L’Europe reste mal préparée au risque financier systémique
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Alexandre Garabedian
L’Europe est-elle mieux préparée qu’il y a dix ans à une crise financière systémique ? Toutes les réformes réglementaires menées depuis la faillite de Lehman Brothers ont tendu vers cet objectif. Mais deux décisions, cette semaine, montrent à quel point le dispositif anti-crise européen souffre de défauts dans la cuirasse.
Mercredi, la Banque centrale européenne a ainsi pris acte de sa défaite en matière de supervision des chambres de compensation. Dans un courrier adressé au Parlement et au Conseil européen, Mario Draghi, le président de la BCE, critique vertement le compromis politique trouvé mi-mars sur cette épineuse question. La banque centrale réclamait un pouvoir direct sur les chambres de compensation qui traitent des produits en euros, en particulier celles qui sont situées sur le territoire de l’Union européenne. Le raisonnement de la BCE est simple : les réformes des dix dernières années ont conféré à ces acteurs un rôle central pour la compensation des produits dérivés, et du même coup une importance systémique. En cas de crise majeure, la survie d’une chambre dépendrait de son accès à la liquidité en euro, et donc du bon vouloir de la BCE, qui réclame en échange un pouvoir similaire à celui qu’elle a sur les grandes banques de la zone euro. Mais l’institution n’a pu faire prévaloir ses vues.
S’agissant des banques, c’est la justice européenne qui a ouvert mardi une brèche dans la doctrine du « bail-in ». Ce principe, qui vise à faire renflouer une banque en difficulté par ses créanciers, et non plus par le contribuable, constitue l’une des pierres angulaires de l’Union bancaire. Le Tribunal de l’Union ouvre désormais la voie à un contournement des nouvelles règles, car il a jugé que le sauvetage d’une banque par le fonds national de garantie des dépôts ne relevait pas d’une aide d’Etat. Le bail-in bancaire doit encore faire ses preuves, et ce n’est pas l’Allemagne qui va l’y aider : le projet de mariage entre Deutsche Bank et Commerzbank, poussé par Berlin, ressemble beaucoup à un sauvetage public déguisé qui place le contribuable en première ligne.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides