La Portugaise a reçu, comme tous les commissaires présentés mardi par Ursula von der Leyen, sa lettre de mission. Au menu, le serpent de mer d'une véritable Union de l'épargne et de l'investissement.
Si une détente monétaire est évidente, son ampleur, de 25 ou 50 points de base, fait l’objet de débats autant sur les marchés qu’en interne, au sein d’un Comité de politique monétaire déterminé à éviter la récession.
La prime de risque sur les émetteurs corporate euro investment grade n’a pas diminué depuis la correction de début août. Les émissions records depuis quatre semaines ont empêché le rebond, contrairement au high yield.
La perspective d’un atterrissage en douceur, les baisses de taux et la hausse plus diffuse des marchés pourraient soutenir les actions, mais le risque est asymétrique avec des facteurs de fragilité toujours présents, notamment le positionnement des investisseurs.
L’industrie s’est contractée moins que prévu en juillet, grâce au bond enregistré en Irlande où les données restent très volatiles. Mais la tendance reste faible, notamment dans les quatre premières économies de la région.
Deux articles relancent l’hypothèse d’une baisse de 50 points de base du taux des Fed funds dès mercredi prochain. Les rendements des Treasuries ainsi que le dollar accentuent leur baisse.
La hausse des prix est désormais estimée à 1,8% mais l'inflation harmonisée, qui permet une comparaison avec les autres pays européens, est confirmée à 2,2%.
Le prochain gouvernement devra trouver une formule de compromis innovante, et les alliances idoines, pour faire accepter un budget forcément insatisfaisant pour une majorité des députés.
Les marchés ont trouvé un peu de soulagement dans la nomination de Michel Barnier comme premier ministre. Les spreads obligataires ne se sont pas tellement resserrés pour autant.
Les incertitudes qui entourent l’orientation budgétaire ont depuis affecté les prévisions de croissance. Le prochain gouvernement devra gagner la confiance des consommateurs et des entreprises pour faire redémarrer la demande intérieure.
Le Conseil des gouverneurs reste bloqué par sa volonté de voir dès aujourd’hui le résultat de ses actions, qu’il sait pourtant généralement plus décalé dans le temps.
Sur les marchés actions, depuis cet été les secteurs défensifs contribuent davantage à la hausse du marché alors que les grandes capitalisations de la tech ont été malmenées.
L’indice des prix à la production est ressorti à un niveau plus élevé qu’attendu. Cela confirme la probabilité d'une baisse des taux de la Réserve fédérale de seulement 25 points de base le 18 septembre prochain.
La Banque centrale européenne a réduit d'un quart de point, comme prévu, son taux de rémunération des dépôts, alors que la prévision de croissance en zone euro a été revue à la baisse.
Le rebond de la première partie de l’année n’a pas tenu. Les investisseurs étrangers continuent de sortir de ce marché, alors que l’espoir d’une relance s’est évanoui, et les locaux perdent confiance.
La hausse des prix a ralenti en août aux Etats-Unis, mais l’inflation cœur est plus forte que prévu. La perspective de voir la banque centrale réduire ses taux de 50 points de base le 18 septembre s’éloigne.