Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, n’avait pas été avare de compliments sur Twitter à l'égard des places financières de Francfort et Paris. Et pour cause. Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les deux capitales financières ont vocation à accueillir davantage de salariés de la banque américaine.
La succursale française de Bank of China a réalisé mercredi une triple émission obligataire en dollar, euro et renminbi. Bank of China Paris a levé 500 millions de dollars à taux variable à 5 ans, à un spread de 88 points de base au-dessus du Libor, 700 millions d’euros à 3 ans, là aussi à taux variable (Euribor + 47 pb) et un milliard de renminbi à 3 ans à taux fixe, à un rendement de 4,5%. Listés sur Euronext, les titres sont des obligations vertes. BNP Paribas, le Crédit Agricole, HSBC et les propres équipes de Bank of China ont dirigé l’opération.
Le nombre de nouveaux banquiers attendus à Paris dans le cadre du Brexit est de 2.460, après les récentes annonces venues compléter celle de HSBC (1.000 postes) en début d’année.
Déjeuner à Matignon, dîner à l'Elysée: une vingtaine de patrons de grands fonds, dont Larry Fink, ont eu droit hier au service après-vente des réformes.
La banque américaine a signé un contrat de location pour des bureaux dans le huitième arrondissement de Paris, 51 rue de la Boétie, dans un immeuble appartenant à La Poste, selon des informations de l’agence Bloomberg. Bank of America louera 9.300 mètres carrés. Elle y installera quelque 1.000 salariés, selon des sources internes à la banque. Dans un premier temps, la banque n’occupera pas tout l’espace qu’elle prend en location. 300 salariés seraient d’abord accueillis dans cet immeuble art déco, laissant des étages inoccupés. BoA pourrait donc sous-louer provisoirement l’espace restant disponible.
Bruno Le Maire et les principaux représentants de l’industrie financière française ont convenu hier d’actions supplémentaires pour faire de Paris la première place financière d’Europe continentale. Le ministère de l’Economie, à l’issue d’une réunion du comité « Place de Paris 2020 », a annoncé le lancement d’une consultation publique pour deux mois afin de recenser les cas où la régulation des services financiers pourrait être simplifiée, la France ayant parfois imposé des contraintes supplémentaires par rapport à ses rivaux européens. Le comité travaillera aussi à l'élaboration de propositions concrètes pour parachever l’union des marchés de capitaux au niveau européen.
Schroders, qui avait depuis 2001 une simple succursale à Paris, a obtenu le 14 septembre auprès de l’AMF un agrément français en tant que société de gestion de fonds d’investissement alternatifs (AIFM) pour son pôle financement d’infrastructures (Schroders AIDA). Depuis sa création en 2015 avec l’arrivée de Charles Dupont, l’équipe a connu une forte croissance avec désormais 1,5 milliard d’euros sous gestion en financements d’infrastructures (dette et equity) pour le compte d’institutionnels et 10 professionnels spécialisés. « Au vu de ce succès, il était naturel de poursuivre son expansion localement », a répondu la directrice générale de Schroders en France, Karine Szenberg, à L’Agefi qui s’interrogeait sur le « timing » de cet agrément alors que la société de gestion anglaise n’a pas encore annoncé ses projets dans le cadre du Brexit. La société parisienne a été créée en octobre 2016.
Bruno Le Maire et les principaux représentants de l’industrie financière française ont convenu aujourd’hui d’actions supplémentaires pour faire de Paris la première place financière d’Europe continentale, alors que les efforts pour attirer les banquiers en France après le Brexit semblent commencer à porter leurs fruits. Le ministère de l’Economie, à l’issue d’une réunion du comité « Place de Paris 2020 », a annoncé le lancement d’une consultation publique pour deux mois afin de recenser les cas où la régulation des services financiers pourrait être simplifiée, la France ayant parfois imposé des contraintes supplémentaires par rapport à ses rivaux européens.
«Dans cinq à dix ans, Paris sera la principale place financière en Europe continentale», a déclaré à Reuters Benjamin Griveaux, depuis Londres, où il s’est rendu pour promouvoir la place de Paris lorsque le Royaume-Uni aura quitté l’UE. «Londres restera certainement une place financière importante et majeure», a ajouté le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des finances. Benjamin Griveaux, un proche d’Emmanuel Macron, a estimé que l’Union européenne avait besoin de clarté et de moins d’ambiguïté de la part de Londres dans les négociations.
Le texte contribue à changer l’image de la France auprès des grandes entreprises financières internationales. Un élément fondamental à l'heure du Brexit.
Esthétique. Créée en début d’année, cette organisation rapproche les acteurs de la finance et le Musée d’Orsay qui gère aussi l’Orangerie. A l’origine de cette initiative, l’Amafi (Association française des marchés financiers) a voulu faciliter le mécénat de ses membres, qui sont de grandes banques d’investissement mais aussi des entreprises d’investissement. En échange d’un don au musée dans le cadre de la loi Mécénat, les adhérents bénéficient d’une visibilité, financent des actions sociales du musée en direction de populations défavorisées, tout comme la restauration des œuvres. De quoi mettre en évidence la capacité de démarche citoyenne des acteurs de la finance. A telle enseigne que d’autres associations d’acteurs du secteur, comme l’AFG et l’AFTI, sont en passe de rejoindre le Cercle.
Dublin a vocation à devenir la base de Bank of America dans l’Union européenne après le Brexit pour ses activités de banque d’investissement et de marchés, a déclaré vendredi Brian Moynihan, le directeur général de la banque américaine, au Financial Times. Le dirigeant assure que le taux très compétitif de l’impôt sur les sociétés dans le pays (12,5%) «n’a pas vraiment été un élément» dans sa décision. Bank of America est la seule grande banque à vouloir faire de Dublin sa place-forte dans l’UE. A l’exception des banques françaises et de HSBC, les autres semblent pencher vers Francfort.
Les grands groupes bancaires français, qui ont rencontré le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, «ont confirmé (...) qu’ils choisiront naturellement Paris» pour y transférer des activités dans le cadre du Brexit, selon un communiqué diffusé vendredi par la Fédération bancaire française. «Ce sont près d’un millier d’emplois qui pourraient être concernés, dont l’effet d’entraînement est d’au moins trois emplois indirects pour un emploi direct», poursuit le communiqué, en soulignant néanmoins que la France doit rassurer en matière de prévisibilité et de stabilité de sa politique fiscale.
Dublin a vocation à devenir la base de Bank of America dans l’Union européenne après le Brexit pour ses activités de banque d’investissement et de marchés. «Nous sommes présents dans le pays depuis 49 ans et en route vers les 50 ans, a déclaré Brian Moynihan, le directeur général de la banque américaine, au Financial Times. C'était un choix naturel pour nous. Nous avons travaillé avec la Banque centrale d’Irlande pour préparer tout cela et le processus s’est très bien déroulé jusqu'à présent». Le dirigeant se trouvait à Dublin vendredi pour rencontrer le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.
Les grands groupes bancaires français, qui ont rencontré le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, «ont confirmé (...) qu’ils choisiront naturellement Paris» pour y transférer des activités dans le cadre du Brexit, selon un communiqué diffusé vendredi par la Fédération bancaire française. «Ce sont près d’un millier d’emplois qui pourraient être concernés, dont l’effet d’entraînement est d’au moins trois emplois indirects pour un emploi direct», poursuit le communiqué.
La banque américaine Citigroup a choisi Francfort comme siège européen pour ses activités de courtage (broker-dealer) après le Brexit, selon un document interne envoyé par Jim Cowles, patron de la région Europe/Moyen-Orient/Afrique (EMEA). Morgan Stanley a déjà fait le même choix, selon des sources proches citées hier par les agences de presse.
La banque américaine envisage de choisir Francfort comme base continentale de ses activités de trading en Europe pour parer aux conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, indiquait hier Bloomberg de sources proches du dossier. Morgan Stanley pourrait transférer ses activités de broker-dealer de Londres vers Francfort. Dublin, de son côté, accueillerait ses activités de gestion d’actifs. Plusieurs banques, de Nomura à Standard Chartered, ont déjà indiqué qu’elles privilégieraient la place allemande dans un univers post-Brexit.
La banque américaine envisage de choisir Francfort comme base continentale de ses activités de trading en Europe pour parer aux conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, indique mercredi Bloomberg de sources proches du dossier. Morgan Stanley pourrait transférer ses activités de broker-dealer de Londres vers Francfort. Dublin, de son côté, accueillerait ses activités de gestion d’actifs.