Souveraineté. Le fonds Lac1 géré par Bpifrance entre, à hauteur de plus de 5 %, au capital d’Elis, spécialiste de la location-entretien d’articles textiles et d’hygiène, en vue de soutenir son développement. Le fonds souverain à la française rassemble une quarantaine d’investisseurs, français et internationaux. Lancé en mai 2020 avec 4,2 milliards d’euros, il a vocation à « accompagner sur le long terme des multinationales françaises cotées performantes qui souhaitent stabiliser leur capital en s’appuyant sur Bpifrance ».
Méthodologie - La présente page n’est pas assez grande pour faire apparaître Paris dans le tableau ci-contre. La Ville lumière figure en effet sans éclat à la 46e place mondiale du sixième classement Z/Yen des villes expertes en innovation technologique, soit un recul de huit places, et un score en recul de 56 points, à 609, par rapport à l’édition précédente, dévoilée au printemps dernier.
Il n’y a pas que la Coupe du monde de football dans la vie… il y a aussi la possible vente de Manchester United. Le conseil d’administration du club britannique coté, contrôlé par la famille (américaine) Glazer, a indiqué explorer toutes les « alternatives stratégiques ». The Raine Group et Rothschild & Co conseillent respectivement le club et les actionnaires familiaux. La nouvelle, concomitante à celle du départ de Cristiano Ronaldo, a fait bondir le titre sur le Nyse… à une capitalisation de quelque 3,6 milliards de dollars. Certes, le groupe a relevé ses objectifs de fin juin, avec un chiffre d’affaires jusqu’à 610 milliards de livres et un excédent brut d’exploitation jusqu’à 140 millions. Comme le note David Derhy, analyste de marchés chez le courtier eToro, « on peut supposer que le club de foot intéressera de nombreux milliardaires ou entreprises malgré la récession à venir ».
ESG. Acteur industriel (notamment avec Lesieur) et financier (avec Sofiprotéol) de la filière des huiles et protéines végétales, avec un chiffre d’affaires 2021 de 6,9 milliards d’euros, Avril a dévoilé une émission inaugurale de Schuldschein, placement privé de droit allemand d’une maturité de 5 à 7 ans, pour 90 millions d’euros. Une opération arrangée par Natixis et la Société Générale, avec ING et La Banque Postale comme coordinateurs RSE (responsabilité sociétale de l’entreprise). De fait, le financement est indexé sur l’atteinte d’objectifs ESG (environnement, social, gouvernance), les mêmes que ceux utilisés l’été dernier lorsque le groupe a levé 1,18 milliard d’euros auprès de partenaires bancaires. Objectif lié au climat, tout d’abord, avec une baisse visée de 30 % des émissions de gaz à effet de serre d’Avril (scopes 1 et 2) à horizon 2030 (vs 2019). Objectifs aussi en termes de taux de fréquence des accidents de personnes et de parité hommes-femmes au sein de la direction du groupe.
Note. Quelques mois après le lancement en juin d’une offre destinée aux grandes entreprises, Société Générale Factoring complète son dispositif de conseil et de financements répondant à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) avec des solutions destinées aux petites et moyennes entreprises (PME), à celles de taille intermédiaire (ETI), ainsi qu’aux associations. L’affacturage pourra concerner des créances dont l’objet est lié au développement durable ou à des enjeux sociétaux. Ou avoir une vocation d’impact positif, s’adressant aux entreprises disposant d’une note attribuée par EcoVadis. La société est éligible à partir d’un certain niveau de note. Le respect des recommandations faites par EcoVadis et l’amélioration de la note peuvent permettre une réduction de commission de financement. Les efforts déployés par la Société Générale font partie d’une prise de conscience générale mais progressive de la part des factors.
Effet rareté. De manière contre-intuitive, le niveau de marge des dettes unitranches en France a reculé au troisième trimestre, d’après l’indice Aether FS Unitranche de novembre. Il est retombé à 1,36 % par tour de levier au cours du trimestre écoulé, après une hausse à 1,4 % lors des trois mois précédents. Aether Financial Services explique cette baisse par l’attrition du marché des fusions-acquisitions, en recul de 30 % en France depuis le début de l’année, qui rend plus rares les opportunités d’investissement pour les fonds de dette privée. En parallèle, le niveau de dry powder de ces fonds demeure très élevé, les mettant sous pression pour investir. Les niveaux de leviers des LBO poursuivent par ailleurs leur repli et s’établissent à 4,5 fois l’Ebitda au troisième trimestre, soit une baisse de 7,4 % sur l’année glissante. La marge totale moyenne s’élève à 6,05 % contre 6,28 % au trimestre précédent, du fait de la recherche de dossiers qualitatifs dans un contexte de forte concurrence entre fonds de dette.
Difficile. Hausse des taux d’intérêt, récession anticipée en 2023, faibles perspectives de croissance jusqu’en 2024… autant de facteurs qui engendreront au cours des deux prochaines années une forte montée des taux de défaut sur les financements à effet de levier et sur les obligations à haut rendement en Europe, selon Fitch Ratings. L’agence de notation a ainsi rehaussé ses anticipations de taux de défaut sur le high yield de 3,5 % à 4 % dans leur scénario le plus pessimiste pour 2023, tout en maintenant le taux à 2,5 % pour le scénario de base. Alors que les opérations de maturité 2025 devront être refinancées dans des conditions qui resteront difficiles, les analystes de Fitch anticipent en 2024 des taux de défaut de 4 % et 6 % (scénarios de base et extrême). Sur les leveraged loans, la révision se révèle plus marquée en 2023 avec des taux de défaut passant de 3,5 % à 4,5 % pour le scénario de base (6 % dans le cas le plus pessimiste). L’agence de notation mise ensuite sur une stabilisation en 2024.
Première. EDF et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB) ont dévoilé la signature d’un prêt bilatéral vert de un milliard d’euros dédié au financement de la maintenance du parc nucléaire existant en France de l’énergéticien (photo). Une première mondiale dans le domaine de la transition énergétique, font valoir les parties, s’agissant de la première transaction dont les fonds seront intégralement consacrés aux investissements dans le nucléaire. Cela dans le cadre du programme de Grand Carénage d’EDF visant à améliorer la sureté et à poursuivre le fonctionnement des réacteurs au-delà de 40 ans. L’opération est conforme au cadre de financement vert (Green Financing Framework) d’EDF de juillet 2022. Elle témoigne, selon la banque, de son intérêt tant pour les projets de l’emprunteur que des fortes retombées économiques dans les territoires.
Emmanuel Millard expose les mutations de la fonction financière à l’occasion de Financium, événement annuel de l’Association des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG), qu’il préside.
Le Premier ministre polonais l’a initialement annoncé sur Twitter : Varsovie a fait le choix pour sa première centrale nucléaire, devant entrer en service en 2033 afin de réduire sa dépendance au charbon, de la « technologie fiable et sûre » de l’américain Westinghouse. Exit donc les offres concurrentes du sud-coréen Korea Hydro Nuclear Power… et du français EDF. Proche des yeux, loin du cœur, pourra se désoler ce dernier, qui misait sur l’occasion pour assurer un marché export à sa nouvelle génération d’EPR. A Washington, la secrétaire à l’Energie Jennifer Granholm s’est félicitée d’un « message clair » envoyé à Moscou d’union de l’Alliance atlantique pour « résister à la militarisation russe de l’énergie ».
Normalisation. Sous le coup de « trois chocs de rentabilité » – comme les désigne Allianz Trade – pesant fortement sur la trésorerie des entreprises, à savoir l’envolée de la facture énergétique, la hausse des taux d’intérêt et celle des salaires, le nombre de défaillances est bien reparti de l’avant à l’échelle mondiale. Après des reculs de 12 % tant en 2020 qu’en 2021, il est attendu en hausse de 10 % cette année et de 19 % en 2023 par l’assureur-crédit. De quoi franchir le seuil prépandémique. Malgré un soutien public qui devrait permettre de réduire la hausse d’au moins 10 points dans les grandes économies européennes. La normalisation reste hétérogène selon les secteurs et la taille de sociétés, avec un retour européen aux niveaux pré-Covid particulièrement pour l’hôtellerie-restauration, l’industrie manufacturière et les services BtoC. En France, Allianz Trade table sur un rebond de 46 % en 2022 et de 29 % en 2023, malgré un impact atténuant de 13 points du soutien public, représentant 6.700 entreprises sauvées.
Nouveauté. Le groupe d’événementiel GL Events a souscrit auprès d’Amundi la première obligation relance dite « sustainability-linked » d’un montant de 49,9 millions d’euros. D’une maturité de huit ans, elle est assortie d’un coupon de 5,2 %. Cette obligation relance intègre des indicateurs ESG (environnement, social, gouvernance) qui, si leur objectif d’amélioration est atteint, permettront une bonification du taux d’intérêt de 15 points maximum. Ce financement sera par ailleurs traité en quasi-fonds propres, l’ensemble des prêteurs seniors du groupe ayant accepté qu’il ne soit pas pris en compte dans le calcul de levier de dette financière de GL Events. Il sera utilisé pour accélérer la transition énergétique de la société, renouveler son matériel locatif et renforcer ses outils digitaux.
Trésorerie. Avec ce partenariat, la banque publique d’investissement veut proposer aux entreprises une solution globale pour leurs factures. Pytheas Capital Advisors propose en effet une aide, à la fois pour la gestion des factures, et pour leur financement. La digitalisation des traitements de facture devient un sujet général, avec l’obligation de mise en place des factures électroniques à partir de 2024 et d’ici à 2026 pour les petites entreprises. En outre, cette digitalisation facilite leur financement anticipé. La plateforme Tréso2 de Pytheas fournit déjà sa solution de paiement fournisseur anticipé – ou PFA, nouveau nom de l’affacturage inversé – depuis début 2021, qui atteint un encours d’environ 250 millions d’euros actuellement. La fintech a notamment développé son activité avec la banque Arkéa, le groupe mutualiste ayant investi en minoritaire dans Pytheas en 2019.
Une vente aux enchères se tiendra le 4 novembre à Bercy, sous la houlette de la Direction nationale d’interventions domaniales (DNID, direction spécialisée de la Direction générale des Finances publiques, DGFiP) et, pour la première fois, pour le compte exclusif de la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Il y en aura pour tous les goûts parmi les 350 lots proposés, fruits donc de saisies douanières. Pour toutes les bourses également, de la paire d’escarpins du soir en satin fuchsia Jimmy Choo (photo), pointure 38,5, estimée de 150 à 250 euros, au lingotin d’or jaune de 10 grammes estimé de 300 à 400 euros, d’un lot de diamants bruts pour 30.000 à 40.000 euros à une montre Rolex Sky-Dweller pour 15.000 à 25.000 euros. « Nos ventes connaissent un succès grandissant, tant auprès de particuliers que de professionnels, pour faire de bonnes affaires, mais cela correspond aussi à une tendance de fond à l’achat de biens d’occasion et même d’acte citoyen des acheteurs pour soutenir les efforts de la puissance publique dans son action de lutte contre la fraude », confie Alain Caumeil, le directeur de la DNID.
C’est le montant, en dollars, du prêt décroché par Trafigura avec garantie de l’Etat allemand, via son agence d’assurance-crédit export. Le financement est lié à l’engagement du négociant en matières premières de fournir au pays dans les cinq ans 500.000 tonnes de métaux non ferreux à caractère stratégique. Le crédit a été arrangé par la Société Générale et syndiqué auprès de sept banques. Les métaux non ferreux concernés par l’accord sont utilisés dans l’activité des énergies renouvelables, l’électronique et la chimie. Le prêt a fait l’objet de covenants ESG.
BDO France entend « à nouveau casser les codes du secteur ». Après avoir adopté, fin 2021, le statut d’entreprise à mission, le cabinet d’audit et de conseil dit révolutionner son recrutement. En « ouvr[ant] nos chakras », selon son président du directoire, Arnaud Naudan. Précisément, le cabinet s’associe à Goshaba : par le biais de la plateforme, le candidat ne dépose pas de CV mais « jou(e) à des jeux cognitifs qui vont révéler ses ‘soft skills’ », plaide BDO France. Il faudra ainsi séduire par son « savoir-être » plutôt que par ses diplômes ou son origine, par le biais du jeu vidéo de la mesure de l’empathie, de la résilience ou de la minutie. Gageons que le candidat distingué par Goshaba connaîtra aussi ses tables de multiplication, pour un auditeur cela reste important.