Les fondamentaux des actions japonaises s’améliorent
Un des thèmes qui recueillent les faveurs croissantes des investisseurs est celui des actions japonaises. En dépit d’un bond de 54% en 2013, il devrait encore profiter de la conviction grandissante que Shinzo Abe pourrait réussir son pari de stimuler la croissance, l’inflation et l’investissement. La hausse de 0,5% sur un an glissant des prix à la consommation (hors alimentation et énergie) à fin novembre laisse à penser que l’économie est sortie d’une longue ère déflationniste.
Les marchés financiers semblent croire que la banque centrale ne se laissera pas détourner de son objectif d’inflation de 2%. Le «quantitative & qualitative easing» (QQE) japonais pourrait même être renforcé jusqu’à ce que la cible soit atteinte. Schroders estime que les rendements des fonds propres des sociétés cotées devraient encore se redresser au cours de l’année fiscale 2014-2015, même si la troisième flèche des «Abenomics», celle des réformes structurelles, se fait attendre. L’affaiblissement du yen - au plus bas depuis 2008 - constitue à lui seul un soutien massif pour les entreprises, favorisant la relance des investissements et des recrutements.
Le graphique ci-contre montre que le sentiment des investisseurs s’est amélioré, mais qu’il est encore loin d’afficher un optimisme aveugle. La reprise du marché japonais pourrait également bénéficier d’une réorientation de la stratégie d’investissement du gigantesque Fonds de réserve japonais des régimes de retraites publiques (GPIF), fort de 900 milliards d’euros d’actifs. Alors que le fonds plaçait encore 67% de ses capitaux en obligations japonaises et 11% en actions domestiques début 2013, il pourrait se rapprocher des 20% d’actions nippones à moyen terme, offrant un magnifique soutien au Kabuto-Cho.
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