Kepler Cheuvreux va voir entrere à son capital les fonds Atlas Merchant Capital, dirigé par Bob Diamond, et Edmond de Rothschild Equity Strategies (ERES) tandis que BlackFin Capital Partners et leurs co-investisseurs ont cédé leur participation. Ces derniers détenaient 23,9% du capital de Kepler Cheuvreux. « Ces nouveaux partenaires ont décidé d’investir durablement dans le développement de l’entreprise et partagent la vision stratégique de Kepler Cheuvreux », indique la société dans un communiqué. Dans le cadre de l’opération, Atlas Merchant Capital devient actionnaire à hauteur de 19,7% tandis qu’ERES prend 8% du capital. En outre, UniCredit, l’une des cinq banques partenaires de Kepler Cheuvreux, a porté sa participation de 5,2% à 10,3%. Le management de Kepler Cheuvreux conserve le contrôle opérationnel sur l’entreprise « afin de garantir son indépendance sur le long terme et de préserver son modèle entrepreneurial », indique la société. De fait, le management et les salariés restent les principaux actionnaires avec une participation de 25,5% et 40% de droit de vote. De même, la Caisse des Dépôts reste un actionnaire important de Kepler Cheuvreux avec une participation de 5,2%. Enfin, le solde du capital est détenu par quatre autres banques partenaires : Crédit Agricole CIB (15,1%), Swedbank (6%), Belfius (5,2%) et Rabobank (5%).A l’issue de l’opération, Atlas Merchant Capital et ERES auront quatre sièges au conseil de surveillance qui comprend 15 sièges et où les cinq banques partenaires sont également représentées. « Atlas Merchant Capital et ERES vont nous aider à investir dans notre développement organique et notre stratégie d’acquisition ciblée, indique Laurent Quirin, président du conseil de surveillance de Kepler Cheuvreux, cité dans un communiqué. Nous cherchons à profiter des contacts et de l’expertise d’Atlas Merchant Capital et Bob Diamond, son fondateur et dirigeant, à l’échelle mondiale. Nous pensons que Mifid II et la désintermédiation bancaire créent de nombreuses opportunités. Nous envisageons de signer plus d’alliances avec les banques qui cherchent à externaliser des processus ou des activités. »