Le projet de loi sur le Brexit va revenir aujourd’hui et demain devant la Chambre des communes lors d’une série de votes qui mettront à l'épreuve la capacité de Theresa May à maintenir l’unité de son parti conservateur. Le texte, approuvé par la chambre basse du Parlement en janvier dernier, a été modifié entre-temps par quinze amendements à la Chambre des Lords, majoritairement pro-européenne. Le gouvernement de Theresa May espère que la plupart de ces amendements seront rejetés par les députés. L’un prévoit de donner davantage de pouvoir à la Chambre des communes pour fixer la «direction» du gouvernement au cas où le Parlement rejetterait l’accord définitif sur la sortie de l’UE. Les Lords ont également refusé d’octroyer à l’exécutif des pouvoirs élargis pour amender les lois après le Brexit. Theresa May a réaffirmé hier que ce projet de loi était purement technique et visait seulement à «assurer une transition en douceur et ordonnée».
Le Qatar a annoncé hier qu’il assignait les Émirats arabes unis devant la Cour internationale de justice (CIJ) des Nations unies pour «violations» des droits de l’Homme. Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn et l'Égypte ont imposé un boycott au Qatar en juin 2017. Ils ont rompu leurs relations diplomatiques et leurs liaisons en matière de transport avec Doha qu’ils accusent de soutenir le terrorisme. Le Qatar nie ces accusations et estime que ce boycott vise à le priver de sa souveraineté. Il réclame un dédommagement financier aux Émirats arabes unis, sans en préciser le montant.
L’assureur helvétique a annoncé hier avoir placé avec succès des obligations seniors à échéance décembre 2024 pour un montant de 350 millions de francs (302 millions d’euros). Les titres offrent un coupon annuel de 0,50%. L’opération, destinée à des investisseurs suisses, servira aux besoins généraux de financement du groupe.
Chargé de conseiller a Commission Européenne sur les questions comptables, l'EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) a donné son feu vert aux propositions d'amendements limités à la norme IAS 19 Avantages du personnel intitulés "Modification, réduction ou liquidation de régime".
Selon le Centre Technique des Institutions de Prévoyance (CTIP), les institutions de prévoyance ont connu une année 2017 marquée par une belle croissance, mais aussi par le renforcement de leur marge de solvabilité. La bonne santé des organismes paritaires favorise également la croissance des groupes combinés.
Cinq sociétés (Barrick Gold Corp., Braskem SA, Freeport McMoran, Petrobras et Rio Tinto) ont perdu leur statut d’exclusion et trois sociétés (Dassault Aviation, Larsen & Toubro et Rockwell Collins) ont été ajoutées à la liste. Le Fonds de Compensation a décidé d’implémenter et d’appliquer à partir de 2011 une liste d’exclusion basée sur le respect de ces conventions internationales. Son conseil d’administration a dans ce cadre mandaté la même année la société scandinave GES d’analyser l’univers d’investissement autorisé de la SICAV-FIS afin d’identifier les sociétés et entreprises ne respectant pas les susdites conventions internationales. En complément, il a été fixé de recenser via la questionnaire de sélection davantage d’informations sur la mise en œuvre de critères de développement durable et d’investissement socialement responsable de la part des sociétés soumissionnaires lors de tout futur appel d’offres lancé par le Fonds de compensation. Depuis, le fonds a décidé de renforcer la politique d’investissement socialement responsable dans le cadre d’une revue de la stratégie d’investissement effectuée au cours du premier semestre 2017. Les grandes lignes de la politique d’investissement socialement responsable ainsi revue ont été ancrées dans la directive du conseil d’administration du Fonds de compensation de janvier 2018. AB
Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a annoncé aujourd’hui des sanctions contre trois ressortissants et cinq entreprises russes, accusés d’avoir collaboré avec le FSB, les services de renseignement russes, pour lancer des cyberattaques contre les Etats-Unis et leurs alliés. Parmi ces cyberattaques, selon le Trésor américain, figure celle menée par le rançongiciel NotPetya, découvert en juin 2017 en Ukraine et qui s’est propagé au monde entier. Les entreprises visées par les sanctions sont Digital Security, ERPScan, Embedi, Kvant Scientific Research Institute et Divetechnoservices.
La France et l’Allemagne sont «tout près d’aboutir» à un accord sur le projet de directive visant à harmoniser l’assiette de l’impôt sur les sociétés au sein de l’Union européenne, a assuré aujourd’hui le ministre de l’Economie, Bruno le Maire. «Grâce au travail acharné qui a été fait par mes services et par les services du Trésor allemand, je pense que nous sommes tout près d’aboutir (...) à une convergence», a assuré Bruno Le Maire lors d’une rencontre organisée par le mouvement patronal Ethic.
Bank of America Merrill Lynch, Commerzbank et HSBC ont été mandatés en tant que joint lead managers pour mener prochainement une émission obligataire du Mécanisme européen de stabilité (MES). Le fonds de secours européen prévoit d’abonder sa souche 0,75% mars 2027. Compte tenu du regain d’incertitudes en zone euro provoqué par la crise politique italienne, les résultats de la transaction seront intéressants à analyser.
La situation politique en Italie ne représente pas une menace pour la zone euro malgré les mouvements qu’elle provoque sur les marchés financiers, a déclaré aujourd’hui Vitas Vasiliauskas, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). « Aujourd’hui, l’Italie a un gouvernement, donc que je ne crois pas que l’on doive s’attendre à ce qu’elle représente une menace pour l’ensemble de la zone euro », a déclaré le gouverneur de la banque centrale de Lituanie. « Cela dit, c’est quelque chose que nous devons surveiller », a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron recevra le nouveau président du Conseil italien Giuseppe Conte vendredi midi à l’Elysée en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin, a annoncé lundi l’Elysée. Après leur premier entretien en marge du sommet du G7 le 8 juin, «cette nouvelle rencontre permettra de préparer plus en détail le Conseil européen de juin, notamment sur les migrations et l’approfondissement de la zone euro», précise la présidence française. Les deux hommes évoqueront également les sujets internationaux et la relation bilatérale.
Le nombre de Plans d'épargne en actions (PEA) en France détenus par des particuliers est remonté à la fin de l’année 2017. Ainsi, il était de 4,24 millions à la fin du quatrième trimestre 2017 contre 4,07 millions au troisième trimestre 2017, indique des chiffres de la Banque de France, soit une hausse d’un peu plus de 4%. Pour rappel, en 2014, plus de 4,8 millions de Français détenaient un PEA. Depuis cette date, leur nombre n’a quasiment jamais cessé de diminuer. La bonne tenue des marchés financiers au quatrième trimestre semble avoir convaincu certains particuliers de se mettre à la Bourse dans un cadre fiscal avantageux. Les encours totaux sont toutefois en progression moins dynamique puisqu’ils sont passés de 92,26 milliards d’euros à 92,77 milliards (+0,5%). Le nombre de PEA-PME a quant à lui progressé de plus de 7,4%, passant de 65.529 à 70.409 en un trimestre. Son encours est aussi en hausse (+6,6%) à 1,17 milliard fin décembre contre 1,1 milliard trois mois plus tôt.
Dans un contexte de normalisation, voire de resserrement des politiques monétaires qui pourrait s’accentuer dans les prochains jours avec les réunions de la Réserve fédérale américaine, de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque du Japon, les investisseurs ont réduit leur exposition à l’obligataire sans beaucoup s’engager par ailleurs. «Nous restons défensifs et contents de vendre des actifs risqués dans un marché haussier jusqu’au moment où la Fed sera forcée de faire une pause», écrivent les analystes de Bank of America Merrill Lynch dans leur dernière étude hebdomadaire. Durant la semaine au 6 juin, les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement ont ainsi subi des sorties nettes de 2,2 milliards de dollars, les plus importantes depuis décembre 2016, relève BofA Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds investis dans les obligations à haut rendement ont affiché des rachat nets de 3 milliards de dollars et les dégagements sur les fonds d’obligations émergentes se sont poursuivis la semaine dernière au rythme de 1,9 milliard de dollars. Au total, les fonds obligataires ont terminé la semaine sur des sorties nettes de 5,5 milliards de dollars. Les fonds actions n’ont pas pour autant profité de ce mouvement puisqu’ils enregistrent seulement 0,9 milliard de dollars de souscriptions toutes zones géographiques confondues. Les investisseurs continuent de réduire leur exposition aux fonds d’actions européennes qui ont enregistré des dégagements massifs de 4 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont en revanche affiché des flux nets positifs significatifs de 3,8 milliards de dollars. Les fonds d’actions américaines ont affiché des entrées nettes très modestes de 40 millions de dollars et les fonds d’actions émergentes des sorties nettes pour un montant d’environ 40 millions de dollars également. L'étude relève toutefois que les fonds dédiés aux valeurs technologiques ont attiré 2,3 milliards de dollars, leur deuxième plus forte collecte nette jamais enregistrée sur un semaine.
Legal & General Investment Management (LGIM) va voter contre la réélection des présidents de huit grandes entreprises, dont Occidental Petroleum, Subaru et China Construction Bank, pour protester contre la lenteur de leurs progrès dans leur transition vers une économie plus verte, rapporte le Financial Times. Sa gamme Future World, de 5 milliards de livres, va aussi vendre les sociétés en fonction de leur attitude face au changement climatique. Pour le reste de ses fonds, la société de gestion indique qu’elle va employer ses votes lors des assemblées générales pour montrer sa frustration sa politique de vote.
Invesco détient 3,126 % de Mediobanca dans le cadre de ses activités de gestion d’actifs, rapporte Bluerating, citant des relevés de la Consob, le régulateur boursier italien. L’opération date du 30 mai. La participation est détenue à hauteur de 0,006 % par Invesco Powershares Capital Management et à 3,12 % par Invesco Advisers.
Le constructeur de serveurs informatiques 2CRSI lance ce matin son processus d’introduction en Bourse sur Euronext Paris. Dans le cadre d’une augmentation de capital, la sociétécompte lever 38 millions d’euros, voire 50 millions avec la clause d’extension et l’option de surallocation. Les actions sont proposées dans une fourchette de prix de 7,5 à 10 euros. L’offre, dirigée par Natixis et Portzamparc, est ouverte jusqu’au 20 juin inclus.
Le produit intérieur brut (PIB) de la Turquie a augmenté à un rythme annuel nettement plus fort qu’attendu de 7,4% au premier trimestre de cette année, selon les chiffres qui ont été publiés ce matin par l’institut turc de la statistique. L'économie turque maintient ainsi son rythme de croissance après les 7,4% enregistrés l’an dernier, la plus forte croissance depuis 2013, grâce notamment à l’industrie et à la construction. Dans un tweet, le ministère de l’Economie a estimé que, compte tenu des chiffres du premier trimestre meilleurs qu’attendu, la croissance pourrait dépasser cette année la prévision de 5,5% contenue dans le programme de moyen terme du gouvernement.
Les lobbyistes qui suivaient le dossier depuis le début s’y attendaient: les 28 Etats membres sont en train de détricoter le projet de produit d’épargne retraite européen PEPP (pan-european personal pension product).
Le Fonds s’est engagé à fournir une ligne de crédit de précaution plus forte que prévu de 50 milliards de dollars qui devrait apaiser les tensions sur le peso.
La ministre de l’Administration régionale du nouveau gouvernement espagnol, Meritxell Batet, a estimé samedi qu’il était urgent de réformer la Constitution du pays sur fond de crise entre le pouvoir central et la Catalogne, ajoutant qu’elle souhaitait créer à cette fin une commission parlementaire. Lors du premier conseil des ministres de la nouvelle équipe, le gouvernement de Pedro Sanchez a décidé vendredi de lever le contrôle financier imposé à l’exécutif catalan par l’ex-Premier ministre Mariano Rajoy. Pedro Sanchez devrait rencontrer le président de l’exécutif catalan, Quim Torra, avant l'été.
Le nouveau gouvernement italien n’a aucune intention de quitter la zone euro et va se concentrer sur la réduction de la dette par une relance de la croissance via l’investissement et les réformes structurelles, et non par une politique de déficit budgétaire, a déclaré hier au Corriere della Sera le ministre de l’Economie, Giovanni Tria. «Ce n’est pas seulement que nous ne voulons pas sortir : nous agirons de manière à ne pas approcher des conditions qui pourraient remettre en question notre présence dans l’euro», poursuit-il. Le ministre souligne aussi que l’Italie entend respecter ses objectifs de dette pour 2018 et 2019.
Le gouvernement grec a présenté vendredi au Parlement de nouveaux projets de réformes du secteur de l'énergie, des retraites et du code du travail, dont dépend le déblocage de l’ultime tranche du plan international de sauvetage financier. Athènes souhaite que ses créanciers procèdent à leur dernier examen des réformes avant la prochaine réunion de l’Eurogroupe, le 21 juin. Si cet examen et concluant et qu’il obtient le feu vert de l’Eurogroupe, le gouvernement recevra environ 12 milliards d’euros de prêts.
Un plan radical visant à ôter aux banques suisses le droit de création monétaire a été rejeté par les électeurs, a annoncé hier le Conseil fédéral. Les électeurs ont été 75,7% à se prononcer contre l’initiative dite «monnaie pleine», qui n’a atteint la majorité dans aucun des 26 cantons, a précisé le pouvoir. En plus d’une majorité simple des électeurs, la proposition devait aussi réunir une majorité des cantons. La proposition, soumise à votation après avoir obtenu plus de 100.000 signatures, visait à donner à la Banque nationale suisse (BNS) le monopole de la création monétaire dans le pays. «Mettre en oeuvre un tel système, qui aurait soulevé tant de questions, aurait été difficilement possible sans provoquer des années d’ennuis», a déclaré le ministre des Finances Ueri Maurer lors d’une conférence de presse. La BNS, le Conseil fédéral (gouvernement) et les organisations patronales s’étaient mobilisés en faveur du «non».
L’ancien président sud-africain Jacob Zuma, évincé de la direction de l’ANC en février dernier, a comparu brièvement vendredi pour la seconde fois devant la Haute Cour de Durban pour répondre d’accusations de corruption en lien avec un contrat d’armement de 2,5 milliards de dollars conclu à la fin des années 1990 avec le groupe de défense français Thales. La prochaine audience a été fixée au 27 juillet, afin de donner le temps à l’accusation et la défense de préparer leurs dossiers et d’indiquer à ce moment-là quand ils seront prêts pour un procès.
Allemagne, Belgique, Afrique du Sud, République dominicaine et Indonésie ont été élues vendredi pour deux ans au Conseil de sécurité de l’ONU, où elles siégeront à compter du 1er janvier 2019. Les 193 Etats membres de l’Assemblée générale ont préféré l’Indonésie aux Maldives pour le seul siège contesté. Les dix sièges non permanents du Conseil de sécurité sont renouvelés par moitié tous les deux ans. Les cinq qui ont été attribués vendredi étaient occupés par les Pays-Bas, la Suède, l'Éthiopie, la Bolivie et le Kazakhstan.
Les entreprises doivent se préparer au pire des scénarios sur le Brexit, même si les négociations avec la Grande-Bretagne sur les conditions de sa sortie de l’Union européenne se poursuivent, a déclaré vendredi le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz. «Il n’y a aucune garantie qu’un accord global, intégrant la question de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord sera trouvé», a-t-il souligné lors d’une conférence de Goldman Sachs à Francfort.
Le gouvernement suisse a présenté vendredi un plan B destiné à préserver le régime d'équivalence accordé par l’Union européenne aux marchés financiers du pays. Le renouvellement de cette équivalence, sur laquelle la Commission européenne doit se pencher à l’automne, se fait toujours attendre, parasité par les négociations autour du Brexit. Berne n’exclut pas des mesures de rétorsion si le régime n’est pas prolongé de manière illimitée. Selon le ministre des Finances suisse Uli Maurer, 70% à 80% des volumes traités par la Bourse suisse pourraient disparaître en l’absence de solution.