Santander privilégie la cession partielle de son activité de gestion
La dernière tentative sera-t-elle la bonne? Le groupe Santander a confirmé lundi dernier au régulateur espagnol CNMV être en négociations pour faire entrer plusieurs investisseurs au capital de sa filiale de gestion d’actifs. L’établissement espagnol avait déjà indiqué à la fin du mois dernier mener des discussions en vue de vendre Santander Asset Management (SAM).
La principale évolution entre les deux communiqués de Santander tient au fait qu’une cession majoritaire semble exclue. Selon Expansión et le Financial Times, ces candidats seraient les deux acteurs du capital-investissement Warburg Pincus et General Atlantic. Pour le quotidien espagnol, un accord aurait même déjà été trouvé, selon lequel la participation des deux acteurs serait «significative, mais inférieure à 50%».
Selon le responsable d’une banque ayant regardé de près le dossier, la volonté de Santander de conserver la main sur sa filiale – en particulier si l’acquéreur était lui-même un rival bancaire – a contribué à décourager certains prétendants et à ralentir le processus de cession. Il n’est donc guère surprenant que les deux investisseurs cités soient des fonds.
SAM est un acteur relativement important dans la gestion, puisque son encours atteignait 161 milliards d’euros au 31 mars 2013, contre 153 milliards au 31 décembre 2012, en Europe et dans les Amériques. Si la part d’activité réalisée en Espagne (qui représente un tiers des actifs sous gestion) peut être considérée comme un facteur de risque pour un repreneur, l’accès aux réseaux de Santander en Amérique latine représente en revanche un véritable atout.
Autant d’éléments qui font de SAM une cible de choix dans un paysage de la gestion européenne, en pleine concentration depuis la crise financière (qui a encouragé la volatilité des marchés) et l’empilement de nouvelles contraintes réglementaires (essentiellement la directive MIF 2 et le projet de taxe sur les transactions financières).
Mais les négociations sont parfois difficiles. Les acteurs européens rechignent, par manque de moyens. Les vendeurs sont eux-mêmes peu enclins à vendre leur activité à un rival, comme cela a aussi été le cas de Pioneer Investments, la filiale d’UniCredit finalement retirée de la vente. La banque italienne n’était pas favorable à la signature d’un accord de distribution de long terme auprès de ses réseaux, en particulier en Allemagne, en Autriche et en Pologne.
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