annonce, ils sont encore loin de leurs niveaux d’avant correction. Mais c’est l’ensemble des émergents qui a pâti de la récente défiance des investisseurs à l’égard de la classe d’actifs. En mai, les fonds émergents ont accusé 6,3 milliards de dollars de rachats, dont deux-tiers sur les produits de dette, relève l’Institute of International Finance (IIF). Et ces rachats n’ont pas uniquement affecté les pays les plus fragiles comme l’Argentine ou la Turquie, la correction ayant pour origine la hausse des taux américains et du dollar. Les stratégistes de Bank of America ML restent prudents sur la classe d’actifs qu’ils estiment encore vulnérable, notamment en raison des risques politiques et géopolitiques. Ils ne pensent pas que les émergents seront toutefois aussi affectés que lors du taper tantrum de 2013 car les conditions sont différentes. Ils sont pessimistes à propos du Brésil, du Mexique et de la Turquie. Trois pays suspendus à des choix politiques.
RALENTISSEMENT. Malgré la baisse des indices PMI depuis le début de l’année en zone euro, les économistes se voulaient rassurants car cette pause se faisait sur de hauts niveaux. Désormais, ce ralentissement inquiète avec des commandes et une production industrielle qui fléchissent dans les deux premières économies de la région, Allemagne et France. « Ces données jettent un froid, confirmant les messages préoccupants envoyés ces derniers mois par l’évolution des enquêtes auprès des industriels », écrit Véronique Riches-Flores, économiste du cabinet qui porte son nom. En Allemagne, le momentum du secteur manufacturier s’est nettement dégradé notent les économistes de HSBC, avec une baisse de 1,3 % sur trois mois glissants, le plus bas depuis janvier 2013. Cette faiblesse s’accompagne d’une baisse de 0,3 % des exportations en avril. « C’est la quatrième baisse en cinq mois. Le refroidissement du commerce mondial commence à produire ses dégâts », selon Oxford Economics. De fait, la faiblesse de l’activité, jusqu’à présent attribuée à des facteurs exceptionnels, semble due à des facteurs plus profonds comme la crainte du protectionnisme mais aussi les contraintes de capacité. En France, la production industrielle recule en avril de 0,5 %, malgré une hausse de 0,4 % de la production manufacturière. Le deuxième trimestre démarre donc mal. Les indicateurs avancés, comme les PMI, l’Ifo en Allemagne ou les commandes à l’industrie ainsi que l’indice ZEW de confiance des investisseurs allemands qui chute au plus bas depuis septembre 2012, suggèrent une poursuite du ralentissement après un premier trimestre en demi-teinte.
C’est le nombre de postes que Bank of America prévoit finalement de transférer de Londres à Paris dans le cadre du Brexit, selon Reuters. Une première vague de départs sera lancée début 2019 et concernera les équipes de marchés, trading, ventes et actifs obligataires. La banque a renové 11.000 mètres carrés de bureaux d’une capacité de 700 postes à Paris, bureaux dont elle pourrait faire sa plate-forme européenne de trading après la sortie du Royaume-Uni de l’Union, en mars 2019.
Après le fiasco d’un G7 qu’il a volontairement torpillé, le président américain s’est offert un sommet historique à Singapour avec le dictateur nord-coréen Kim Jung-un. Celui-là même à qui Donald Trump assurait en janvier qu’il possédait un bouton nucléaire « bien plus gros et plus puissant, et qui marche ! » Revenus à de meilleurs sentiments, les ennemis d’hier s’engagent à œuvrer pour rétablir une paix durable dans la péninsule coréenne – une promesse à prendre avec les précautions d’usage lorsqu’on connaît la propension des deux leaders à n’en faire qu’à leur tête. Les prix des contrats de protection (CDS) contre un défaut de la Corée du Sud, mesure du risque souverain, n’ont d’ailleurs pas bougé.
Selon la Banque mondiale, il existe dans le monde 45 initiatives de politiques publiques visant à donner un prix au carbone. Ces dernières années, on assiste à une montée en puissance de ces dispositifs, avec aujourd’hui près de 20 % des émissions mondiales couvertes par un prix.
Le meilleur indicateur de la confiance des investisseurs étrangers dans un pays sont les marchés actions. « Les achats d’obligations d’un pays par les non-résidents ne reflètent qu’un arbitrage entre le niveau des taux d’intérêt et la situation des finances publiques », jugent les économistes de Natixis. A cela s’ajoute l’avantage de détenir une monnaie de réserve qui attire des capitaux quelle que soit la situation économique. En revanche, les achats d’actions reflètent la perception de la situation économique globale du pays, de même que sa stabilité politique et financière. Si les investisseurs ont délaissé jusque-là les actions américaines en raison des politiques économiques menées par Donald Trump, leur positionnement évolue. Ils les surpondèrent pour la première fois depuis 15 mois selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch, les Etats-Unis étant la seule région offrant des perspectives favorables en matière de bénéfices.
Volkswagen a annoncé hier avoir reçu une amende d’un milliard d’euros du parquet de Brunswick dans le cadre de l’enquête sur ses moteurs diesel. Cette amende fait suite à l’arrangement conclu par le constructeur aux Etats-Unis en janvier 2017, quand il s'était engagé à payer une pénalité de 4,3 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) pour mettre fin à des enquêtes au civil et au pénal. «Volkswagen accepte l’amende et ne fera pas appel», a précisé le groupe dans un communiqué. L’enquête du parquet de Brunswick a établi que le constructeur a commercialisé dans le monde, entre 2007 et 2015, 10,7 millions de véhicules équipés d’un logiciel doté d’une fonction illicite permettant de fausser les tests anti-pollution. L’amende met fin à la procédure réglementaire engagée contre le constructeur de Wolfsburg en Allemagne. Ce dernier estime que cette issue facilitera la conclusion d’autres procédures administratives qui le visent en Europe.
L’Unedic s’attend à voir ses comptes revenir quasiment à l'équilibre l’an prochain avant de renouer ensuite avec ses premiers excédents depuis 2008, à hauteur de 1,6 milliard d’euros en 2020 puis 3,6 milliards à l’horizon 2021. L’organisme paritaire assurant la gestion de l’assurance chômage, qui présentait hier ses nouvelles prévisions financières, confirme ainsi que sa situation se redresse plus vite qu’il ne l’escomptait l’an passé grâce à l’accélération de la croissance et aux retombées de la nouvelle convention d’assurance chômage entrée en vigueur en octobre 2017. Il table dorénavant sur un déficit de l’assurance chômage qui reviendrait de 3,4 milliards d’euros en 2017 à 1,4 milliard d’euros cette année puis limité à 100 millions en 2019. Par comparaison, il anticipait dans ses précédentes prévisions, publiées fin février, un solde négatif de 2 milliards d’euros en 2018 puis un autre de 600 millions en 2019.
Le président de l’ex-république yougoslave de Macédoine, Gjordje Ivanov, a rejeté hier l’accord «inacceptable» conclu la veille par son Premier ministre Zoran Zaev avec la Grèce sur le nom officiel de son pays. Il a affirmé qu’il ne signerait pas cet accord qui «viole la Constitution». Laisser miroiter à Skopje une future adhésion à l’Union européenne et à l’Otan ne peut en aucune manière justifier un «mauvais accord», a souligné Gjordje Ivanov. Selon l’accord annoncé mardi, son pays devait s’appeler «République de Macédoine du Nord». En Grèce, le parti d’opposition Nouvelle Démocratie déposera une motion de censure contre le gouvernement d’Alexis Tsipras pour dénoncer cet accord.
Le cartel pourrait échouer à trouver un consensus la semaine prochaine, mais l’Arabie saoudite et la Russie paraissent vouées à relever leurs productions.
Les fonds d’investissement sont à nouveau positifs sur la céréale alors que la récolte en Russie pourrait souffrir de conditions climatiques difficiles.
Le Première ministre britannique, Theresa May, a remporté hier un scrutin crucial à la Chambre des communes où les députés ont rejeté une disposition introduite par la Chambre des Lords qui voulait contraindre le gouvernement à négocier le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Espace économique européen. Les députés ont rejeté cet amendement par 327 voix contre 126. Au total, le gouvernement va chercher à faire annuler ou modifier 14 des 15 amendements votés par les Lords. Il n’en a accepté qu’un qui prévoit de maintenir des relations avec certaines institutions européennes après le Brexit.