Le financement du soutien scolaire est-il en train de devenir une niche fiscale ? Ce serait d’autant plus curieux que l’Etat s’est récemment mis en quête de faire le tri dans les formations professionnelles. Or, le soutien scolaire va immanquablement demander, lui aussi, des mises au point. En attendant, il ne semblait pas forcément indispensable de greffer sur les réductions d’impôt auxquelles il donne lieu un dispositif « Avance immédiate ». C’est pourtant le cas depuis la rentrée. L’idée est que le crédit d’impôt soit aussitôt attribué aux familles, afin de « favoriser l’égalité des chances »… Peut-être qu’un cours d’organisation du budget domestique proposé aux parents serait tout aussi utile. Via un organisme de soutien scolaire ?
Conscience. Deux initiatives inhabituelles du côté des établissement de financement en faveur des clients modestes contraints par l’instauration de nouvelles zones à faibles émissions (ZFE). Sofinco propose une location de voiture avec option d’achat à partir de 100 euros par mois pour des véhicules ayant un label Crit’Air 0 ou 1, neufs ou d’occasion de moins de cinq ans. L’offre est disponible auprès d’Agilauto, loueur automobile du Crédit Agricole, et auprès des concessionnaires partenaires de Sofinco Auto. Par ailleurs, ALD Automotive, filiale de Société Générale, et l’Adie, Association pour le droit à l’initiative économique, ont imaginé une offre de location longue durée de véhicules d’occasion de moins de cinq ans également, incluant l’entretien et l’assistance, à coût réduit. L’octroi du crédit est effectué avec le soutien de l’Adie, qui simplifie les démarches administratives.
Le livre va-t-il mieux résister au raz-de-marée du modèle dit progressiste que la biodiversité ? Espérons-le, car les constats sur la disparition d’une grande partie de la nature ne manquent pas, malgré des tentatives pour alerter les sociétés, comme avec la COP 15. Côté lectures, on est toujours sans nouvelle précise de ce que va devenir le paysage de l’édition, après l’annonce cet été par Vivendi de son intention de céder Editis. Au pays du prix unique du livre, les inquiétudes ne sont pas retombées pour autant quant à la protection du foisonnement des pensées. Certaines initiatives donnent toutefois le sentiment que la créativité reste vivace, tel le projet de librairie universelle de Lireka : cette start-up grenobloise lancée l’an dernier a constitué un catalogue de plus d’un million de titres et vendu 180.000 ouvrages livrés gratuitement dans le monde. Son business plan ? « Faire émerger un modèle pour la librairie indépendante, pour concurrencer les géants du e-commerce et les grandes enseignes spécialisées », rien de moins !
Ambition. A l’occasion de Bpifrance Inno Génération (BIG), le collectif Cap Créa, réunissant la banque publique et 26 réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise, ont signé un manifeste visant à lutter contre les inégalités d’accès à l’entrepreneuriat et à démultiplier leur impact sur l’économie et l’emploi, tout en défendant les enjeux sociaux et environnementaux. Avec 3.000 implantations en France, ces réseaux ont pour ambitions de doubler d’ici à cinq ans le nombre de créations d’entreprises pérennes, génératrices de valeur ajoutée et d’emploi. Au premier semestre 2022, ils ont accompagné plus de 37.000 porteurs de projets via des actions de sensibilisation, d’accompagnement pré- et post-création, de financement et de reprise. Actuellement, seules 20 % des créations sont accompagnées dont 70 % deviennent pérennes, alors que 50 % des entreprises créées sans accompagnement ni financement adéquats disparaissent sous trois ans.
Social. Le financement durable constitue une des trois premières priorités pour 44 % des départements financement-trésorerie, loin derrière la couverture de taux à 73 %, selon un sondage réalisé par Redbridge entre mi-septembre et début octobre auprès de grands groupes et ETI. Sondage montrant tout de même la « normalisation à l’œuvre de la finance durable », souligne le cabinet de conseil. De fait, 96 % des sondés (voir le graphique) estiment qu’ils auront à horizon cinq ans recours à des financements à impact, dont plus du tiers (38 %) pour une part majoritaire de leurs financements. Aujourd’hui déjà, 57 % des sociétés ont mis en place des financements dits durables (dont 14 % pour une part majoritaire), un chiffre en hausse de 22 points en un an. Les deux tiers de ces 57 % de sondés ont ancré le caractère durable au sein de financements bancaires et la moitié au sein de financements de marché. Et si les sociétés privilégient en majorité les indicateurs environnementaux, la part des indicateurs sociaux progresse de façon notable, selon Redbridge.
Impact. Le groupe Bel, proriétaire du fromage La Vache qui Rit (photo), Kiri, etc., a publié un sustainability-linked financing framework « permettant de lier considérations financières et extra-financières », pointe Frédéric Médard, chief impact officer du groupe, responsable de la direction regroupant RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et finance. « Gage de la pertinence tant de la nature que de l’ambition de nos critères », selon le dirigeant, le cadre de financement a été validé par Moody’s ESG Solutions. Si Bel n’est pas le premier à formaliser un tel document, « nous voulons nous distinguer par notre ambition, par exemple afin de contribuer à limiter le réchauffement climatique sous les +1,5°C ou en mettant en avant la réduction des émissions de gaz à effet de serre du scope 3, c’est-à-dire en amont et en aval de notre activité, qui ont représenté 96 % des émissions de Bel en 2020 », note Frédéric Médard. Le groupe en reste encore aux émissions internes (scopes 1 et 2) pour déjà mettre en pratique son nouveau cadre de financement par le biais du renouvellement au 1er septembre de sa ligne de crédit bancaire renouvelable de 550 millions d’euros. Ce RCF prenait déjà en compte des critères RSE à son lancement en 2017, comme les diagnostics carbone et plans d’action auprès des producteurs de lait. Ils en sortent aujourd’hui renforcés. Et encadrés. « Le tsunami inflationniste ne fait pas passer la RSE au second plan, bien au contraire », plaide Frédéric Médard.
C’est le nombre de salariés licenciés avec la liquidation de Camaïeu, enseigne d’habillement féminin. Le groupe détenu par les hommes d’affaires Michel Ohayon, fondateur de la Foncière Immobilière Bordelaise (FIB), et Wilhelm Hubner, laisse une dette impayée de 250 millions d’euros, après avoir été sorti d’un redressement judiciaire en 2020.
« Avec clé. Intérieur et extérieur dégradés. Révision à prévoir », précise le catalogue concernant cette Chevrolet Corvette de 1973, 26.282 kilomètres au compteur. Il s’agit du lot 14, estimé et mis à prix à 14.000 euros, qui sera adjugé le 4 octobre à Lyon dans le cadre d’une vente aux enchères de biens provenant de saisies judiciaires lors de procédures pénales. Une autre suivra le lendemain à Marseille. Deux ventes organisées par le domaine de la Direction générales des finances publiques pour le compte de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Avis aux chineurs, qui pourront aussi craquer pour une montre Rolex ou un sac Chanel, parmi des centaines de lots. Ou pour une caravane ou une console PlayStation. Voire pour un vélo, plus discret que la Corvette.
C’est le montant, en euros, des prêts que la Banque européenne d’investissement (BEI) est disposée à consentir aux régions les plus touchées par la transition de l’Europe vers une économie neutre pour le climat. Ces prêts pourront être assortis de subventions à hauteur de 1,5 milliard d’euros. Cette facilité s’inscrit dans le cadre du mécanisme pour une transition juste du pacte vert pour l’Europe, qui soutient l’abandon des énergies fossiles. Dans les régions moins développées, la composante subvention peut atteindre jusqu’à 25 % du montant du prêt de la BEI.
En cette période inflationniste de rentrée scolaire, les délicates négociations financières n’épargnent pas le cercle familial. Selon le baromètre du Teenage Lab de Pixpay dédié à l’argent de poche des adolescents, ces derniers (en tout cas les utilisateurs de Pixpay) reçoivent en moyenne 33 euros par mois, 2 de plus que l’an dernier. Les jeunes Corses sont de loin les mieux servis, avec 50 euros, les Normands et les Bretons se distinguant à 28 euros en bas du classement régional. Cela sans compter les extras, consentis par 14 % des parents pour 13 euros mensuels en moyenne, au bénéfice d’enfants participant aux tâches ménagères. Pixpay, dont l’application permet bien entendu aux parents et aux enfants de gérer la cagnotte, concède qu’il n’est pas interdit de faire la vaisselle ou le ménage bénévolement.