« Au-delà des rebonds techniques, la prudence reste de mise pour les prochains mois »
L’Agefi : Les crises japonaise et libyenne vous incitent-elles à réduire vos objectifs sur les marchés actions ?
Vincent Guenzi : Non. Nous étions prudents sur les marchés actions depuis début février. Le potentiel de hausse supplémentaire était limité du fait d’autres risques : la hausse des matières premières et du pétrole, l’inflation et les hausses de taux dans les pays émergents, le possible ralentissement de la croissance mondiale et enfin les problèmes en zone euro. Le 17 mars dernier, nous constations que la baisse des marchés les avait ramenés aux niveaux que nous escomptions, indépendamment de la tragédie japonaise. Certes, le risque nucléaire excluait toute position hardie mais nous proposions alors de profiter des reprises techniques pour alléger progressivement les portefeuilles et/ou procéder à des réallocations sectorielles. Ceci est toujours d’actualité et la prudence reste de mise pour les prochains mois. Les marchés actions (hors Japon) resteront dans un couloir délimité par les points haut et bas atteints cette année. Quant au marché japonais, il n’a peut-être pas terminé sa baisse.
Ces événements entraînent-ils des changements de recommandation en termes de secteurs ?
Non, nous conseillons d’alléger les positions les plus sensibles à la croissance mondiale, en forte hausse en 2010 (produits de base, chimie, automobile, luxe et consommation cyclique, biens d’équipement) et de renforcer progressivement, lors des phases de repli, les secteurs ou les valeurs où le risque de déception est plus faible, dont la valorisation est raisonnable (pétrole, services aux collectivités, télécoms, médias, technologie, alimentation/boisson).
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