Emmanuel Macron veut faire grossir la tech européenne
Après la « start-up nation », place à l’Europe des scale-up. Forte de ses 15 licornes - ces start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars – contre trois en 2017, la France souhaite désormais passer à l’étape supérieure et créer les conditions pour que les petites entreprises puissent devenir grandes, à savoir des scale-up. Emmanuel Macron reçevait ce mardi en fin d’après-midi à l’Elysée le collectif Scale-Up Europe, qui lui remettait une vingtaine de recommandations pour faire émerger des géants européens de la tech.
Le président, qui a également prévu de faire des annonces lors de cette rencontre, en portera certaines à Bruxelles lors de la présidence française de l’UE, qui débute en janvier prochain.
En septembre 2020, Emmanuel Macron annonçait viser 25 licornes d’ici 2025 en France. Il a annoncé ce mardi un nouvel objectif de dix géants de la tech valant plus de 100 milliards d’euros d’ici 2030 en Europe. Il espère aussi que plusieurs start-up rejoindront le CAC 40 d’ici 2025, alors que les entreprises de technologies reviennent vers la Bourse, comme le montrent les annonces récentes d’OVHcloud et Colis Privé. « Back Market, Mirakl et Alan figurent parmi les candidats les plus naturels », indique-t-on à l’Elysée.
Première annonce faite ce mardi par le président, la nécessité de « financer les dernières étapes de développement des scale-up (late stage) pour les soutenir et les ancrer en Europe ». Pour cela, il suggère d’augmenter les capacités des fonds européens en structurant un mécanisme qui permettrait aux investisseurs institutionnels de bénéficier d’une garantie tout en créant un véhicule d’investissement, comme une initiative Tibi au niveau européen.
Il suggère aussi, pour «accroître le vivier de talents internationaux pour les start-up», de développer un système reposant notamment sur la reconnaissance mutuelle des visas et des titres de séjour.
Enfin, pour structurer le soutien aux start-up et aux scale-up au niveau européen, il suggère le développement d’un « nouvel acteur européen » sur le modèle de la mission French Tech, avec des programmes tels qu’un Next 40 européen.
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