«Les obligations subordonnées offrent un potentiel de resserrement»
- L’Agefi : quelles sont les perspectives 2014 pour l’investment grade ?
- Laetitia Talavera-Dausse : Les obligations corporates de la catégorie investissement constituent aujourd’hui un segment cœur des stratégies obligataires (au vu d’un taux sans risque à 5 ans proche de 1%). C’est par ailleurs un relais de substitution au financement classique par prêt bancaire. Fondamentalement, les émetteurs européens offrent une visibilité satisfaisante, en raison de politiques financières conservatrices, d’une utilisation prudente de leurs liquidités et d’un niveau d’endettement stable et raisonnable, à l’inverse des émetteurs américains. Ces entreprises figurent parmi les plus grandes sociétés à travers le monde et bénéficient d’une diversification croissante (chiffres d’affaires et profits) dans les pays émergents, leur permettant de compenser la faiblesse de la croissance dans les pays développés. Techniquement, ce segment de marché fait face à une demande des investisseurs supérieure à l’offre, en raison de l’injection massive de liquidité par les banques centrales. La pénurie d’obligations est un fort soutien, expliquant en partie le niveau de valorisation.
- Quelle est votre stratégie cette année ?
- Le niveau de valorisation étant actuellement dans le bas de sa fourchette historique, la performance de ce segment sera limitée; tout investissement est donc à envisager dans le cadre d’une stratégie de portage. Néanmoins, certaines thématiques sont attractives et offrent un potentiel de resserrement, comme les obligations de type subordonnées. Ces diversifications nécessitent toutefois une sélection accrue, que notre processus de «bond picking» nous permet de mettre en œuvre.
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