Les encours des fonds d’investissement dans le monde ont enregistré au premier trimestre une contraction de 1,3% pour s'établir à 44.000 milliards d’euros au 31 mars 2018, selon les dernières statistiques communiquées par l’association européenne des professionnels de la gestion (Efama). Exprimé en dollar, l’encours s’est accru de 1,5% pour s'établir 54.000 milliards de dollars.La collecte mondiale a reflué à 502 milliards d’euros au premier trimestre contre 635 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017. Les entrées nettes ont atteint 223 milliards d’euros en Europe, 81 milliards d’euros aux Etats-Unis et 62 milliards d’euros à la fois en Chine et au Japon. Les fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont affiché une collecte de 490 milliards d’euros, contre 523 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017. Les fonds d’actions ont attiré 217 milliards d’euros contre 245 milliards d’euros un trimestre plus tôt. Dans cette classe d’actif, l’Europe se taille la part du lion avec une collecte nette de 85 milliards d’euros contre seulement 36 milliards d’euros aux Etats-Unis.A l’inverse, les fonds d’obligations ont attiré 79 milliards d’euros sur le marché américain au premier trimestre contre seulement 24 milliards d’euros en Europe. Au total, les fonds obligataires dans le monde affichent des entrées nettes de 119 milliards de dollars contre 138 milliards de dollars au quatrième trimestre 2017.
Les membres de la Banque centrale européenne (BCE) pourraient commencer à discuter d’une hausse des taux d’intérêt à l’automne 2019, a déclaré ce matin Vitas Vasiliauskas, gouverneur de la banque centrale de Lituanie et membre du conseil des gouverneurs dans un entretien au Wall Street Journal. Ces propos sur une «discussion» à l’automne 2019 suggèrent que la BCE pourrait fin 2019 avant de relever effectivement pour la première un de ses taux directeurs. «Dans cette partie du monde, l'été signifie jusqu'à la fin septembre», a précisé Vitas Vasiliauskas.
Le montant des amendes infligées l’an dernier par l’Autorité de la Concurrence a plus que doublé par rapport à 2016, pour atteindre 497,8 millions d’euros, indique le rapport annuel 2017 dévoilé ce matin. En 2016, le gendarme de la concurrence avait infligé 203 millions d’euros d’amendes, très en dessous du record de 1,25 milliard enregistré en 2015. Ce niveau avait alors été gonflé par les 672 millions d’amendes infligés au secteur de la messagerie express.
Le rendement des obligations d’Etat italiennes à 10 ans se tendait de plus de 10 points de base (pb) ce matin pour revenir à un niveau de 2,78%, alors que celui du Bund allemand de même maturité reculait quant à lui légèrement d’environ 2 pb à seulement 0,32%. Le spread italien est une nouvelle fois le plus touché puisque l’écartement de ceux de l’Espagne et du Portugal est nettement plus limité, à environ 3 pb. Les marchés ont notamment sanctionné la montée en puissance de la Ligue aux deuxième tour des élections municipales qui se sont déroulées hier dans le pays. Le parti italien d’extrême droite dirigé par Matteo Salvini, également ministre de l’intérieur du gouvernement de coalition actuel avec le Mouvement 5 étoiles, a pris le contrôle de grandes villes telles que Sienne, Pise et Massa.
L’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo a reculé à 101,8 au mois de juin, après la légère amélioration à 102,3 enregistrée en mai, un chiffre en ligne avec les prévisions des économistes interrogés par Reuters qui l’attendaient à 101,7. Sur les sept derniers mois, l’indice Ifo a reculé à six reprises, seul mai s'étant soldé par une hausse .Le sous-indice mesurant le jugement des chefs d’entreprise sur la situation actuelle a en revanche baissé plus que prévu à 105,1 en juin, contre 106,1 (chiffre révisé) en mai, alors que les économistes l’attendaient à 105,5, celui des anticipations s’est établi à 98,6, stable par rapport au chiffre révisé de mai mais nettement supérieur au consensus de 98.
Si la zone euro laisse le temps à la Grèce d’assurer son retour à l’autonomie financière, ses exigences budgétaires supposent un niveau de croissance durable.
Le rial iranien est tombé à un plus bas record contre le dollar hier sur le marché non officiel. Le dollar est monté jusqu'à 87.000 rials contre 75.500 jeudi, dernier jour d'échanges avant le week-end iranien, selon le site de changes Bonbast.com, qui suit les fluctuations du marché non officiel. La monnaie iranienne ne cesse de se déprécier depuis des mois en raison d’une économie faible, des difficultés financières des banques locales et d’une forte demande de dollars de la part d’Iraniens qui craignent que les sanctions américaines ne viennent amputer sérieusement les exportations. Le rial se traitait autour de 65.000 rials lorsque Trump a annoncé le retrait américain début mai de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Il évoluait à 42.890 par dollar fin 2017.
Saudi Investment Bank a annoncé hier dans un communiqué avoir accepté de racheter la participation de JPMorgan à son capital. L’acquisition de 7,5% de son propre capital sera réalisée d’ici le 30 septembre à une décote de 24% pour 203 millions de dollars, d’après le communiqué. JPMorgan détenait cette participation depuis plus de 40 ans mais cherche aujourd’hui à se désengager de ses investissements non-essentiels. La banque américaine est également directement présente en Arabie Saoudite, où elle compte se développer dans les mois à venir. Saudi Investment Bank est la neuvième banque du royaume avec 24,4 milliards de dollars d’actifs.
La banque d’investissement China Renaissance envisage de se coter à Hong Kong, rapportait hier l’agence Reuters de sources au fait des discussions. China Renaissance, qui s’est notamment fait connaître en tant que conseil sur d’importantes opérations de fusions et acquisitions dans le secteur technologique chinois, cherche à lever entre 600 et 800 millions de dollars, pour une valorisation comprise entre 4 et 5 milliards de dollars. Goldman Sachs et ICBC ont été mandatés comme co-sponsors de l’opération, prévue pour le moment en octobre
La réussite de l’entrée en Bourse de 2CRSI, pour un montant certes modeste, démontre que le marché n’est pas fermé. Mais pas à n’importe quelles conditions.
Le régulateur bancaire a infligé un blâme et 100.000 euros d’amende à Sigue Global Services pour non-respect de ses obligations en matière de lutte antiblanchiment.
Xiaomi a fait savoir samedi qu’il n’y avait pas de calendrier pour son introduction en Bourse en Chine continentale, un mauvais point pour Pékin qui veut profiter de cette opération pour inciter à revenir sur le territoire national des high techs chinoises cotées à l'étranger. Xiaomi, qui compte lever jusqu'à 48 milliards de dollars de Hong Kong (6,1 milliards de dollars, 5,3 milliards d’euros) par le biais de sa cotation à Hong Kong, n’a pas dit quand il relancerait la procédure d'émission de China depositary receipts (CDR) ou pour quelle raison il repoussait son IPO en Chine continentale.
L’activité du secteur privé dans la zone euro s’est redressée en juin pour la première fois depuis cinq mois, portée par une amélioration dans le secteur des services, selon les données préliminaires publiées vendredi par Markit Economics. L’indice PMI composite de la zone euro s’est redressé à 54,8 en juin, son plus haut niveau depuis deux mois, contre 54,1 le mois précédent. L’indice était attendu à 53,7 par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires. Dans le détail, l’indice PMI du secteur manufacturier est ressorti à 55 en juin, un point bas depuis 18 mois, contre 55,5 en mai, tandis que l’indice PMI du secteur des services s’est établi à 55, atteignant son niveau le plus élevé depuis quatre mois, contre 53,8 le mois précédent. L’indice PMI manufacturier était attendu à 55 et celui des services à 53,6 en juin.
Le nouveau ministre italien des Finances, Giovanni Tria, a déclaré vendredi qu’il tendrait à respecter les règles budgétaires de l’Union européenne afin d’apaiser l’inquiétude des marchés financiers face au nouveau gouvernement italien, mais il s’en est pris dans le même temps au projet franco-allemand de réforme du secteur bancaire européen et plus particulièrement à leur proposition d’imposer des objectifs quantitatifs de réduction du stock de créances douteuses. «L’intention, c’est clair, est de s’efforcer de respecter» les exigences européennes de rigueur budgétaire, mais «il pourrait y avoir une légère entorse», a-t-il dit, en raison du ralentissement de l’activité économique.
Les ministres des finances de l’Union européenne se sont accordés vendredi pour doubler les moyens susceptibles d'être consacrés au sauvetage de banques en difficulté et renforcer les pouvoirs du Mécanisme européen de stabilité (MES) mais ils restent divisés sur l’opportunité de se doter d’un mécanisme de restructuration de la dette publique. L’Ecofin réuni à Luxembourg a décidé de doter le MES du pouvoir de prêter des capitaux au Fonds de résolution unique (FRU) destiné aux banques si ce dernier devait manquer de fonds en cas de crise majeure.
Les Européens n’auront pas d’autre choix que de réagir si Donald Trump met à exécution sa menace de relever les droits de douane sur les importations automobiles européennes, prévient le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen dans un entretien publié samedi dans Le Monde. Le président des Etats-Unis a menacé vendredi d’instaurer des droits de douane de 20% sur la totalité des voitures assemblées en Europe et importées aux Etats-Unis, un mois après l’ouverture d’une enquête censée déterminer si ces importations menacent la sécurité nationale.
Le nouveau président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a fait part samedi de son «soutien enthousiaste» aux propositions de relance européenne figurant dans l’accord conclu mardi par Emmanuel Macron et Angela Merkel à Meseberg, près de Berlin. Pedro Sanchez a fait part de la détermination du gouvernement espagnol à faire en sorte que le Conseil européen des 28 et 29 juin à Bruxelles, qui discutera de ces propositions franco-allemandes, aboutisse à «un mandat clair et sans ambages du point de vue politique pour que cet accord franco-allemand puisse voir le jour le plus vite possible».
Le gouvernement entend identifier d’ici septembre un milliard d’euros d'économie sur les aides aux entreprises, a annoncé hier le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Le ministre a précisé dimanche au micro du Grand Jury RTL Le Figaro LCI le calendrier de la «revue complète» en cours des aides aux entreprises auxquelles l’Etat consacre chaque année près de 140 milliards d’euros. «J’ai demandé au Conseil d’analyse économique (CAE) de m’aider à faire ce travail d’examen des aides aux entreprises», a-t-il précisé.
La Banque des règlements internationaux (BRI) a annoncé hier la nomination de Philip Lowe, le gouverneur de la Reserve Bank of Australia, à la présidence du Comité sur le système financier global (CGFS). Il remplace William Dudley, qui était à ce poste depuis 2012 et qui a quitté le 17 juin ses fonctions de président de l’antenne de la Fed à New York. Le CGFS surveille le système financier global pour le compte des banques centrales et produit pour elles des études, analyses et recommandations de politiques.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proclamé sa victoire et celle de son parti aux élections présidentielle et législatives hier. Après dépouillement de 96% des voix, le chef de l’Etat sortant était crédité de 53%, loin devant Muharrem Ince, chef de file de l’opposition et du Parti républicain du peuple (CHP), qui recueillait 31%, selon l’agence de presse Anatolie, seule habilitée à annoncer les résultats officiels. En ce qui concerne les législatives, l’AKP dispose de 43% après dépouillement de 98% des bulletins. Son allié, le Parti d’action nationaliste (MHP), obtient quant à lui 11%. Du côte de l’opposition, le CHP est crédité de 23% et le Parti démocratique des peuples (HDP), formation pro-kurde, obtient 11%. La livre turque s’appréciait de 1,9% dans les premiers échanges en Asie après l’annonce de ces résultats, à 4,58 pour un dollar.
EchoStar a dévoilé détenir une participation de près de 3% au capital de son concurrent britannique Inmarsat. Il possède aussi 10,4% de ses obligations convertibles. Cette irruption, dévoilée dans des avis boursiers, intervient alors qu’Inmarsat a annoncé plus tôt ce mois-ci avoir rejeté une approche de prise de contrôle d’EchoStar car celle-ci sous-évaluait ses activités. EchoStar a jusqu’au 6 juillet pour faire une offre ferme sur Inmarsat dont la capitalisation a fortement progressé ces derniers jours pour monter à 2,8 milliards de livres (3,2 milliards d’euros).
Le constructeur de serveurs informatiques de très hautes performances 2CRSI a levé 43,7 millions d’euros à l’occasion de son introduction sur Euronext Paris, a indiqué vendredi l’opérateur boursier. Ce montant pourrait être porté à 50,3 millions d’euros en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation. Il s’agit de la plus importante IPO de l’année à Paris, Novares, Autodis et Delachaux, les plus gros dossiers attendus, ayant finalement renoncé à entrer en Bourse.
Les ministres des Etats membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont conclu vendredi un accord en vue de proposer, avec certains autres pays producteurs d’or noir, un retour aux niveaux de production prévu par l’accord de plafonnement. Les pays associés à l’accord ont davantage réduit leur production que prévu par cet accord, avec un niveau de conformité de 152% en mai. Revenir à une conformité de 100% se traduirait par une hausse d’environ 1 million de barils par jour en théorie, mais compte tenu de l’impossibilité pour certains pays de relever leur production, l’augmentation de la production devrait être limitée à environ 600.000 barils par jour.