Le Panel Allocation devient plus prudent sur le compartiment actions
La part des portefeuilles consacrée aux actions baisse d’un point d’un mois sur l’autre à 50%, au bénéfice des actifs alternatifs
Publié le
Yves-Marc Le Reour
La publication de données macroéconomiques décevantes en Europe, des premiers résultats trimestriels mitigés et le retour d’une certaine volatilité sur les marchés boursiers ont incité les gérants du Panel Allocation à faire preuve d’un peu plus de prudence dans la structure de leur portefeuille. Le changement est limité, puisque d’un mois sur l’autre la part investie en actions baisse d’un point à 50%, au bénéfice de celle consacrée aux actifs alternatifs qui passe de 6% à 7%. Cela fait 6 mois d’affilée que les gérants investissent au moins la moitié de leur portefeuille en actions.
Sur les 22 membres du Panel, 41% d’entre eux ont décidé de s’alléger sur les actions, 32% ont opté pour le statu quo et 27% ont opéré une modeste augmentation (de 1 ou 2 points). Les réductions les plus significatives concernent Allianz GI et OFI AM (-5 points chacun) et Crédit Agricole (-4 points). Les deux premiers ont privilégié les actifs alternatifs (et le cash dans le cas d’OFI AM), Crédit Agricole ayant davantage misé sur les obligations, en laissant stable sa part de 10% consacrée aux placements alternatifs.
Si l’exposition des gestions au compartiment obligataire reste globalement stable, certaines ont pratiqué une augmentation significative comme Nordea (+5 points au détriment du cash), Fidelity, Dexia, Crédit Agricole ou BlackRock (+3 points chacun). Les principaux allègements concernent Russell IF, Aviva (-4 points chacun), OFI AM (-5 points) et surtout La Française AM qui a réduit en un mois de 12 points sa poche obligataire, désormais sous-pondérée par rapport à son propre benchmark. Alors que son exposition aux actifs alternatifs était inexistante, son portefeuille y est dorénavant investi à 10%.
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