Jusqu’à présent, le sentiment mitigé des ménages, notamment aux Etats-Unis, n’a pas freiné la consommation qui reste soutenue outre-Atlantique. Une déconnexion qui rend ces données d’enquête moins fiables. En Europe, l’épargne est un plus, sachant que le conflit au Moyen-Orient peut changer la donne.
La flambée des prix de l’énergie et la détérioration du sentiment des investisseurs ont directement affecté les actifs émergents, plus particulièrement les devises. En Asie, plusieurs banques centrales ont dû intervenir.
Comme en 2025, les places boursières européennes n’ont pas réussi à conserver leur surperformance face à Wall Street, affectées cette fois par les craintes sur les prix de l’énergie. D’autres marchés maintiennent néanmoins leur avance.
L’indice Kospi a chuté de 12% mercredi et approche du bear market avec un recul de près de 20% par rapport à son pic. Sa dépendance au pétrole du Moyen-Orient et le risque sur l’IA ont pesé sur un marché très acheté par les particuliers avec un énorme levier.
Au mois de février, l'or et les actifs sans risque ont eu de bonnes performances, avant même la concrétisation de la guerre en Iran. Les inquiétudes sur les conséquences de l'intelligence artificielle avaient déjà commencé à faire progresser la volatilité.
Le profil de crédit des émetteurs d'obligations à haut rendement se dégrade progressivement, tandis que la décompression des spreads souligne les déceptions sur les résultats. Ces signaux peuvent être annonciateurs de périodes chahutées sur les marchés, au moindre doute pour la croissance.
Trois entreprises, dont les deux françaises, n’ont pas respecté les objectifs fixés dans leurs sustainability-linked-bonds (SLB) avec pour conséquence une augmentation de leurs coupons. Ce marché a mûri mais a perdu de son élan.