La Bourse australienne se met au diapason des standards internationaux
Après son rachat bloqué par le gouvernement australien, l’Australian Stock Exchange (ASX) est contraint de s’adapter face à la concurrence internationale. L’opérateur boursier australien a ainsi annoncé hier avoir procédé à une augmentation de capital qui vise à renforcer ses filiales de compensation. Dans le cadre de cette opération, les actionnaires se verront offrir deux nouvelles actions pour 19 titres détenus à un prix de 30 dollars locaux l’unité, soit une décote de 16,3% par rapport au cours de clôture de vendredi dernier.
Sur les 553 millions de dollars locaux ainsi levés, 250 millions seront consacrés au remboursement de lignes de dette. De quoi effacer entièrement sa dette externe. Une décision qui paraît néanmoins surprenante dans la mesure où «cette ligne n’est pas remboursable avant 2015», comme le rappelle Anthony Hoo, analyste chez Nomura.
Mais l’opérateur compte également utiliser 200 millions pour le développement des services de compensation et de règlement de titres, le reliquat devant servir à financer le développement d’autres filiales. Le directeur général, Elmer Funke Kupper, a réussi à conserver de longue lutte le monopole du groupe sur les opérations de compensation et de règlement des opérations sur actions, et s’est engagé dans une réduction de ses commissions pour faire face à la montée de son concurrent Chi-X en Australie, ainsi que des opérateurs de «dark pools». Elmer Funke Kupper a également fait du marché local des dérivés OTC un axe de croissance majeur pour le groupe.
«En augmentant le niveau de capital dans notre chambre de compensation de dérivés, nous prévoyons de nous conformer aux standards internationaux pour la compensation des contreparties qui devraient être plus élevés que les anciens niveaux de référence», a indiqué le président d’ASX, Rick Holliday-Smith. Anticipant le durcissement de la réglementation internationale sur la compensation des produits dérivés, LCH.Clearnet a lui aussi levé 320 millions d’euros pour se conformer aux exigences en capitaux des régulateurs européens.
ASX en a profité pour indiquer qu’il s’attendait à un résultat net 346 millions de dollars sur l’année fiscale 2013 qui s’achève fin juin, contre 351 millions anticipés par le consensus et 339,2 millions dégagés l’année précédente. Il versera un dividende de 81 cents par titre. L’action ASX est en hausse de 15% depuis le début de l’année.
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