Paris peut supplanter Londres comme principal centre financier européen d’ici quelques années, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire dans une interview accordée à Reuters en marge du forum économique de Davos. «Il est possible selon moi que la France devienne, dans les prochaines années, le principal centre financier européen», devant Londres, a-t-il déclaré. Selon une enquête réalisée par Reuters en septembre, Paris est largement distancée par Francfort pour les intentions de relocalisations de salariés. La capitale française n’attirerait que moins de 2.000 postes, contre plus de 5.000 pour Francfort. L’objectif de Paris est de voir autour de 3.000 postes relocalisés à Paris à l’horizon 2019, selon une source à Bercy.
Paris peut supplanter Londres comme principal centre financier européen d’ici quelques années, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire dans une interview accordée à Reuters en marge du forum économique de Davos. «Il est possible selon moi que la France devienne, dans les prochaines années, le principal centre financier européen», devant Londres, a-t-il déclaré.
Ils sont venus, ils sont tous là, à l’exception de Donald Trump. La séquence du Climate Finance Day et du One Planet Summit, ces 11 et 12 décembre, aura servi l’ambition française de se trouver à la pointe de la lutte contre le changement climatique. L’espace d’une semaine, Paris est redevenue la capitale mondiale de la finance verte, un rôle qu’elle se plaît à jouer depuis la conférence COP 21. Dirigeants publics et privés auront rivalisé d’engagements multimilliardaires afin de donner chair au fameux objectif de « trajectoire 2°C » signé en décembre 2015.
Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, n’avait pas été avare de compliments sur Twitter à l'égard des places financières de Francfort et Paris. Et pour cause. Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les deux capitales financières ont vocation à accueillir davantage de salariés de la banque américaine. «Nous n’aurons plus un seul centre, mais deux, à Francfort et à Paris, parce que ce sont les deux plus grandes économies européennes. Le Brexit nous pousse à décentraliser nos activités», a-t-il expliqué dans un entretien au Figaro de lundi. «Après, ce sont les gens qui décideront largement où ils préfèrent vivre. Et je peux imaginer que beaucoup d’Américains préféreraient vivre à Paris plutôt qu'à Francfort pour de multiples raisons», a poursuivi le banquier.
C’est une victoire par tirage au sort mais une victoire quand même. Paris a été choisi lundi soir pour héberger le futur siège de l’Autorité bancaire européenne (EBA), contrainte de quitter Londres en raison du Brexit. La capitale française a été élue au troisième du tour du scrutin organisé lundi à Bruxelles entre les 27 Etats membres. A égalité avec Dublin, elle a été désignée par tirage au sort. Francfort avait été éliminée au tour précédent.
Amsterdam accueillera le siège de l’Agence européenne des médicaments (EMA) après le Brexit, a appris Reuters de sources proches du conseil des ministres européens. La ville de Milan était pourtant arrivée en tête lundi du premier tour de scrutin. L’EMA et l’Autorité bancaire européenne (EBA), qui ont toutes deux leur siège à Londres, devront quitter la capitale britannique après le divorce entre le Royaume-Uni et l’UE, programmé pour mars 2019.
Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, n’avait pas été avare de compliments sur Twitter à l'égard des places financières de Francfort et Paris. Et pour cause. Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les deux capitales financières ont vocation à accueillir davantage de salariés de la banque américaine.
La succursale française de Bank of China a réalisé mercredi une triple émission obligataire en dollar, euro et renminbi. Bank of China Paris a levé 500 millions de dollars à taux variable à 5 ans, à un spread de 88 points de base au-dessus du Libor, 700 millions d’euros à 3 ans, là aussi à taux variable (Euribor + 47 pb) et un milliard de renminbi à 3 ans à taux fixe, à un rendement de 4,5%. Listés sur Euronext, les titres sont des obligations vertes. BNP Paribas, le Crédit Agricole, HSBC et les propres équipes de Bank of China ont dirigé l’opération.
Le nombre de nouveaux banquiers attendus à Paris dans le cadre du Brexit est de 2.460, après les récentes annonces venues compléter celle de HSBC (1.000 postes) en début d’année.
Déjeuner à Matignon, dîner à l'Elysée: une vingtaine de patrons de grands fonds, dont Larry Fink, ont eu droit hier au service après-vente des réformes.
La banque américaine a signé un contrat de location pour des bureaux dans le huitième arrondissement de Paris, 51 rue de la Boétie, dans un immeuble appartenant à La Poste, selon des informations de l’agence Bloomberg. Bank of America louera 9.300 mètres carrés. Elle y installera quelque 1.000 salariés, selon des sources internes à la banque. Dans un premier temps, la banque n’occupera pas tout l’espace qu’elle prend en location. 300 salariés seraient d’abord accueillis dans cet immeuble art déco, laissant des étages inoccupés. BoA pourrait donc sous-louer provisoirement l’espace restant disponible.
Schroders, qui avait depuis 2001 une simple succursale à Paris, a obtenu le 14 septembre auprès de l’AMF un agrément français en tant que société de gestion de fonds d’investissement alternatifs (AIFM) pour son pôle financement d’infrastructures (Schroders AIDA). Depuis sa création en 2015 avec l’arrivée de Charles Dupont, l’équipe a connu une forte croissance avec désormais 1,5 milliard d’euros sous gestion en financements d’infrastructures (dette et equity) pour le compte d’institutionnels et 10 professionnels spécialisés. « Au vu de ce succès, il était naturel de poursuivre son expansion localement », a répondu la directrice générale de Schroders en France, Karine Szenberg, à L’Agefi qui s’interrogeait sur le « timing » de cet agrément alors que la société de gestion anglaise n’a pas encore annoncé ses projets dans le cadre du Brexit. La société parisienne a été créée en octobre 2016.
Bruno Le Maire et les principaux représentants de l’industrie financière française ont convenu hier d’actions supplémentaires pour faire de Paris la première place financière d’Europe continentale. Le ministère de l’Economie, à l’issue d’une réunion du comité « Place de Paris 2020 », a annoncé le lancement d’une consultation publique pour deux mois afin de recenser les cas où la régulation des services financiers pourrait être simplifiée, la France ayant parfois imposé des contraintes supplémentaires par rapport à ses rivaux européens. Le comité travaillera aussi à l'élaboration de propositions concrètes pour parachever l’union des marchés de capitaux au niveau européen.
Bruno Le Maire et les principaux représentants de l’industrie financière française ont convenu aujourd’hui d’actions supplémentaires pour faire de Paris la première place financière d’Europe continentale, alors que les efforts pour attirer les banquiers en France après le Brexit semblent commencer à porter leurs fruits. Le ministère de l’Economie, à l’issue d’une réunion du comité « Place de Paris 2020 », a annoncé le lancement d’une consultation publique pour deux mois afin de recenser les cas où la régulation des services financiers pourrait être simplifiée, la France ayant parfois imposé des contraintes supplémentaires par rapport à ses rivaux européens.
«Dans cinq à dix ans, Paris sera la principale place financière en Europe continentale», a déclaré à Reuters Benjamin Griveaux, depuis Londres, où il s’est rendu pour promouvoir la place de Paris lorsque le Royaume-Uni aura quitté l’UE. «Londres restera certainement une place financière importante et majeure», a ajouté le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des finances. Benjamin Griveaux, un proche d’Emmanuel Macron, a estimé que l’Union européenne avait besoin de clarté et de moins d’ambiguïté de la part de Londres dans les négociations.
Le texte contribue à changer l’image de la France auprès des grandes entreprises financières internationales. Un élément fondamental à l'heure du Brexit.
Esthétique. Créée en début d’année, cette organisation rapproche les acteurs de la finance et le Musée d’Orsay qui gère aussi l’Orangerie. A l’origine de cette initiative, l’Amafi (Association française des marchés financiers) a voulu faciliter le mécénat de ses membres, qui sont de grandes banques d’investissement mais aussi des entreprises d’investissement. En échange d’un don au musée dans le cadre de la loi Mécénat, les adhérents bénéficient d’une visibilité, financent des actions sociales du musée en direction de populations défavorisées, tout comme la restauration des œuvres. De quoi mettre en évidence la capacité de démarche citoyenne des acteurs de la finance. A telle enseigne que d’autres associations d’acteurs du secteur, comme l’AFG et l’AFTI, sont en passe de rejoindre le Cercle.