Les reverse yankees, ces obligations émises par des entreprises américaines sur le marché euro, ont représenté 19% des émissions depuis le début de l’année. Une tendance qui se confirme avec des conditions de financement favorables.
Les spreads de crédit des secteurs menacés par l’IA se sont écartés en Europe et aux Etats-Unis, mais le marché résiste dans son ensemble. Les prêts à effet de levier ont davantage souffert, du fait de leur plus forte exposition.
Le géant de la technologie a émis un record de 32 milliards de dollars d’obligations, dont 1 milliard à 100 ans en livres sterling. Une maturité, sur laquelle des entreprises TMT ont déjà émis avant 2000, qui affiche certaines particularités.
Chaque secteur de la cote passe tour à tour au révélateur de l’IA par les investisseurs. Derniers en date, la logistique et l’immobilier commercial aux Etats-Unis, dans des mouvements très marqués. Le marché semble résilient en surface mais une vaste rotation est à l’œuvre.
Le président américain a évoqué en privé une sortie de l’USMCA, ce qui pourrait être une nouvelle manœuvre avant les négociations qui doivent avoir lieu d’ici à juillet. Le peso mexicain et le dollar canadien ont décroché.
Le CBO, l’organisme bipartisan du Congrès américain, a augmenté ses estimations de déficits publics pour les dix prochaines années. Il devrait atteindre 6,7% du PIB en 2036. Le CBO est moins optimiste que l’administration Trump sur la croissance.
Le géant technologique a émis lundi 20 milliards de dollars d’obligations avec une demande de 103 milliards. Il était également présent mardi sur les marchés du franc suisse et de la livre sterling, avec une rare émission à 100 ans.
Le report du refinancement par Telenet de sa dette sur les marchés obligataires et des leveraged loans, puis le retrait d'IVC Evidensia, sonnent comme un rappel à l’ordre sur ce marché où les prix sont très serrés.