Le « Panel Allocation » revient sur un profil plus défensif
Après un mois de mars particulièrement éprouvant pour les gestions entre la catastrophe japonaise, les événements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la perspective de hausse des taux de la BCE et la flambée des matières premières, le «Panel Allocation» affiche clairement un profil beaucoup plus défensif pour le mois d’avril.
Les gestions se sont légèrement allégées en actions, passant de 50% à 48%, soit le niveau de décembre dernier. Une proportion qui reste néanmoins supérieure aux 46% enregistrés en moyenne sur l’année 2010. De fait, les marchés actions demeurent la classe d’actifs préférée. En dépit des turbulences du mois dernier, les Bourses ont contenu leur baisse (-2,9% pour le CAC 40 et -3,4% pour l’EuroStoxx 50 en mars) et affichent toujours des valorisations raisonnables. De plus, un rendement du dividende particulièrement élevé (proche de 50% sur le CAC 40) séduit les gestions. D’ailleurs, elles surpondèrent toujours très majoritairement les actions par rapport à leur portefeuille de référence. Dexia s’est même renforcé de 28% à 44% ! Seuls AllianzGI, Groupama AM et UFG-LFP sont passés à sous-pondérer.
Dans une moindre mesure, les gestions ont poursuivi ce mouvement d’allègement sur la classe obligataire, qui ne pèse plus que 36% de leur portefeuille, le plus bas niveau depuis la création du «Panel Allocation» mi-2009. Quasiment toutes les gestions sous-pondèrent l’obligation, seuls ING IM et State Street sont neutres.
Cette prudences des panélistes se traduit nettement dans la position de cash, qui double, de 4 à 8%, là encore un ratio jamais enregistré. Il s’explique néanmoins par le poids particulièrement élévé pour quelques gestions: 28% pour UFG-LFP, 20% pour OFI AM, ou encore 16% pour BNP Paribas.
Les actifs alternatifs séduisent toujours, et continuent à peser 8% du portefeuille.
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