Le FMI appelle l’Italie à approfondir ses réformes du secteur bancaire
Bien que «l'économie italienne se remet progressivement d’une récession profonde et prolongée», investissement et productivité restent bas contrairement au chômage qui avoisinne les 11%, d’après le rapport annuel publié le 11 juillet du Fonds monétaire international (FMI).
En plein bras de fer entre Rome et Bruxelles sur le renflouement des banques italiennes, les réformes du secteur bancaire mises en place par le gouvernement de Matteo Renzi ont obtenu les félicitations du FMI. Elles demandent toutefois à être approfondies afin d’accélérer la réduction du stock de prêts non performants et l’émergence de «groupes bancaires solides». Dans sa revue annuelle des politiques économiques du pays, le Fonds juge aussi nécessaire de prendre des initiatives afin de «répondre aux inquiétudes concernant le cadre de résolution bancaire, y compris en s’attaquant aux ventes abusives aux investisseurs particuliers».
Le FMI prend ainsi acte des difficultés du gouvernement italien à la suite de la résolution de quatre petites banques en novembre 2015, alors qu’environ un tiers des 600 milliards d’euros des obligations bancaires seniors sont aux mains de particuliers, et près de la moitié des 60 milliards d’obligations subordonnées. Or, pour la majorité des quinze banques étudiées, les règles de résolution s’appliqueraient à des investisseurs particuliers. Pour surmonter cet obstacle, le Fonds propose de s’attaquer aux ventes abusives de ces titres à des particuliers, via notamment des programmes de rachats structurés ou d’échanges de dettes. L’institution ne précise toutefois pas quelle proportion de titres détenus par des particuliers pourrait être concernée.
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