Les sociétés étrangères attendent des réformes pour investir en France
La France bénéficie d’une fenêtre d’opportunité pour transformer l’essai en termes d’investissements de sociétés étrangères. L’étude annuelle réalisée par EY concernant l’attractivité de l’économie française montre en effet que l’Hexagone a attiré un nombre record de 608 projets d’investisseurs étrangers l’an dernier, soit 18% de plus qu’en 2013.
Une bonne performance qui lui permet non seulement de rattraper une partie de son retard sur l’Allemagne et sur le Royaume-Uni, où la progression du nombre de projets a été plus limitée à 9% et 11% sur un an pour atteindre des niveaux respectifs de 763 et 887, mais également de creuser son avance sur des pays tels que l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas. Les investisseurs y ont réalisé un nombre de projets nettement plus limité (232, 198 et 149 respectivement).
Si elle ne retrouve pas encore tout à fait ses niveaux d’avant la crise, l’image du «site France» bénéficie néanmoins d’un regain d’attractivité auprès des décideurs internationaux, 68% des 206 dirigeants interrogés par EY dans le cadre de son étude (directeurs financiers, généraux, du marketing, de la communication et du développement) se disant désormais satisfaits d’une localisation au sein de l’Hexagone, après un niveau historiquement faible de 62% l’année précédente. L’indice de satisfaction atteint même une proportion de 80% pour les dirigeants d’entreprises qui sont déjà implantées en France, soit un nombre de 133 sur les 206 interrogés.
«La France peine toujours à convaincre de nouveaux clients et n’a pas les mêmes taux d’amélioration que ses concurrents», précise néanmoins l’étude. Pour les convaincre de franchir le pas, les décideurs étrangers interrogés réclament en priorité un allègement du coût du travail, un assouplissement de l’environnement administratif et juridique des entreprises, un allègement de la fiscalité des entreprises et un soutien plus fort de la recherche et de l’innovation. Ces freins ont d’ailleurs conduit à une situation où la hausse des projets d’investissements étrangers en France s’est accompagnée par des destructions d’emplois de 11% par rapport à 2013.
Or, dans le même temps, les projets réalisés en Allemagne et au Royaume-Uni ont engendré une hausse des créations de postes de respectivement 9% et 12%. «L’avenir de l’attractivité de la France passera par les grandes transitions (numérique, énergétique et santé)», complète l’étude.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
Les incendies en Gironde illustrent l’écart entre pertes réelles et pertes assurées
Si les risques pour les particuliers ont concentré l’attention, les effets des incendies sur le tissu économique et touristique risquent d’être aussi lourds que durables pour la région. Les pertes réelles devraient largement dépasser les pertes assurées. -
LVMH renoue avec la croissance dans la mode et la maroquinerie
Les ventes de la principale division du géant du luxe ont retrouvé le chemin de la croissance organique au deuxième trimestre. -
CaixaBank étudierait le rachat de Cetelem en Espagne
La banque espagnole, ambitieuse dans le marché à la consommation, s'intéresse aux 3,5 millions de clients de BNP Personal Finance en Espagne. -
Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Une poignée de plateformes pionnières du secteur des cryptoactifs ont annoncé arrêter leurs activités en juillet. En cause : le règlement MiCA, la morosité du marché, et l'arrivée de nouveaux concurrents issus de la finance traditionnelle. -
Lazard AM embauche deux dirigeants pour accélérer son plan 2030
Lazard AM mise sur deux vétérans du secteur pour dynamiser sa croissance et affirmer sa stratégie produit à l’horizon 2030.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Nicolas Calcoen rejoint le conseil d’administration de Victory Capital
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Dans la courseA 100 jours des midterms américaines, la reconquête démocrate n'est pas gagnée
Porté par l’impopularité de Donald Trump et l’inquiétude autour du pouvoir d’achat, le Parti démocrate fait la course en tête dans les sondages. Mais entre désavantage financier, découpage électoral défavorable et divisions internes, la route vers la majorité au Congrès reste semée d’embûches -
Lance-flammesIncendies : pour Marine Tondelier, les « pyromanes » sont aussi au gouvernement
La leader des Ecologistes a appelé Emmanuel Macron à convoquer une réunion de crise en « format Saint-Denis », avec les chefs de parti et les présidents des groupes parlementaires -
PolycriseMégafeux : branle-bas de combat pour les entreprises
Face à la situation en Gironde, l’urgence économique s’installe, 13 000 entreprises étant coupées du monde et obligées de recourir au système D. L'Etat priorise l'énergie et la question des indemnisations