Patrick Rivière quitte La Française
Une page se tourne pour La Française, société de gestion du groupe Crédit Mutuel Nord Europe. Patrick Rivière quitte l’entreprise qu’il présidait afin de faire valoir ses droits à la retraite. Il est remplacé avec effet immédiat par Guillaume Cadiou, nommé directeur général de La Française en mars dernier. Il devait alors «seconder» Patrick Rivière et «mener à bien la constitution du pôle de gestion multi-boutiques pour compte de tiers de Crédit Mutuel Alliance Fédérale aux côtés d’Eric Charpentier, directeur général adjoint de CIC et directeur général de la fédération du Crédit Mutuel Nord Europe».
La Française est en plein chamboulement. Dans la foulée du rapprochement avec le Crédit Mutuel Nord Europe, le Crédit Mutuel Alliance Fédérale a en effet annoncé en septembre 2022 vouloir accélérer la création d’une nouvelle ligne métier dédiée à l’asset management, qui regrouperait, avec le groupe La Française, toutes les structures de gestion du groupe bancassureur au sein d’un modèle multi-boutique. L’ensemble représente 166 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 31 décembre 2022.
Patrick Rivière aura passé quinze années au sein du groupe, comme directeur général puis comme président du directoire. Il a longtemps travaillé en binôme avec Xavier Lépine, jusqu’au départ de ce dernier en mai 2020. «Très fier d’avoir contribué à la constitution du sixième gérant français. Ravi de transmettre le flambeau à Guillaume qui a vraiment toutes les qualités pour réussir et faire grandir ce beau projet», déclare Patrick Rivière dans un post sur Linked-In.
Diplômé en 2000 de L’Ecole Polytechnique et en 2003 des Ponts et Chaussées, Guillaume Cadiou était, depuis octobre 2020, délégué interministériel aux restructurations d’entreprises auprès des ministres de l’Economie et du Travail. Il a alterné entre le public et le privé tout au long de sa carrière.
A lire aussi: La Française se dote d'un directeur général pour poursuivre sa transformation
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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