Malgré les défaillances liées au crédit privé en septembre aux Etats-Unis, les marchés des prêts à effet de levier et des titrisations de prêts à effet de levier ont bien résisté. Attention cependant, la croissance et les bénéfices des entreprises pourraient ralentir lorsque les échéances de remboursement approcheront.
Il s’agirait de la première fois qu’un fonds commun de placement de retraite britannique procède à une allocation stratégique dans ces obligations adossées à des prêts.
Le marché des transferts de risques significatifs (SRT) pose d’importants problèmes de transparence, selon un nouveau rapport des experts du Fonds monétaire international, qui en avaient déjà dénoncé les risques en octobre 2024. Leur analyse devient un peu plus précise malgré le manque de données.
Plusieurs signaux s’étaient déjà allumés sur ce marché, fin 2023 avec la hausse des prix des automobiles post-covid. Depuis le début de l’année survient la fermeture d’autres établissements prêteurs, en l'occurrence plutôt des concessionnaires qui assuraient aussi les financements avant de les titriser via des ABS auto.
La société de gestion américaine rejoint ainsi la liste de ses compétiteurs partis à l’offensive d’un marché européen en pleine effervescence. Une demande soutenue par des investisseurs à la recherche de rendements alternatifs alimente un segment de marché ouvert il y a tout juste un an.
Selon la proposition de la Commission qui pourrait entrer en vigueur dès septembre, les assureurs voient leurs exigences en capital réduites face au risque de crédit des titrisations européennes. Mais pas autant que les banques, notamment pour les tranches les mieux notées.
Le projet d'acte délégué publié le 18 juillet réforme la réglementation Solvabilité 2 afin de faciliter l'investissement de long terme en actions et la détention de titrisations. L'industrie a jusqu'au 5 septembre pour commenter ces propositions.
La proposition de révision présentée mardi 17 juin a été plutôt bien accueillie par l’industrie, notamment pour les efforts consentis sur les règles prudentielles, qui peuvent parfois manquer de cohérence. Les deux principales modifications ciblées permettraient d’ajuster un peu mieux la sensibilité des ratios aux risques réels.
Ce fonds, disponible sous forme de Sicav, investira au moins 70% de ses actifs nets dans des ABS, y compris des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS).
L’industrie se montre plutôt satisfaite des avancées formulées par la Commission sur la titrisation, un maillon de l’Union de l’épargne et de l’investissement. Celles-ci sont jugées «particulièrement positives» pour les règles prudentielles qui encadrent l’investissement dans ces titres.
Censée libérer les bilans bancaires, la réforme de la titrisation présentée ce mardi à Bruxelles constitue une étape importante vers l'Union de l'épargne et de l'investissement. Mais n'en attendons pas de miracle. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
Santander, Barclays et BNP Paribas sont parmi les établissements les plus actifs en volumes sur ces formes de titrisations, indique une étude de S&P Global Ratings. Raiffeisen Bank et Banco Comercial Português les dépassent en relatif par rapport à la taille de leur bilan.
Les émissions de «cat bonds» ont déjà battu leur record sur cinq mois avec plus de 15 milliards de dollars. Compte tenu des 5,9 milliards de mai, le niveau de 2024, pourtant exercice record à 18 milliards, est déjà à portée de main. En dépit d’une performance moins bonne pour 2025, les «cat bonds» offrent une forme de couverture par rapport aux autres actifs.
Donald Trump a relancé la semaine passée l'idée de privatiser les agences semi-publiques de garanties hypothécaires américaines Fannie Mae et Freddie Mac qui avaient été nationalisées après la crise de 2008. Une telle opération ne semble pas pourtant d’actualité au regard de leur déficit de fonds propres et du renchérissement que leur privatisation engendrerait sur les prêts hypothécaires.
Les RMBS et ABS seniors semblent anormalement moins bien traités que les obligations seniors sécurisées dans les réglementations actuelles, notamment dans la classification pour le calcul du ratio de liquidité bancaire (LCR). Au-delà des coûts de transaction, plusieurs éléments plaident en faveur d’une liquidité potentiellement meilleure que ce à quoi on pourrait s’attendre a priori.
BNP Paribas vient d’annoncer la cession à PGGM d’une partie du risque de crédit lié à un portefeuille de 2 milliards de dollars de prêts aux énergies renouvelables. Ce marché privé en plein développement ne semble pas du tout perturbé par la volatilité des marchés financiers cotés.
Les trois autorités européennes ont publié le 31 mars leurs préconisations auprès de la Commission. Alors que l’industrie critique les titrisations «simples, transparentes, standardisées» créées en 2019, l’Esma a sorti un rapport regrettant le manque de contrôles sur la conformité à ce label.
Les émissions ont progressé de près de 15% l'an dernier par rapport à 2023. Les spreads des tranches émises se sont resserrés dans le même temps, selon le rapport annuel de l’AFME.