Les fusions-acquisitions dans les TMT devraient augmenter de 53 % en deux ans
Le cabinet d’avocats Norton Rose a réalisé fin 2010 une enquête auprès d’une quarantaine de responsables appartenant aux secteurs des technologies, des médias et des télécoms (TMT). Menés en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique, ces entretiens ont permis de recueillir l’opinion des dirigeants sur les perspectives d’évolution des fusions et acquisitions au sein de ces trois secteurs.
Globalement, 64% des personnes interrogées estiment que le nombre de transactions dans les TMT au cours des deux prochaines années devrait être «supérieur ou très supérieur» à celui de la période 2009-2010, seulement 11% étant d’avis contraire. Ces dirigeants anticipent de réaliser un total de 265 opérations d’ici fin 2012, soit «une augmentation de 53% par rapport aux 183 transactions effectuées durant les deux dernières années». L’Amérique du Nord (73%) et l’Europe de l’Ouest (46%) devraient être les plus régions les plus actives en la matière. Elles sont suivies par l’Asie du Sud-est (36%), la Chine (39%), l’Inde (30%), l’Europe centrale et orientale (30%).
Il existe toutefois des variations d’opinion notables en fonction des secteurs. La moitié des personnes sondées dans le secteur des opérateurs télécoms s’attend ainsi à une simple stabilisation des transactions, tandis que 40% des fabricants de matériel anticipent un nombre de transactions en baisse ou similaire, «en raison du degré de concentration déjà élevé du secteur». Cela contraste fortement avec les médias où 72% des dirigeants interrogés tablent sur un niveau plus élevé de fusions-acquisitions d’ici fin 2012, cette proportion atteignant même 100% pour les professionnels des médias numériques. La totalité des répondants du segment des SSII est également de cet avis, contre 87% dans le cas des éditeurs de logiciel.
Les principaux obstacles à la réalisation d’opérations de fusions-acquisitions sont les différences d’appréciation de la valorisation des actifs (32%), les complications identifiées à l’occasion des «due diligences» (24%) et les contraintes réglementaires et concurrentielles (11%). Enfin, les difficultés rencontrées dans la pénétration de nouveaux marchés concernent avant tout les régimes réglementaires (28%), les restrictions juridiques sur les investissements étrangers (19%) et le manque de cibles potentielles (18%).
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