La Grèce va adopter les règles européennes sur la résolution bancaire
Le gouvernement grec tente de tenir le calendrier très serré de réformes que lui ont fixé ses créanciers. Alors que l’accord qui ouvre la voie à un troisième plan de sauvetage de la Grèce donnait jusqu’à jeudi au gouvernement pour transposer les nouvelles règles européennes sur le redressement et la résolution des crises bancaires, celui-ci a soumis sa réforme à la Banque centrale européenne (BCE).
Les nouvelles règles européennes sur la résolution contenues dans la directive (BRRD) sont censées être transposées depuis la fin de l’année dernière mais bon nombre de ses outils ne pourront être mobilisés en Grèce qu’après le mois de janvier 2016. Les règles de BRRD devraient faciliter la recapitalisation des banques grecques en permettant la mobilisation des actionnaires et des créanciers. En attendant le détail du troisième plan de sauvetage attendu d’ici au 20 août, selon les autorités grecques, l’accord trouvé au sommet européen du 12 juillet dernier prévoit une revue des bilans des banques après l’été et une enveloppe de 25 milliards d’euros pour les recapitalisations, dont 10 milliards d’euros seraient rendus immédiatement disponibles auprès du Mécanisme européen de stabilité.
Dans son opinion datée de lundi, la (BCE) salue le projet de loi dans la mesure où il renforce les outils à disposition de la Banque de Grèce pour gérer les crises bancaires et souligne que le cadre législatif grec avait déjà été adapté depuis 2011. Tout en notant qu’elle n’a pas eu beaucoup de temps pour étudier le texte, elle soulève plusieurs points de vigilance. Ainsi, elle estime que la réforme proposée par le gouvernement prévoit une consultation trop fréquente du ministère des Finances, ce qui risque de faire de lui une autorité de résolution supplémentaire aux côtés de la Banque de Grèce. La BCE insiste aussi pour que la Banque de Grèce n’ait aucun moyen de soutenir financièrement des entités qui pourraient être amenées à gérer les actifs d’une banque en résolution. Enfin, la BCE insiste sur le fait que les activités de résolution doivent être bien distinguées des autres au sein de la banque centrale.
Les conditions dans lesquelles les banques seront recapitalisées restent floues mais des analystes doutent déjà que les 25 milliards d’euros prévus suffisent. Selon le scénario de base de RBS, compte tenu du recul de l’activité économique et de la montée des prêts non performants, 2,5 milliards d’euros pourraient manquer à l’appel.
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030. -
Les lunettes connectées continuent à porter la croissance d'EssilorLuxottica
Le géant de l'optique affiche une hausse de ses revenus supérieure à 10% pour le troisième trimestre de suite. Les dirigeants confirment leurs objectifs. -
Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Le spécialiste du crédit à la consommation issu de l’activité créée par le vépéciste 3 Suisses veut s'étendre de l'Europe de l'Ouest à l'Europe centrale. Il défend le modèle de sa petite banque à distance Monabanq, dont l’objectif ne serait pas de faire du volume. -
Les échanges sur les marchés actions européens battent des records
L’activité des marchés boursiers européens au premier trimestre a atteint un niveau record depuis l’entrée en vigueur de la directive sur les marchés d'instruments financiers en 2018.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027