Neuflize OBC externalise sa table de négociation chez BNP Paribas
Neuflize OBC franchit une nouvelle étape dans sa rationalisation. Le 25 mars, la filiale française d’ABN Amro a externalisé sa table de négociation d’ordres chez BNP Paribas Securities Services (BPSS). «Toutes nos entités sont concernées: la banque privée, nos sociétés de gestion (Neuflize Private Assets et Neuflize OBC Investissements) et nos activités d’assurance. Cela représente un volume annuel de 6 milliards d’euros», détaille Yann Charraire, directeur marketing, produits et solutions de Neuflize OBC qui gérait 37 milliards d’euros fin 2012. Nous avons transféré nos trois négociateurs et un employé de middle office chez BPSS qui exécute désormais l’ensemble des ordres, sauf ceux sur les obligations et les obligations convertibles (OC) effectués directement par nos gérants d’OPCVM, et les petites opérations de la clientèle privée réalisées par notre prestataire Crédit Agricole Titres».
En attendant l’extension probable du contrat de BPSS aux obligations et aux OC, l’externalisation des ordres «nous permet de gagner en efficacité opérationnelle et réglementaire, assure Yann Charraire, sans chiffrer les économies. Les investissements technologiques sont de plus en plus importants pour accéder aux marchés alors que notre métier est de conseiller, pas d’exécuter».
«Les gestionnaires de portefeuilles de Neuflize OBC ont un point d’entrée unique pour leurs ordres qui sont ensuite pris en charge par nos différents desks, explique Carl James, managing director de BNP Paribas Dealing Services UK. Ceux de Paris traitent les actions (des small caps au trading algorithmique), les dérivés, les ETF, les OC, le crédit et le monétaire. A Londres nous couvrons les taux, les dérivés et le change, et nous avons quatre personnes à Hong Kong pour les marchés asiatiques». Centralisés chez BPSS depuis 2011, 40 opérateurs dédiés passent 500.000 ordres annuels auprès des courtiers d’une trentaine de clients internes et externes, indique une plaquette commerciale d’octobre 2012.
Avec Exoe, acteur indépendant en lice lors de l’appel d’offres, «c’est la seule table de négociation pour compte de tiers du marché, Natixis AM, Amundi et Axa IM ayant des filiales internes pour traiter leurs opérations, explique Pierre Baillavoine, fondateur de Périclès Consulting et conseil de Neuflize OBC. Les 15 premières sociétés de gestion françaises ont des tables de négociation distinctes des équipes de gestion, mais l’externalisation est encore rare ».
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