«L’arrêt des politiques monétaires accommodantes ne se fera pas sans heurt»
- L’Agefi : Pourquoi êtes-vous l’un des rares panélistes à sous-pondérer les actions ?
- Joël Konop : Les effets des politiques des banques centrales sur les marchés semblent être totalement intégrés et la question d’un retour à une normalisation obligataire est posée. Au vu des expériences passées il semble assuré que l’arrêt des politiques monétaires accommodantes, malgré toutes les précautions prises par les banques centrales, ne se fera pas sans heurt. Les taux qui ont longtemps servi de protection dans une allocation redeviennent, dans un environnement apaisé, un actif risqué et le marché actions perdant un de ses catalyseurs devrait être plus heurté. Il nous semble donc sage de prendre quelques profits dès lors que le régime de volatilité a toute chance de s’accroître.
- Quelles classes d’actifs offrent le plus fort potentiel pour le second semestre ?
- Nous restons convaincus que la Fed abordera avec prudence ce délicat virage du retour à un régime monétaire moins accommodant et qu’elle restera contrainte par des conditions économiques modérées et un risque à la baisse sur l’inflation. Les actifs obligataires dont les primes de risque sont les plus comprimées restent les plus fragiles mais la faiblesse de la croissance nous protégera d’un véritable krach obligataire si nos banquiers centraux agissent avec doigté. Les actions seront dans ce contexte le principal vecteur de performance si les entreprises continuent à délivrer de bons résultats malgré un déploiement contraint de leurs chiffres d’affaires.
{"title":"","image":"79846»,"legend":"panel allocations»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM -
Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
L’introduction hors norme sur le Nasdaq de SpaceX a attiré une demande plus de 4 fois supérieure à l’offre avec une hausse de près de 20% de l’action à la première cotation. D’autres méga-IPO vont inonder le marché, avec des airs de déjà-vu et un parfum de bulle spéculative. -
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments -
«Nous adoptons une neutralité de prudence plus que de conviction sur les actions»
Philippe Perrody, directeur de la gestion diversifiée et allocation d’actifs, actifs cotés chez Sienna.
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Contenu de nos partenaires
-
Onde de chocAffaire Lyhanna : le dilemme d'Emmanuel Macron
Face à la crise provoquée par la mort de la jeune Lyanna, le chef de l'Etat doit trouver la bonne distance et les mots justes pour témoigner de l'empathie sans chercher à instrumentaliser -
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide