«Nous privilégions les émissions d’entreprises des pays périphériques»
- L’Agefi : Le bon démarrage des émissions primaires en début d’année peut-il durer ?
- Dimitri Andraos : Oui, étant donné l’appétit pour le risque et considérant les importants montants restant à investir. L’un des éléments positifs à retenir est la variété du primaire en termes de typologie d’émetteurs (souverains, dette corporate, financières) et de maturités (de 4 ans jusqu’à 100 ans pour EDF en sterling et dollar). Cette variété permet de diversifier les sources de financement et de servir tout le spectre des investissements disponibles, ce qui maintient un bon équilibre entre l’offre et la demande de papier.
- Quels sont les segments à privilégier dans ce contexte?
- Gilles Frisch : Notre stratégie de crédit tend à privilégier les émissions d’entreprises situées dans les pays périphériques de la zone euro - et plus particulièrement l’Italie -, qui restent attrayantes tant en termes fondamentaux que du point de vue du couple rendement/risque. S’agissant de la catégorie investissement, les secteurs que nous surpondérons dans nos portefeuilles sont les utilities, l’énergie et la dette financière subordonnée. A l’inverse, nous restons prudents quant à nos investissements sur les télécoms et la dette financière senior. Sur le high yield, nous privilégions les signatures BB et équivalentes émises par les entreprises non financières périphériques et les dettes hybrides corporates, ces deux segments offrant un bon couple rendement/risque dans le contexte actuel. En revanche, nous restons à l’écart des dettes de LBO dont les rendements actuels ne compensent plus le risque de défaut et dont la documentation est de plus en plus désavantageuse pour les créditeurs.
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