Le Crédit Mutuel étend l’intelligence artificielle à de nouveaux métiers
Le Crédit Mutuel franchit une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). La banque a annoncé hier un renforcement du partenariat amorcé il y a un an avec IBM, présenté à l’époque comme «la première utilisation commerciale de Watson [le logiciel d’IA d’IBM, NDLR] par une institution financière en France». Depuis avril 2017, 20.000 collaborateurs de 5.000 caisses et agences du Crédit Mutuel bénéficient de l’assistance de Watson pour analyser leurs e-mails et utiliser de façon optimale la base documentaire de la banque. L’objectif étant de libérer les conseillers bancaires de tâches à faible valeur ajoutée pour leur permettre de se concentrer sur la relation clients.
Nous tirons «un bilan très positif» de la première année du partenariat avec IBM, déclare à L’Agefi Nicolas Théry, le président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Les organisations syndicales, d’abord inquiètes des conséquences éventuelles du développement de l’IA sur l’emploi, «ont changé de position», assure-t-il.
Jusqu’alors circonscrit à l’assurance dommages, le recours à Watson sera étendu à l’épargne, au crédit à la consommation, à la santé et à la prévoyance d’ici à la fin de l’année, puis à la conformité l’an prochain. Le groupe entend déployer au fur et à mesure les solutions d’IA dans «100% des métiers de la bancassurance où elles pourront être un levier de croissance». Le Crédit Mutuel espère ainsi réaffecter 200.000 jours/ hommes par an à la formation de ses conseillers et au développement de l’activité commerciale.
Le Crédit Mutuel a également annoncé jeudi la mise en place d’une articulation «mainframe-cloud». Associant les centres de données de l’établissement bancaire et les infrastructures d’informatique dématérialisée d’IBM, elle permet aux collaborateurs du Crédit Mutuel de garder l’ergonomie à laquelle ils sont accoutumés et assure au groupe bancaire la propriété de ses données.
Le Crédit Mutuel et IBM ont en outre développé une «cognitive factory», avec quelque 75 salariés des deux groupes, pour améliorer les performances des solutions d’IA mises en place.
Ces différentes extensions du partenariat avec IBM ne modifient pour autant pas le montant de l’investissement du Crédit Mutuel, qui reste de 8 millions d’euros par an sur cinq ans, a précisé Nicolas Théry.
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