Après deux mois consécutifs de baisse, la performance annuelle des fonds non monétaires est repartie à la hausse pour atteindre 2,3% en avril 2018, soit +0,8 point par rapport à mars, selon des données publiées ce 20 juin par la Banque de France. A l’exception des fonds obligations, en repli de 0,1 point en avril, toutes les catégories participent à cette légère hausse. La palme revient aux fonds actions qui gagnent 1,8 point pour atteindre 4,1% en avril contre 2,3% en mars. Les fonds d’épargne salariale ne sont pas reste, atteignant 3,3% en avril contre 2,2% en mars, soit un gain de 1,1 point. Pour leur part, les fonds diversifiés ont timidement progressé d’un mois sur l’autre, passant de 1% en mars à 1,5% en avril.A fin avril 2018, l’encours des fonds non monétaires ressort à 1.192 milliards d’euros contre 1.188 milliards d’euros à fin mars 2018.En parallèle, la performance des fonds monétaires est demeurée stable à -0,25% en rythme annuel, indique la Banque de France. Leur encours s’établit à 375 milliards d’euros en avril 2018 contre 362 milliards d’euros à fin mars 2018.
Le fonds de place NovESS, dédié au financement de l’économie sociale et solidaire (ESS), a annoncé, ce 20 juin, une prise de participation de 200.000 euros dans le groupe Dook, dont 133.000 euros en obligations convertibles et 67.000 euros en actions. Le fonds NovESS signe ainsi sa septième prise de participation.Créateur de lieux et d’événements, le groupe Dook (ex Sinny&Ooko) œuvre depuis 20 ans au service de projets innovants pris en charge de A à Z : des premières lignes directrices à la programmation de contenus, en passant par la décoration, la gestion et la communication. Le groupe a débuté son activité en 1992, sous le label Sinny&Ooko, avec l’ouverture de Glaz’Art, puis du Divan du Monde en 2003. En 2008, la société s’est vu confier la gestion du Comptoir Général, puis de la Machine du Moulin Rouge en 2009. Le groupe a ensuite ouvert la Recyclerie en 2014 et le Pavillon des Canaux, suivis par le Bar à Bulles.Initié en juin 2016 par la Caisse des Dépôts, le fonds d’investissement NovESS a pour vocation d’accompagner les ressources indispensables à la réalisation de leur développement dans les territoires. Ce fonds fédère des investisseurs privés et publics dont BNP Paribas, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Coopératif, Ircantec, Mutuelle Nationale Territoriale, Union Mutualiste Retraite et ERAFP. Doté aujourd’hui de 60 millions d’euros, NovESS a pour objectif d’investir 100 millions d’euros dans les associations, coopératives, fondations, mutuelles et sociétés commerciales de l’ESS. Ses investissements ciblent d’une part les structures en changement d’échelle (investissements entre 1 et 5 millions d’euros) porteuses de projets d’envergure, et d’autre part les structures innovantes en phase d’accélération (investissements entre 100 et 500.000 euros).
Les investissements en capital-risque en Europe ont atteint 6,4 milliards d’euros en 2017, soit le niveau le plus élevé de ces dix dernières années, selon Invest Europe, qui annonce par ailleurs la nomination d’un nouveau président en la personne de Nenad Marovac.Les investissements d’amorçage et à des stades précoces ont augmenté d’environ 50 % sur un an, atteignant 649 millions d’euros et 3,5 milliards d’euros respectivement. Parallèlement, les investissements à un stade plus avancé dans de grandes entreprises sont ressortis à 2,3 milliards d’euros, soit le niveau le plus élevé depuis 2008. Le secteur des technologies de l’information et des communications a drainé 45 % des investissements, suivi par le secteur de la biotechnologie et de la santé (23 %) et celui des biens et des services de consommation (8 %). Par ailleurs, Nenad Marovac, qui prend la présidence d’Invest Europe pour 2018 et 2019, succède à Marta Jankovic. Le nouveau président est fondateur et managing partner de DN Capital.
Le conseil de l’Association française des marchés financiers (Amafi), réuni le 18 juin 2018, a nommé Bertrand de Saint Mars en tant que directeur général de l’association à compter du 1er juillet 2018. Il succèdera ainsi à Pierre de Lauzun, qui part à la retraite après 16 années à la tête de l’Amafi.Bertrand de Saint Mars a rejoint l’Association dès sa création, en 1988, en qualité de juriste. Il en devient directeur juridique en 1999, puis délégué général adjoint en 2002. Pour sa part, Pierre de Lauzun a été le délégué général de l’Amafi de 2002 à 2018. Pierre de Lauzun a été élu administrateur de l’Association par l’Assemblée générale qui s’est tenue le même jour. Il rejoindra le conseil à compter du 1er juillet après avoir quitté ses fonctions de délégué général.
Le groupe Altice Europe, maison-mère de SFR, a annoncé, ce 20 juin, la signature d’un accord avec la société de capital-investissement KKR portant sur la cession d’une participation de 49,99% dans 10.198 tours télécoms SFR détenues par Altice dans l’Hexagone. Concrètement, KKR va acquérir 49,99% de SFR Tower Company (SFR TowerCO), une structure créée à cet effet. Cette opération valorise ces tours télécoms à près de 3,6 milliards d’euros, ce qui équivaut à 18 fois leur Ebitda 2017, qui avait atteint 200 millions d’euros, indique Altice dans un communiqué. Par ailleurs, un accord de construction sur-mesure de 1.200 nouveaux sites SFR et SFR TowerCO devrait générer environ 250 millions d’euros de recettes supplémentaires pour SFR au cours des quatre prochaines années.En parallèle, Altice a annoncé la signature d’un accord avec un consortium comprenant Morgan Stanley Infrastructure Partners et Horizon Equity Partners pour la cession de 75% de la société de tours (« Towers of Portugal » ou « ToP ») qui comprendra 2.961 sites actuellement opérés par Altice Portugal. La transaction valorise Towers of Portugal à une valeur d’entreprise de 660 millions d’euros, ce qui représente un multiple de 18,9 fois l’Ebitda 2017 pro forma de 35 millions d’euros. En outre, un accord de construction sur-mesure de 400 nouveaux sites devrait générer des recettes supplémentaires d’environ 60 millions d’euros au cours des 4 prochaines années, a indiqué Altice.
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé, ce 20 juin, qu’à compter de juin 2019 il inclura l’indice MSCI Saudi Arabia au sein des indices MSCI Emerging Markets, MSCI ACWI et d’autres indices régionaux et mondiaux. « Cette décision suit la mise en œuvre dans le marché des actions d’Arabie Saoudite d’un certain nombre d’améliorations réglementaires et opérationnelles qui permis d’ouvrir davantage le marché aux investisseurs institutionnels internationaux », explique MSCI dans un communiqué. L’Arabie Saoudite représentera environ 2,6% de l’indice MSCI Emerging Markets, avec 32 valeurs. Par ailleurs, MCSI a décidé de reclasser l’indice MSCI Argentina, le faisant passer du statut « marchés frontières » à celui de « marchés émergents ». Ainsi, l’indice MSCI Argentina intègrera l’indice MSCI Emerging Markets à compter de mai 2019.
La Banque centrale du Brésil (BCB) a maintenu mercredi soir son taux directeur à son plus bas niveau historique de 6,5%, considérant que la grève des transporteurs routiers du mois dernier et la forte dépréciation du réal face au dollar n’avaient pas eu de véritable impact sur l’inflation. Le taux Selic avait déjà été maintenu à ce niveau lors de la dernière réunion du Comité monétaire de la BCB (Copom) il y a un mois, mettant un terme à 12 baisses consécutives. Mais depuis, l’autorité a dû intervenir sur le marché des changes en adjugeant près de 25 milliards de dollars de swaps de devises pour freiner la forte dépréciation du real, qui menace de faire ressurgir les tensions inflationnistes dans le pays.
La banque centrale norvégienne (Norges Bank) a maintenu ce matin son taux directeur inchangé à un plus bas historique de 0,50%, et réaffirmé son intention de procéder à un relèvement en septembre, conformément à ce qu’elle avait dit en mars. «Les perspectives de l'économie norvégienne laissent entrevoir qu’il sera bientôt pertinent de relever le taux directeur. L’actuelle évaluation des perspectives par le comité exécutif et l'équilibre des risques suggèrent que le taux directeur sera vraisemblablement relevé en septembre 2018», précise la Norges Bank.
La Banque d’Angleterre (BOE) a laissé ce jeudi son principal taux directeur inchangé à 0,5%, le niveau auquel il se trouve depuis novembre 2017, comme anticipé par les économistes. Par ailleurs, la banque centrale britannique a maintenu le montant de son programme d’achats d’obligations d’Etat à 435 milliards de livres sterling (498 milliards d’euros). La BOE a aussi laissé à 10 milliards de livres le montant de son programme d’achats d’obligations d’entreprises.
Le Parlement a définitivement adopté aujourd’hui par un ultime vote du Sénat la proposition de loi LREM sur le secret des affaires malgré les inquiétudes de la gauche, des médias, et des associations. Cette transposition d’une directive européenne a reçu au Sénat 249 voix pour et 95 contre, toutes de gauche, après avoir été largement adoptée la semaine dernière à l’Assemblée nationale.
Le MSCI a confirmé hier soir que les actions argentines et saoudiennes seront incluses au sein de son indice Marchés Emergents à partir du mois de juin 2019, ce qui représente une manne supplémentaire d’environ 600 milliards de dollars. L’inclusion se fera sur une base pro forma de pondération d’environ 2,6% de l’indice avec 32 titres pour les actions d’Arabie Saoudite. Une inclusion pourrait attirer entre 30 et 40 milliards de dollars d’investissements étrangers sur les marchés saoudiens d’ici 2 ans, et environ 4 milliards pour les marchés argentins.
La Banque nationale suisse (BNS) a comme prévu maintenu ce matin sa politique monétaire ultra accommodante inchangée, en évoquant notamment une situation fragile sur le marché des changes, et en réajsutant à la baisse ses prévisions d’inflation pour 2019 et 2020. La BNS a rappelé qu’elle restait prête à intervenir sur les marchés des changes pour bloquer une hausse du franc suisse, en tenant compte de la situation pour l’ensemble des devises, et a laissé inchangé sa marge de fluctuation du taux Libor à 3 mois reste entre -1,25% et -0,25% et le taux d’intérêt appliqué aux avoirs à vue détenus à la BNS reste fixé à -0,75%. afin de décourager l’appétit des investisseurs pour le franc.
L’union des marchés de capitaux a fait du financement des entreprises une grande cause européenne, dans une région qui souffre d’un manque d’investisseurs en actions. Encore faudrait-il témoigner à ces dernier un minimum d’égards. Delachaux leur a fait faux bond le matin même où l’équipementier ferroviaire devait fixer le prix de la plus grande introduction en Bourse de l’année à Paris. Ses propriétaires, le fonds CVC et la famille, ont préféré monter un nouveau LBO qu’on imagine plus lucratif. « Cette IPO arrive au bon moment, elle nous permet de réduire notre endettement et de financer notre croissance », se félicitait pourtant le directeur général du groupe quelques jours auparavant. Les gérants actions qui avaient pris le temps d’étudier le dossier et de placer leurs ordres d’achat apprécieront.
Représailles. Le président américain Donald Trump n’a pas failli à sa promesse. Vendredi 15 juin, une liste de 818 produits, portant sur 34 milliards de dollars d’importations chinoises, a été publiée. Une taxe supplémentaire de 25 % leur sera appliquée à partir du 6 juillet prochain et 284 autres catégories sont dans la ligne de mire, représentant 16 milliards. La réponse chinoise a été immédiate. Pas moins de 545 produits américains d’une valeur de 34 milliards de dollars se verront imposer de droits de douane supplémentaires à partir du 6 juillet. Parmi eux, le bœuf, le porc, la volaille, le poisson et les fruits de mer, les produits laitiers, les légumes, le tabac et les véhicules de tourisme conventionnels, hybrides et électriques.
Pandémie. L’année 2018 n’est pas 2011. Le risque d’une contagion dans les pays périphériques est aujourd’hui limité, selon les économistes de Barclays. Une dégradation de la situation politique en Italie aurait moins d’impact sur l’Espagne, le Portugal, la Grèce et l’Irlande. D’abord parce que la situation politique dans ces pays n’est pas inquiétante, à l’image de l’Espagne, où des élections anticipées pourraient porter au pouvoir le parti de centre-droit Ciudadanos, et du Portugal, où la coalition de gauche poursuit ses efforts budgétaires. Ensuite, parce que le contexte économique est bien différent. L’Espagne affiche la croissance la plus solide de la zone euro (+ 2,7 % prévu pour 2018). Même la Grèce, pays le plus fragile, a couvert ses besoins de financement jusqu’à fin 2019. Enfin, le coût de financement des Etats est sans commune mesure grâce à l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Cette intervention réduit de facto l’excédent primaire nécessaire pour stabiliser la dette. Sans oublier que ces pays pourraient bénéficier d’un soutien financier européen en cas d’aggravation de la situation italienne pour isoler le risque de contagion.
Le cliché a été pris le 18 juin, lors de la conférence de presse qu’Angela Merkel a tenue à Berlin au siège de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Le feu rouge est repassé à l’orange pour la chancelière allemande, qui a frôlé de peu la sortie de route avec ses alliés de l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise. Pour éviter une crise entre les deux composantes du bloc conservateur et la mort de la grande coalition au Bundestag, Angela Merkel a dû se résoudre à durcir la politique migratoire du pays, comme l’exigeait la CSU. Un affaiblissement de mauvais augure pour le sommet européen des 28 et 29 juin, où la France espère toujours parvenir à des annonces fortes en matière de réforme de la zone euro.
Il y a un changement dans la façon dont les banquiers centraux caractérisent la politique monétaire. Ils nous ont récemment préparés à l’idée que la politique monétaire n’est peut-être plus si accommodante que cela, voire qu’elle est proche d’une situation de neutralité. Comment se définit cette neutralité ? Ils l’ont un peu encadré en disant qu’à partir du moment où les fed funds se situent entre 2 % et 2,5 %, nous ne sommes pas loin de la neutralité. Il faut également suivre leurs discours sur les anticipations d’inflation à long terme. C’est sans doute ce point qui les gêne le plus. Toutes les mesures d’anticipation d’inflation à long terme – enquêtes auprès des ménages… – montrent qu’elles ne s’établissent pas à un niveau suffisamment confortable pour les banquiers centraux américains. Cela signifie qu’il n’y a pas d’urgence à resserrer la politique monétaire. C’est toute la réflexion menée par la nouvelle équipe à la tête de la Fed autour du « new normal », c’est-à-dire d’une situation marquée par une croissance basse et un endettement élevé. Ce new normal implique le « new neutral », c’est-à-dire un environnement de taux d’intérêt plus bas qu’avant.
C’est le montant qui devrait être investi cette année sur le marché immobilier d’entreprise en France, selon le baromètre réalisé par MSCI et Crédit Foncier Immobilier. Un investissement en légère baisse par rapport aux 25,5 milliards réalisés en 2017, en raison principalement de la faiblesse du rendement des actifs core (3 %). La vingtaine d’investisseurs, représentant un tiers du marché, attendent une poursuite du repli en 2019 à 24,2 milliards d’euros. Les acteurs les plus actifs restent les assureurs, suivis des SCPI/OPCI retail.
Les députés britanniques ont voté hier contre l’amendement visant à donner au Parlement un droit de veto sur le résultat des négociations à venir entre le Royaume-Uni et Bruxelles.
Selon le COR, l'équilibre financier du système de retraites serait atteint en moyenne sur la période 2017-2070, mais dans l'intervalle les besoins de financement seront fréquents.
La Commission européenne vient d’ordonner au Luxembourg de récupérer auprès d’Engie 120 millions d’euros d’arriérés d’impôt. «Le Luxembourg a accordé des avantages fiscaux illégaux à Engie. explique Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence. Ces décisions fiscales anticipatives ont avalisé deux structures de financement complexes, mises en place par Engie, qui traitent une même opération [...] à la fois comme une dette et comme une prise de participation». Engie répond qu’il constestera «la qualification d’aide d’Etat, estimant que la Commission n’a pas apporté la preuve d’un avantage fiscal sélectif».
Klingelnberg, spécialiste suisse des machines de production et de mesure des engrenages, a annoncé hier que le prix de son introduction en Bourse (IPO) était de 53 francs (46 euros) par action, soit une valeur boursière de 470 millions de francs. Le placement a porté sur 4,1 millions d’actions détenues par la famille et sur 440.000 actions nouvelles. Ce placement qui s’élève à 265 millions de francs suisses, option de surallocation incluse, devrait assurer à la société basée à Zurich un flottant de 56,6%.
Les investisseurs étrangers ont été vendeurs nets de 5,5 milliards de dollars d’actifs émergents depuis la réunion de la Fed mercredi dernier, selon l'IIF.