Le soulagement initial a laissé place à l’incertitude. Les places boursières ont basculé dans le rouge, la volatilité a rebondi et les métaux précieux ont retrouvé leur momentum haussier, avec un dollar en repli.
Les éditeurs de logiciels se sont largement financés sur le marché des prêts à effet de levier. Le récent ajustement provoqué par les craintes autour de l’intelligence artificielle a rebattu les cartes et provoqué un vaste ajustement des prix, avec un primaire au ralenti.
Les marchés restent dans le flou après que le président américain Donald Trump a indiqué qu’il comptait imposer des droits de douane globaux de 15% via un autre outil législatif.
Les investisseurs anticipent deux baisses de taux cette année, voire trois avec un taux à 3%, alors que la désinflation se poursuit et que le marché de l’emploi se durcit. Et ce malgré le bond des ventes au détail et de bons indices PMI.
Le volume des ventes au détail a fortement progressé en janvier, à un rythme bien supérieur aux attentes, notamment soutenu par la joaillerie, rompant avec une fin d’année difficile en raison des craintes sur le budget.
La forte pondération des valeurs des secteurs technologiques dans l’indice phare de Wall Street limite désormais sa progression. Il ne tient que grâce à la rotation sectorielle. La diversification géographique notamment vers les émergents se poursuit.
Des actions faiblement valorisées, des taux réels élevés et la perspective d’un assouplissement monétaire soutiennent les actifs financiers brésiliens. Mais l’approche des élections pourrait engendrer de la volatilité.
Ce segment du marché très exposé à l’innovation et au secteur technologique, aux Etats-Unis comme en Asie, a résisté aux secousses sur les éditeurs de logiciels et sur le bitcoin. Mais le risque de bulle inquiète les investisseurs malgré leur optimisme.
La volatilité a progressé depuis le début de l’année mais elle reste contenue, occultant la rotation massive des dernières semaines. L’évolution est en forme de K, avec une volatilité des sous-jacents très élevée mais des corrélations faibles, contrairement au choc d’avril 2025.