Le succès de l'émission de l’Irlande lui ouvre les portes de l’OMT
L’Irlande a franchi un pas de plus vers la sortie du plan de sauvetage dont le pays bénéficie depuis 2010. L’agence chargée de la gestion des obligations émises par l'État irlandais (NTMA) qui comptait lever quelque 2 milliards d’euros a finalement réussi à placer hier 2,5 milliards d’euros d’obligations, soit un quart de l’objectif de 10 milliards d’euros d’emprunts pour 2013.
Cette opération qui inaugure le plan de financement irlandais pour 2013 a été réalisée à un rendement de 3,35% contre 5,9% lors de la précédente émission obligataire en juillet 2012. Elle marque surtout une étape cruciale dans la quête du pays pour un retour à un accès total au marché, et semble lui ouvrir la voie d’un recours au plan de rachats d’actifs OMT de la Banque centrale européenne. Mario Draghi, le président de la BCE a fait de l’accès complet au marché obligataire l’une des conditions d’éligibilité au nouveau programme de rachat obligataire de la banque centrale.
Le succès de l’émission « prouve que les investisseurs croient au redressement de l’Irlande», explique un trader cité par Reuters. Selon lui «il y a eu une très forte demande de la part de nombreux fonds de pension, gérants d’actifs, et des comptes non spéculatifs. Ce ne sont pas les comptes domestiques ni les hedge funds qui ont mené la charge, ce qui est très encourageant pour la NTMA».
La levée de fonds s’est faite via la réouverture d’une ligne obligataire à échéance 2017 ouverte en juillet dernier, qui avait alors marqué le retour de l’Irlande sur le marché de la dette de long terme après deux ans d’absence. Le pays avait placé pour 4,2 milliards d’euros de nouvelles obligations après deux opérations d’échange de titres dans le cadre de son objectif de sortie du dispositif d’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international anticipé d’ici à la fin de cette année.
Hier, les taux irlandais à 5 ans ont enregistré leur plus fort repli depuis mi-novembre pour s’inscrire autour de 3,2%. Pour les analystes de Royal Bank of Scotland, le succès de l’émission irlandaise est de bon augure pour les autres pays de la périphérie de la zone euro. Cela pourrait notamment inciter le Portugal à tester lui aussi le marché obligataire à l’avenir, ce qui lui ouvrirait également une porte sur le programme de rachats de la BCE.
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