La proposition de révision présentée mardi 17 juin a été plutôt bien accueillie par l’industrie, notamment pour les efforts consentis sur les règles prudentielles, qui peuvent parfois manquer de cohérence. Les deux principales modifications ciblées permettraient d’ajuster un peu mieux la sensibilité des ratios aux risques réels.
Ce fonds, disponible sous forme de Sicav, investira au moins 70% de ses actifs nets dans des ABS, y compris des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS).
L’industrie se montre plutôt satisfaite des avancées formulées par la Commission sur la titrisation, un maillon de l’Union de l’épargne et de l’investissement. Celles-ci sont jugées «particulièrement positives» pour les règles prudentielles qui encadrent l’investissement dans ces titres.
Censée libérer les bilans bancaires, la réforme de la titrisation présentée ce mardi à Bruxelles constitue une étape importante vers l'Union de l'épargne et de l'investissement. Mais n'en attendons pas de miracle. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
Santander, Barclays et BNP Paribas sont parmi les établissements les plus actifs en volumes sur ces formes de titrisations, indique une étude de S&P Global Ratings. Raiffeisen Bank et Banco Comercial Português les dépassent en relatif par rapport à la taille de leur bilan.
Les émissions de «cat bonds» ont déjà battu leur record sur cinq mois avec plus de 15 milliards de dollars. Compte tenu des 5,9 milliards de mai, le niveau de 2024, pourtant exercice record à 18 milliards, est déjà à portée de main. En dépit d’une performance moins bonne pour 2025, les «cat bonds» offrent une forme de couverture par rapport aux autres actifs.
Donald Trump a relancé la semaine passée l'idée de privatiser les agences semi-publiques de garanties hypothécaires américaines Fannie Mae et Freddie Mac qui avaient été nationalisées après la crise de 2008. Une telle opération ne semble pas pourtant d’actualité au regard de leur déficit de fonds propres et du renchérissement que leur privatisation engendrerait sur les prêts hypothécaires.
Les RMBS et ABS seniors semblent anormalement moins bien traités que les obligations seniors sécurisées dans les réglementations actuelles, notamment dans la classification pour le calcul du ratio de liquidité bancaire (LCR). Au-delà des coûts de transaction, plusieurs éléments plaident en faveur d’une liquidité potentiellement meilleure que ce à quoi on pourrait s’attendre a priori.
BNP Paribas vient d’annoncer la cession à PGGM d’une partie du risque de crédit lié à un portefeuille de 2 milliards de dollars de prêts aux énergies renouvelables. Ce marché privé en plein développement ne semble pas du tout perturbé par la volatilité des marchés financiers cotés.
Les trois autorités européennes ont publié le 31 mars leurs préconisations auprès de la Commission. Alors que l’industrie critique les titrisations «simples, transparentes, standardisées» créées en 2019, l’Esma a sorti un rapport regrettant le manque de contrôles sur la conformité à ce label.
Les émissions ont progressé de près de 15% l'an dernier par rapport à 2023. Les spreads des tranches émises se sont resserrés dans le même temps, selon le rapport annuel de l’AFME.
Trois gérants ont lancé, ces derniers mois, des ETF investis dans des titrisations de prêts à de grandes entreprises : les CLO. Les régulateurs ont mis des garde-fous, mais la complexité du montage reste un point d’attention majeur.
Les annonces de nouvelles opérations n’ont cessé de se multiplier depuis novembre. Les banques élargissent l’utilisation de ces transferts de risques pour renforcer leurs ratios de capital.
Le marché américain des titrisations de prêts à l’immobilier commercial a été bien secoué en 2022 et 2023, avec un effet retard persistant sur les défauts.
Les émissions de CLO ont fortement rebondi l’an dernier, même en Europe. Le marché primaire est encore attendu en hausse cette année, tandis que le marché secondaire devrait au pire se stabiliser.
Les assureurs voient encore les besoins de réassurance via les «cat bonds» augmenter, en lien avec les évolutions de l’inflation et de la démographie, indépendamment du risque lié au dérèglement climatique. Les investisseurs apprécient de plus en plus la classe d’actifs qui a affiché une performance de 17,6% en 2024.
Les mesures annoncées visent à proposer un cadre «structurel» et «harmonisé» de gestion du collatéral reçu en face de ses opérations de refinancement, autour d’une seule liste d’actifs éligibles au lieu de deux jusqu’ici.