Les Etats-Unis limitent l’accès de la Russie au marché
Les Etats-Unis ont imposé jeudi un large éventail de sanctions contre le Russie en représailles à une série d’actes «malveillants», l’ingérence de Moscou dans l'élection présidentielle américaine de 2020 et une attaque informatique de grande envergure notamment.
Le président Joe Biden a pris un décret autorisant le gouvernement américain à sanctionner des pans entiers de l'économie russe en restreignant la capacité de Moscou à émettre de la dette souveraine.
Avec ce nouveau décret, les Etats-Unis interdissent aux institutions financières d’acheter de la dette d’Etat russe en roubles sur le marché primaire à partir du 14 juin. Depuis 2019, les banques américaines ne sont plus autorisées à investir sur le marché primaire des obligations souveraines non libellées en roubles.
Liste noire
Le Trésor américain a également placé sur une liste noire 32 entités et individus qui, selon lui, ont tenté, sous les ordres de Moscou, d’influencer au profit de Donald Trump l’issue de la présidentielle de novembre et de mener d’autres «actes de désinformation et d’ingérence».
Le Trésor, en concertation avec l’Union européenne, la Grande-Bretagne, l’Australie et le Canada, a également sanctionné huit personnes impliquées dans l’occupation et la répression en Crimée, annexée par Moscou en 2014.
La Maison blanche a déclaré l’expulsion de dix diplomates russes basés à Washington, y compris des représentants des services de renseignement russes et, pour la première fois, a formellement désigné le service de renseignement extérieur russe comme l’auteur du piratage du fournisseur américain de logiciels SolarWinds.
Une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a immédiatement réagi à ces annonces en promettant des mesures de représailles comme Moscou en a fait la promesse mercredi.
La Russie émettra moins de dette
En réaction à cette annonce, le ministère des finances russe a fait savoir qu’il réduirait plus que prévu son programme d’émission d’obligations libellées en rouble (OFZ) cette année. Le programme de 3.700 milliards de roubles pourrait être amputé de 875 milliards (et non 700 comme précédemment annoncé).
Le ministère des finances a par ailleurs indiqué qu’il n’émettrait plus, à partir du 14 juin, que de nouvelles obligations pour éviter le risque de vente forcée par les investisseurs en cas d’émission d’obligations sur les anciennes souches. La banque centrale de Russie pourrait quant à elle décider de relever à nouveau ses taux dès sa prochaine réunion le 23 avril.
Sur les marchés, après avoir été malmenées en début de journée jeudi, les obligations russes et le rouble regagnaient une grande partie du terrain perdu après ces annonces en ligne avec les attentes du marché. Le rouble ne reculait plus que de 0,25% face au dollar (contre 2%) et le rendement de l’emprunt à 10 ans russe revenait stable à 7,19%.
Plus d'articles du même thème
-
La région Ile-de-France retient Atos pour optimiser sa gestion financière
La brique technologique du géant des services numériques servira à l'accompagnement de près de 5,8 milliards d’euros de budget annuel géré par la région. -
L’Ile-de-France confirme son poids dans les investissements nationaux en technologie propre
Les investissements français dans les technologies propres reculent de 25 % au premier semestre 2026. Les priorités sont redéfinies entre guerre en Ukraine et en Iran et enjeux de souveraineté, estime un rapport de France Invest, GreenUnivers et EY. -
Un groupe de réflexion canadien préconise que les fonds de pension nationaux investissent 3% de leurs encours dans le pays
Dans son dernier rapport, le think tank Canadian Shield Institute explique comment les investissements des fonds de pensions du Canada pourraient contribuer davantage à la croissance économique du pays. -
Shine propose à ses clients du financement avec Froda
Shine signe avec la fintech de financement Froda pour proposer du crédit aux petites entreprises. -
Altaroc se diversifie dans l'ingénierie patrimoniale
La plateforme donnant accès au private equity pour les particuliers lance Altaroc Wealth et recrute pour l'occasion Pierre Ferron, un ancien du département d'ingénierie patrimoniale d'Edmond de Rothschild. -
L’affacturage poursuit son bonhomme de chemin
La production des acteurs français a progressé de 3,5% au premier semestre pour atteindre 224 milliards d’euros.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le collège de l'AMF requiert une lourde sanction contre Auris Gestion et ses deux dirigeants
- L'AMF dresse un premier bilan sur les incidents majeurs Dora des sociétés de gestion
- Le Crédit Agricole lance avec Amundi son offensive dans le capital naturel
- Les fonds confessionnels ont le vent en poupe
- Les hedge funds réduisent leurs arbitrages sur les taux américains
Contenu de nos partenaires
-
Idée reçueNon, les fonctionnaires n'ont pas perdu de pouvoir d'achat entre 2012 et 2024
Un rapport de la Cour des comptes rappelle que la rémunération des fonctionnaires ne dépend pas uniquement de l'évolution du point d'indice. Et estime qu'une maîtrise de la masse salariale sera nécessaire pour redresser les finances publiques dans les années à venir -
La Fabrique de l'OpinionStéphane Boujnah, patron d'Euronext : « La France est touchée par les sept fléaux de l'apocalypse »
Patron d'Euronext, Stéphane Boujnah dresse un diagnostic sans concession de la dette française. Celle-ci a encore progressé au deuxième trimestre, atteignant 3 595,5 milliards d'euros, soit 119% du PIB. Mais le redressement est possible, estime l'ex-conseiller de Bercy sous Dominique Strauss-Kahn, à condition de le choisir plutôt que de le subir, et de se rassembler. -
#DigitalCitizenL'IA et affaire Thélyson Orélien : je est un autre - par David Lacombled
Le recours aux solutions d’intelligence artificielle générative est si massif que tout écrit devient suspect