Sabine Lautenschläger défend une politique monétaire orthodoxe
La candidate allemande au remplacement de son compatriote Jörg Asmussen au directoire de la BCE, a vanté hier les mérites d’une politique monétaire orthodoxe, prévenant par exemple que des taux bas n'étaient pas dénués de risques. Ses propos, des réponses écrites aux questions posées par des parlementaires européens en amont de son audition par le Parlement, laissent deviner une proximité plus étroite avec les opinions défendues par la Bundesbank, dont Sabine Lautenschläger est actuellement vice-présidente, qu’avec celles de Jörg Asmussen. Le départ de ce dernier pour le gouvernement de coalition conduit par Angela Merkel prive ainsi Mario Draghi d’un allié précieux au sein d’un directoire chargé de mettre en œuvre la politique monétaire de la banque centrale. Le Parlement européen se prononcera jeudi sur la candidature de Sabine Lautenschläger et la décision définitive sera prise par le Conseil européen.
Plus d'articles du même thème
-
La Banque d’Australie remonte ses taux une troisième fois de suite
La hausse du taux directeur de retour à 4,35% - la troisième en trois mois - annule précisément les trois baisses effectuées en février, mai et août 2025. Ce resserrement monétaire, motivé par une hausse de l’inflation sous-jacente et globale, distingue la Reserve Bank of Australia (RBA) de la plupart des autres banques centrales. -
Schaeffler s’appuie sur la diversification de son portefeuille d’activités
L’équipementier allemand affiche un bénéfice d’exploitation trimestriel en légère progression en dépit d’une faible visibilité sur le marché automobile. -
Alphabet fait son retour sur le marché obligataire euro
La maison-mère de Google a lancé ce mardi une émission jumbo en six tranches sur le marché obligataire corporate euro. Lors d’une émission en début d’année, elle avait opté pour des émissions en livre sterling et en franc suisse, en plus du dollar. -
Les ETI pâtissent bien d’une dégradation du coût du crédit bancaire
La Banque de France pointe en outre un taux d’obtention en retrait pour les crédits de trésorerie au premier trimestre. -
PAI Partners rejoint l'actionnariat de Mecaer Aviation Group
Le fonds mid-market de PAI réalise sa deuxième opération en prenant une participation dans un équipementier aéronautique aux côtés d’un partenaire italien. -
Iznes franchit le seuil des 32 milliards d'euros d'actifs tokenisés
La plateforme paneuropéenne dédiée à la tokenisation d’actifs financiers sur blockchain collabore avec près de 70 sociétés de gestion.
ETF à la Une
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- L'IA pourrait réduire les coûts des gestionnaires d’actifs de 25% à 35% d'ici à cinq ans
- Nordea AM remporte un mandat de près de 1 milliard d’euros auprès d’ABN Amro IS
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'Opinion« Dans un monde pluraliste en chaos permanent, l’universalisme défini par les Lumières est impossible »
Mark Leonard : « De nombreuses sociétés se tournent aussi vers des conceptions pré-occidentales de la civilisation et proposent différentes visions du monde, non seulement du passé mais aussi de l’avenir » -
In folioFromental revisite ses œuvres – par Bernard Quiriny
Les livres ont plusieurs vies. Ils paraissent, disparaissent, reparaissent au fil du temps, des rééditions, des hasards qui les font découvrir par de nouvelles générations de lecteurs, des retours en arrière qui poussent leurs auteurs à les remettre sur le métier. Jean-Luc Fromental republie ainsi Air Utopia, un recueil de récits de voyages paru en 1994 dans la collection « Voyageurs » que dirigeait Michel Le Bris chez Payot. -
Sabotages en Allemagne : l’ultragauche soupçonnée de cibler les infrastructures
Une enquête du média allemand Welt révèle l’ampleur des actes de sabotage visant les réseaux électriques, ferroviaires et industriels outre-Rhin. Les éléments recueillis par le journal suggèrent qu’une partie importante de ces attaques pourrait venir de groupes locaux d’ultragauche, décentralisés et difficiles à surveiller