Omnes Capital investit 1,7 million d’euros dans la société Nanomakers et devient le premier actionnaire de la start-up française productrice de nanopoudres. L’objectif de l’opération est d’accroître les capacités de production de la société, de poursuivre ses efforts en R&D et de renforcer les recrutements de postes clés. Fondée en 2010 et basée à Rambouillet, la start-up française Nanomakers conçoit et produit depuis 2012 des nanopoudres brevetées à base de silicium pour transformer les propriétés mécaniques, chimiques ou thermiques des matériaux. Sa technologie disruptive a notamment permis de tripler la densité énergétique des anodes des batteries Li-ion, ou encore d’alléger et renforcer les propriétés mécaniques de certains matériaux (alliages métalliques, élastomères), utilisés dans différents secteurs industriels. Nanomakers, dont le chiffre d’affaires a été multiplié par 10 depuis 2014, collabore avec 80 % du marché mondial de la batterie Li-ion, en particulier ses leaders mondiaux et leurs fournisseurs pour l’intégration de nano-silicium dans les anodes afin d’augmenter leur densité d’énergie. Une mise sur le marché est prévue au Japon en 2019. La start-up va maintenant accélérer son développement industriel en étendant ses unités de fabrication en France et à l’international.
32 millions d’euros. C’est la somme apportée à Lendix par Idinvest Partners, Allianz France et CIR SpA (holding coté de la famille De Benedetti) au côté des actionnaires historiques que sont notamment CNP Assurances, Matmut, Partech et Decaux Frères Investissements. Les trois nouveaux investisseurs se verront également attribuer une place au conseil de surveillance de Lendix.Représentant une part significative du tour de table, «l’investissement d’Allianz France est à la hauteur de nos ambitions en termes de partenariat”, souligne Julien Martinez, directeur de la stratégie, des fusions-acquisitions et de l’innovation d’Allianz France. Car leader dans le marché de l’assurance entreprise, la compagnie souhaite aujourd’hui développer une connaissance plus fine de ses clients, notamment en s’intéressant à leur besoin de financement. Via «un partenariat stratégique fort» noué avec Lendix, il s’agira donc pour Allianz de donner accès aux entreprises couvertes au service de financement de Lendix. En retour, la plateforme pourra donner accès aux entreprises financées à certains produits de l’assureur, notamment sur les marchés allemands et néerlandais sur lesquels elle souhaite se développer prochainement.Pour rappel, il s’agit du troisième tour de table pour Lendix. Le premier, réalisé à la création de la start-up avait porté sur 7 millions d’euros. Le deuxième, mené en 2016 sur 12 millions d’euros avait pour objectif d’appuyer son développement en Italie et en Espagne, «grâce aux opportunités réglementaires qui se sont présentées», explique Olivier Goy, fondateur de Lendix. Aujourd’hui, il s’agira pour la start-up de se développer aux Pays-Bas et en Allemagne, pour porter au nombre de cinq les pays dans lesquelles elle est présente.Contrairement aux deux premiers tours de table, les investisseurs de celui-ci ne s’engagent pas à être prêteurs pour les entreprises de la plateforme. “Cela n’est plus utile aujourd’hui. Nous sommes dans une logique d’emprunteurs business et capitalistique”, justifie le fondateur de Lendix. La fintech a prêté un total de 190 millions d’euros à environ 400 projets depuis sa création en 2014.
Le Groupe Rossignol, l’un des leaders mondiaux dans le domaine des sports d’hiver, a annoncé, hier, avoir conclu un accord avec IDG Capital, investisseur de premier plan en Chine, aux origines américaines et avec une présence mondiale. Via une participation minoritaire au capital du groupe de l’ordre de 20 %, IDG Capital mettra à profit son expertise pour soutenir le développement du groupe français sur le marché chinois, indique le Groupe Rossignol dans un communiqué. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés. L’investisseur scandinave Altor Equity Partners, présent au capital depuis 2013, conserve une participation majoritaire dans le groupe. Cette opération s’inscrit dans la perspective des Jeux Olympiques d’hiver de 2022 à Pékin.Créé en 1992, IDG Capital a été le premier investisseur étranger à s’ouvrir au marché chinois. Il a contribué à la croissance de plus de 700 entreprises majeures sur le territoire chinois, dont Baidu, Tencent, Xiaomi ainsi qu’au développement d’entreprises internationales telles que Moncler, Farfetch, l’Olympique Lyonnais FC ou encore InFront.
La croissance des ventes au détail dans les 19 pays de la zone euro a décéléré en avril par rapport à mars, montrent les données publiées mardi par Eurostat. Ces ventes ont augmenté de seulement 0,1% sur un mois, après 0,4% en mars, et de 1,7% sur un an. Les consommateurs ont dépensé davantage dans l’habillement et les chaussures, ainsi que dans les produits informatiques. Les dépenses dans l’alimentaire, les boissons et le tabac ont en revanche diminué en avril. Les ventes en ligne ont augmenté de 2,5%.
La Banque centrale australienne (RBA) a maintenu aujourd’hui comme attendu son taux directeur à son plancher de 1,50%, exprimant sa confiance dans la capacité de l'économie à prolonger sa période de 26 ans sans récession, grâce à de solides exportations et aux dépenses publiques. L’institut d’émission estime que la croissance économique devrait s’accélérer pour se situer «légèrement au-dessus» de 3% en 2018 et en 2019. La consommation des ménages, qui représente environ 57% du PIB, reste toutefois une «source persistante d’incertitude» pour la RBA, alors que les salaires augmentent lentement et que leur endettement reste élevé.
La Chine a ouvert une enquête sur les pratiques de Samsung Electronics, SK Hynix et Micron Technology, les trois fabricants de semi-conducteurs qui contrôlent le marché des mémoires DRAM. Les trois groupes ont indiqué que des responsables de l’Administration chinoise pour la régulation du marché s'étaient récemment rendus dans leurs locaux. C’est la première fois que Pékin ouvre une telle procédure suite à des allégations d’entente sur les prix de ces composants qui ont plus que doublé en deux ans.
Le fabricant allemand de batteries Akasol prépare une introduction en Bourse (IPO) à Francfort avant la fin juin afin de lever des fonds pour investir dans de nouvelles capacités lui permettant de tirer parti de l’envolée attendue de la demande des constructeurs de voitures électriques. La société a l’intention de placer environ 100 millions à 125 millions d’euros d’actions nouvelles dans le cadre d’une opération qui devrait la valoriser entre 400 millions et 500 millions d’euros, rapporte Reuters de sources proches du dossier.
Roche Bobois a annoncé mardi son projet d’introduction en Bourse: le groupe d’ameublement haut de gamme a publié son document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). «Le groupe familial Roche Bobois envisage ainsi d’ouvrir pour la première fois son capital au public dans le cadre de la sortie partielle programmée d’actionnaires», déclare Gilles Bonan, le président du directoire, dans le communiqué de la société.
Première opération d’envergure de l’année, Delachaux capitalisera au mieux 1 milliard d’euros. La société se valorise sur des multiples d’Ebitda de 10 à 12 fois.
Après Goldman Sachs, c’est au tour du fonds de s'entendre avec Blackstone pour mettre fin au défaut fictif du promoteur. L’Isda et la CFTC restent muettes.
Le moral des investisseurs s’est dégradé en juin pour le cinquième mois consécutif et retombe à son plus bas niveau depuis octobre 2016 en raison de la situation politique en Italie et des tensions commerciales avec les Etats-Unis, montre l’enquête mensuelle de l’institut allemand Sentix publiée hier. Son indice de confiance fléchit ce mois-ci à 9,3 contre 19,2 en mai. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un repli limité à 18,4. Le jugement des investisseurs sur leurs conditions actuelles s’est dégradé; quant à leurs anticipations, elles sont au plus bas depuis août 2012.
Le constructeur automobile PSA a annoncé hier qu’il avait commencé à suspendre les activités de ses joint-ventures en Iran afin de se conformer d’ici début août aux sanctions américaines annoncées le mois dernier. L’industriel français a précisé qu’il était en contact avec les autorités américaines pour «envisager» une dérogation au sujet de ses activités en Iran, une démarche bénéficiant du «support» du gouvernement français. Après la signature de l’accord sur le nucléaire iranien en juillet 2015 et la levée des sanctions internationales contre l’Iran en janvier 2016, PSA avait signé des accords de joint-venture avec les constructeurs Iran Khodro et Saipa.
Lafarge SA a demandé le renvoi de son interrogatoire prévu ce jour chez les juges d’instruction, qui envisageaient sa mise en examen dans l’affaire de financement de terrorisme présumé en Syrie, son PDG ayant récemment annoncé sa démission, rapportait hier l’AFP de source proche du dossier. Le PDG de Lafarge SA, la holding actionnaire de la filiale syrienne mise en cause dans l’enquête, devait représenter la société lors de cette convocation cruciale devant les magistrats, ce qui rend impossible la tenue de cet interrogatoire, selon cette source.
Plusieurs groupes d’influence soutenus par les frères Charles et David Koch, généreux donateurs du Parti républicain, ont annoncé qu’ils allaient faire campagne pour le libre échange et contre les droits de douane imposés par Donald Trump. Ces groupes ont décidé de dépenser plusieurs millions de dollars pour faire valoir leur position alors que se profilent les élections de mi-mandat prévues au mois de novembre.
L’abrogation de l’Accord de libre-échange nord-américain pourrait réduire de 0,4% la croissance de l'économie canadienne, «et peut-être davantage», a estimé hier le Fonds monétaire international (FMI), alors que les discussions en cours depuis neuf mois entre Canada, Etats-Unis et Mexique sont dans l’impasse. Le FMI prévoit que la croissance de l'économie canadienne ralentira à 2,1% en 2018 et à 2% en 2019, après 3% en 2017, «la plus élevée» des pays du G7. La croissance de l'économie canadienne a été «solide», note le FMI, en se réjouissant que le marché immobilier, objet de préoccupation des économistes, «montre enfin des signes de refroidissement» avec l’imposition de règles plus strictes aux acheteurs.
La Banque de France a décidé de se doter d’un outil permettant une vision plus agrégée des marchés des changes, aujourd’hui fragmentée du fait de la multiplication des plates-formes de négociation. À l’issue d’une procédure d’appel d’offres européen, l’institution a sélectionné la société Quod Financial, dont la solution permet de consolider les cotations de plus de 40 plates-formes et «de disposer de données d’une extrême granularité», indique un communiqué de la BdF, qui précise : «Avec ce projet, mis récemment en production, la Banque de France améliore son exécution des opérations de change, tant pour son compte propre, que pour sa clientèle institutionnelle».
Avec une hausse de son rythme annuel de croissance de 0,8% au premier trimestre, selon les chiffres publiés hier par le service de la statistique Elstat, la Grèce enregistre un 5e trimestre consécutif de progression de son PIB. La croissance annuelle a accéléré à un rythme de 2,3% sur les trois premiers mois de 2018, après 2% au cours du trimestre précédent, ce qui est supérieur aux prévisions de croissance pour cette année de 1,9% pour la Commission européenne et 2% pour le Fonds monétaire international.
La Banque centrale européenne (BCE) a ralenti en mai ses rachats d’obligations souveraines italiennes alors même que la crise politique battait son plein, montrent les données publiées hier par la BCE. La BCE a racheté en mai pour 3,6 milliards d’euros d’emprunts du Trésor italien, soit environ 8% de moins que ce qui est prévu par ses règles de répartition, selon des calculs de Reuters. La BCE a expliqué cet écart par la nécessité de racheter davantage de titres émis par l’Allemagne, dont un montant élevé d’obligations était arrivé à échéance en avril. Elle s’efforce ainsi de démentir les accusations en provenance d’Italie selon lesquelles elle aurait volontairement acheté moins de dette italienne dans le but de peser sur la composition du nouveau gouvernement à Rome. La BCE a acheté pour 6,9 milliards d’euros d’obligations allemandes en mai pour compenser le faible montant du mois précédent, le plus bas depuis le lancement de ce programme, comme elle l’avait annoncé.
Le gouvernement britannique compte bien faire rejeter par la Chambre des communes, où le projet de loi sur le Brexit reviendra en débat le 12 juin, certains amendements votés par la Chambre des Lords, a déclaré hier le porte-parole de la Première ministre Theresa May. La Chambre des Lords, majoritairement pro-européenne, a infligé ces dernières semaines plusieurs camouflets au gouvernement. Le 25 avril, elle a notamment refusé à une nette majorité d’octroyer au gouvernement des pouvoirs élargis pour amender les lois après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne fin mars 2019.
Le procès en correctionnelle de la banque suisse UBS pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale a été fixé par le tribunal de Paris au 8 octobre prochain et devrait durer jusqu’au 15 novembre. UBS est soupçonné d’avoir mis en place un système de blanchiment permettant à des résidents français de dissimuler leurs avoirs au fisc. Cette pratique aurait duré de 2004 à 2012. Le préjudice présumé pour l’Etat français serait évalué en milliards d’euros. La filiale française de la banque suisse sera pour sa part jugée pour complicité. Une demi-douzaine d’anciens cadres des deux entités seront aussi jugés lors du même procès.
La Commonwealth Bank, plus grande banque d’Australie, a accepté hier de payer une amende de 700 millions de dollars australiens (454 millions d’euros) pour mettre fin à des poursuites pour infractions aux législations sur le blanchiment et sur le financement du terrorisme. Cet accord fait suite à une médiation imposée par la justice entre la banque et le service australien de renseignement financier Austrac. Si l’accord est approuvé par la Cour fédérale, il s’agira de l’amende civile la plus élevée jamais imposée à une entreprise australienne. L’accord conclu lundi constitue «une reconnaissance claire de nos manquements», même si les «erreurs» commises n’avaient rien de délibéré, a commenté dans un communiqué le patron de CBA, Matt Comyn. Il a présenté ses excuses et affirmé que la banque allait désormais tenter «d’aller de l’avant».
L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) a annoncé hier que la collecte des SCPI Immobilier d’entreprise a atteint 1,14 milliard d’euros au premier trimestre. Ce segment, qui représente 92% de la capitalisation et 97% de la collecte 2017 de l’ensemble des SCPI, porte ainsi sa collecte sur douze mois glissants à 4,48 milliards d’euros. La collecte nette des 14 OPCI «grand public» a quant à elle atteint 438 millions d’euros sur le premier trimestre, soit 2,99 milliards sur douze mois. «Après un premier semestre 2017 exceptionnel, notamment portée par les besoins de quelques sociétés ayant réalisé des acquisitions record, nous retrouvons des niveaux de collecte similaires à ceux observés au premier trimestre 2016», commente Frédéric Bôl, le président de l’ASPIM.
L’Union européenne pourrait mettre en œuvre dès le mois de juillet les premières mesures de sauvegarde de ses industries de l’acier et de l’aluminium, a indiqué hier la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström. «Nous pouvons prendre des mesures préliminaires dès juillet. C’est de cela dont nous allons discuter. Nous allons voir les résultats préliminaires de l’enquête. C’est possible», a-t-elle dit. Selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Union européenne peut imposer des droits de douane «temporaires de sauvegarde» pour une durée pouvant aller jusqu'à 200 jours.
Le Fonds monétaire international (FMI) salue « les progrès impressionnants » de la France en un an, doublés selon lui de perspectives de croissance favorables, mais alerte sur les risques de dégradation et insiste sur la nécessité de réduire les dépenses publiques à «tous les niveaux» de l’administration. Dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l'économie française, publiées lundi, le FMI souligne que la France est devenue «un chef de file» des réformes en Europe et invite les autorités à poursuivre plus avant « pour s’attaquer aux problèmes structurels qui subsistent et accroître la résilience aux chocs ».
Le procès en correctionnelle de la banque suisse UBS pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale a été fixé par le tribunal de Paris au 8 octobre prochain et devrait durer jusqu’au 15 novembre.
Les commandes à l’industrie américaine se sont contractées plus fortement que prévu en avril, pénalisées par le recul de la demande pour les équipements de transports et les machines, mais la tendance sous-jacente donne à penser que le secteur manufacturier conserve une solide dynamique aux Etats-Unis.
Le moral des investisseurs se dégrade en juin pour le cinquième mois consécutif et retombe à son plus bas niveau depuis octobre 2016 en raison de la situation politique en Italie et des tensions commerciales avec les Etats-Unis, montre lundi l’enquête mensuelle de l’institut allemand Sentix. Son indice de confiance fléchit ce mois-ci à 9,3 contre 19,2 en mai. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un repli limité à 18,4. Le jugement des investisseurs sur leurs conditions actuelles s’est dégradé; quant à leurs anticipations, elles sont au plus bas depuis août 2012.
En 2017, les start-up actives dans la fintech ont levé 151 millions de francs suisses, contre 61 millions l’année précédente, selon un rapport publié par Swisscom, son think tank E-frseght et l’Institut pour les services financiers de Zoug (IFZ), rapporte le quotidien Le Temps. Le nombre de tours de table s’est élevé à 48 au total. A cette cagnotte record s’ajoutent les ICO (initial coin offerings), avec un montant de quelque 283 millions de francs en 2017, récoltés par sept fintech. La plus importante ICO, celle de Bancor, qui permet d'échanger des cryptomonnaies, a atteint 151 millions de francs. Les cryptomonnaies et la blockchain attirent le plus (37% des fonds investis), suivies par l’investissement et la gestion d’actifs (19%) et la recherche liée aux données (15%).