Le nouveau président d’Engie arrivera dans un groupe reconfiguré
Jean-Pierre Clamadieu, qui prendra la présidence d’Engie après l’assemblée générale du printemps, est fixé : au vu des résultats 2017 présentés hier, c’est un groupe solidement reconfiguré qu’il pilotera en tandem avec la directrice générale, Isabelle Kocher.
Celle-ci a reçu des boursiers un coup de chapeau mérité au vu des chiffres qu’elle présentés hier : ceux-ci montrent un groupe qui a quasiment achevé la mue de grande ampleur initiée voici deux ans, caractérisée par des cessions et des investissements pharaoniques, proche de 15 milliards dans les deux cas.
La question était de savoir si les seconds permettraient financièrement de compenser les premières. La réponse est positive. Le chiffre d’affaires et l’excédent brut d’exploitation sont repartis à la hausse tout comme le résultat net récurrent.
Un bémol néanmoins : le flux de trésorerie, le cash flow, un indicateur financier clé, recule encore d’un peu plus d’un milliard. De quoi inciter à la prudence un groupe qui souhaite poursuivre ses acquisitions. Elles devront être mesurées en taille, d’autant qu’il a décidé d’en utiliser une partie pour augmenter son dividende.
Mais la nouvelle équipe est désormais en mesure de tourner la page de la restructuration, et de travailler sereinement au prochain plan de développement qu’elle présentera à l’automne. Les décisions stratégiques attendues abondent, à commencer par l’opportunité de conserver ou non sa participation dans Suez.
Une autre, tout aussi importante, ne lui appartient pas : la composition de son propre capital, notamment le rythme d’allègement prévisible de l’Etat. Avec 33% des droits de vote, sa décision du gouvernement est attendue avec impatience aussi par le marché.
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