Matignon complète l’arsenal pour l’attractivité de Paris
Edouard Philippe tient les promesses faites aux investisseurs étrangers et en annonce d’autres. Sous les ors du Quai d’Orsay, en clôture du premier jour des rencontres internationales de Paris Europlace, le Premier ministre a dévoilé hier soir lors d’un dîner de nouvelles mesures pour accroître l’attractivité de la capitale vis-à-vis des autres places financières.
La plus emblématique est la création, pour la rentrée 2019, d’une école européenne, située à Courbevoie. «Le dossier a été présenté cette semaine» pour agrément auprès du Conseil supérieur des écoles européennes, a précisé Edouard Philippe. Ouverte à tous les Franciliens, elle sera d’abord destinée aux enfants des personnels des deux autorités de supervision financière européennes, l’Esma (marchés), déjà implantée à Paris, et l’EBA (banques), qui doit quitter Londres pour la capitale après le Brexit. Avant cela, 1.089 places supplémentaires seront ouvertes dès la rentrée 2018 dans les sections internationales ou binationales des écoles, collèges et lycées d’Ile-de-France.
Création d’un guichet unique
Au rayon des mesures plus techniques, Bercy saisira prochainement les autorités de supervision pour qu’elles engagent une revue approfondie de leurs réglementations et recommandations. Objectif : mettre fin à la sur-transposition du droit européen dans les textes français, et simplifier le droit national. Cette démarche de simplification se traduit aussi, sur le plan fiscal, par la mise en place d’un guichet unique, « Tax 4 business », pour faciliter les démarches des acteurs internationaux.
Ces mesures s’ajoutent à toutes les annonces de juillet 2017 et janvier 2018 déjà traduites dans la dernière loi de finances, dans les ordonnances travail, ou qui s’apprêtent à l’être grâce au projet de loi Pacte. Ce dernier poursuit notamment l’amélioration du régime des impatriés. Et pour faciliter les transferts dans le capital investissement et la gestion d’actifs, Edouard Philippe a précisé hier que les «carried interests» seraient traités comme des plus-values mobilières dans le régime fiscal des impatriés, et donc soumis à la flat tax.
«Nous avons réussi à inverser la tendance qui avait presque fait de notre pays un épouvantail à investisseurs», a lancé Edouard Philippe.
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