C’est un revirement inattendu. Le New York Stock Exchange (Nyse) a annoncé dans la nuit de lundi à mardi qu’il n’avait plus l’intention de retirer de la cote trois opérateurs télécoms chinois, China Mobile, China Telecom et China Unicom Hong Kong, pris pour cible par l’administration Trump. L’opérateur de la Bourse de New York avait initialement prévu de retirer ces sociétés le 11 janvier.
Agipi a annoncé avoir reçu le label Relance pour son unité de compte Agipi Régions Solidaire, créée en 2017 et gérée par Axa IM. Agipi Régions Solidaire (anciennement Agipi Régions) est investie dans des entreprises françaises implantées en régions, qui favorisent la création d’emplois et l’essor du tissu économique local. La part solidaire (entre 5% et 10%) est gérée par Ecofi et investit dans des Entreprises Solidaires d’Utilité Sociale (agrément ESUS) intervenant dans des secteurs ciblés de la longévité, de l’accompagnement de la dépendance, et plus globalement du « mieux vivre ensemble ».
Amérique. Les opérateurs boursiers conservent leur appétit de croissance au-delà de l’historique trading. En témoignent deux projets d’acquisition dévoilés par les poids lourds Deutsche Börse et Nasdaq. Le premier a convenu du rachat de 80% de l’agence de conseil en vote ISS (Institutional Shareholder Services), valorisée 1,9 milliard d’euros. ISS est un géant mondial du proxy voting aux côtés de Glass Lewis. L’ogre allemand reste ouvert à des acquisitions de 1 à 5 milliards. De quoi soutenir l’ambition d’une hausse annuelle moyenne de 10 % des revenus d’ici à 2023 (4,3 milliards d’euros en 2019). Nasdaq, de son côté, a jeté son dévolu pour 2,75 milliards de dollars sur un spécialiste de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent, Verafin. La proie canadienne fournit aux institutions financières, essentiellement nord-américaines, une plate-forme de détection en mode SaaS (Software as a service).
Le Nasdaq a annoncé jeudi le rachat de la société de lutte contre le crime financier Verafin pour un montant de 2,75 milliards de dollars (2,33 milliards d’euros) en cash. Le groupe poursuit ainsi sa diversification dans les solutions technologiques à destination de l’industrie financière. Verafin, basée au Canada et fondée en 2003, fournit à plus de 2.000 institutions financières une plateforme hébergée dans le cloud qui leur permet de détecter et signaler les fraudes financières et le blanchiment d’argent. Sa clientèle est surtout composée de petites banques et coopératives de crédit en Amérique du Nord. Le Nasdaq souhaite la proposer aux 250 banques, opérateurs boursiers, courtiers, gérants et régulateurs qui utilisent ses propres solutions de détection de la fraude à travers le monde. «Cette acquisition nous permet de poursuivre notre objectif d'être un fournisseur de premier plan de solutions ‘SaaS’ [Software as a service, modèle où un logiciel est hébergé sur des serveurs à distance, ndlr] sur le cloud pour les marchés financiers mondiaux et au-delà», a déclaré Adena Friedman, directrice générale du Nasdaq.
L’opérateur boursier américain Nasdaq a annoncé jeudi le rachat de la société de lutte contre le crime financier Verafin pour un montant de 2,75 milliards de dollars (2,33 milliards d’euros) en cash. Le groupe poursuit ainsi sa diversification dans les solutions technologiques à destination de l’industrie financière.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a participé au premier tour de table du European Circular Bioeconomy Fund, premier fonds de capital-risque exclusivement dédié à la bioéconomie et à la bioéconomie circulaire en Europe. Le véhicule a réuni 82 millions d’euros lors de cette levée. Il vise cependant un montant final de 250 millions d’euros, avec un engagement de 100 millions d’euros de la part de la BEI. Les autres investisseurs de ce premier round sont l’entreprise allemande de gestion des déchets PreZero, l’entreprise agro-alimentaire et biochimique néerlandaise Corbion et le family office Hettich. Le fonds a d’ores et déjà investi dans PeelPioneers, une société qui valorise la peau d’orange, et Prolupin GmbH, dédiée aux protéines végétales et aux substituts laitiers. Il est géré par Hauck & Aufhäuser Fund Services S.A, et conseillé par la firme luxembourgeoise ECBF Management GmbH, fondée pour l’occasion.
Les puits à carbone, comme les forêts, vont représenter un actif de plus en plus recherché pour réduire l'empreinte carbone des émetteurs et des investisseurs.
Le président du directoire d'Euronext explique à L'Agefi l'intérêt de l'achat de la Bourse de Milan auprès du LSE pour un montant de 4,33 milliards d'euros.
Euronext passe les Alpes. L’opérateur boursier paneuropéen a annoncé vendredi avoir trouvé un accord pour le rachat de 100% du capital de Borsa Italiana, l’opérateur de la Bourse de Milan, auprès de LSE Group, pour un montant de 4,33 milliards d’euros en numéraire. L’opération se fait en association avec Cassa Depositi e Prestiti (CDP), la Caisse des dépôts italienne, et la banque Intesa Sanpaolo.
Deutsche Börse a proposé lundi que le nombre de sociétés incluses dans son indice de référence DAX passe de 30 à 40 avec des conditions d’intégration plus strictes. Ce projet de réforme, soumis à consultation, suit le scandale Wirecard qui a ébranlé le monde des affaires allemand. La Bourse de Francfort avait engagé en juin une réflexion sur ses règles. Membre du DAX 30, le groupe de paiement a fait faillite à la suite d’une fraude comptable et a été exclu de l’indice en août dernier. Une entreprise devra démontrer sa rentabilité afin de pouvoir intégrer le DAX. Par ailleurs, Deutsche Börse propose de réduire les entreprises composant l’indice des valeurs moyennes MDAX de 60 à 50. Les investisseurs ont jusqu’au 4 novembre pour se prononcer sur ces propositions.
Deutsche Börse a proposé lundi que le nombre de sociétés incluses dans son indice de référence DAX passe de 30 à 40 avec des conditions d’intégration plus strictes. Ce projet de réforme, soumis à consultation, suit le scandale Wirecard qui a ébranlé le monde des affaires allemand. La Bourse de Francfort avait engagé en juin une réflexion sur ses règles. Membre du DAX 30, le groupe de paiement a fait faillite à la suite d’une fraude comptable et a été exclu de l’indice en août dernier.
L’Union des marchés de capitaux est un beau projet dont on désespère qu’il se concrétise un jour. Du moins peut-il compter sur les efforts d’Euronext, qui bâtit patiemment, à son niveau, une Europe de la Bourse. S’il conclut les négociations exclusives engagées pour le rachat de Borsa Italiana à Milan, l’opérateur de la Bourse de Paris ajoutera à son réseau l’un des pays fondateurs de l’Union européenne. Il y gagnera aussi des plates-formes dans l’obligataire et le post-marché, deux relais de croissance dont aucun de ses grands concurrents ne fait l’économie. D’Amsterdam à Lisbonne en passant par ses développements plus récents à Dublin et Oslo, le groupe affirme résolument son caractère paneuropéen.
Après Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne, Dublin et Oslo, Euronext est bien parti pour ajouter une nouvelle place financière à son réseau. La Bourse paneuropéenne a annoncé vendredi matin être entrée en négociations exclusives avec le London Stock Exchange (LSE) pour l’acquisition de Borsa Italiana, la Bourse de Milan. Comme prévu, Euronext est associé pour l’occasion à Cassa Depositi e Prestiti (CDP), la Caisse des dépôts italiennes, et à la banque Intesa Sanpaolo. Un soutien local qui a probablement contribué à devancer les offres concurrentes déposées par Deutsche Börse et SIX.
Le groupement d’investisseurs Climate Action 100+, représentant 47.000 milliards de dollars d’actifs, a écrit aux 161 directeurs généraux et présidents de conseils d’administration des principales entreprises émettrices de gaz à effet de serre, pour leur demander de mettre en place des stratégies de neutralité carbone et de définir des objectifs pour en appuyer la mise en œuvre. Le Climate Action 100+ souhaite aussi que les entreprises se fixent des objectifs à moyen terme compatibles avec une réduction globale des émissions de 45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010. Les entreprises seront évaluées sur les progrès réalisés. Pour cela, le groupement s’appuiera sur un nouveau «Climate Action 100+ Net-Zero Company Benchmark», qui devrait être publié en 2021. Cet indice fournira une analyse complète des entreprises qui mènent la transition vers la neutralité carbone, ainsi qu’une série d’autres indicateurs utilisés par les investisseurs pour éclairer les stratégies d’investissement et d’engagement des entreprises. Les entreprises ciblées par l’initiative font partie principalement des secteurs pétroliers et gaziers (25 %), des utilities (19 %) et des transports (16 %). A noter que le secteur agroalimentaire figure aussi en bonne place (14 %). Parmi les entreprises ayant reçu la lettre figurent notamment Airbus, EDF, Engie, LafargeHolcim et Total. La liste complète se trouve sur le site de Climate Action (100 http://www.climateaction100.org/).
Après une série de rumeurs, Euronext a confirmé vendredi matin dans un bref communiqué mener des discussions en vue de soumettre une offre sur Borsa Italiana, l’opérateur de la Bourse de Milan qui appartient au London Stock Exchange (LSE).
Alors que le London Stock Exchange (LSE) a fixé au 11 septembre la date de remise des premières offres pour sa filiale en Italie, Euronext serait prêt à débourser 3,5 à 4 milliards pour mettre la main sur l’opérateur milanais, rapporte jeudi Bloomberg. Voilà plusieurs semaines que l’on prête à Euronext l’intention de racheter Borsa Italiana, que la Bourse de Londres a mise en vente pour décrocher le feu vert des autorités européennes de la concurrence au rachat de Refinitiv. Selon le projet d’offre, la Caisse des dépôts italienne prendrait une participation de 8% dans l’opérateur paneuropéen. La banque Intesa Sanpaolo pourrait aussi s’associer. Le ministre italien des Finances, Roberto Gualtieri, s’est entretenu mercredi avec le PDG d’Euronext, Stéphane Boujnah, pour évoquer une offre conjointe avec Cassa Depositi e Prestiti (CDP). La conjoncture sert les intérêts d’Euronext, dont la capacité de financement s’est accrue. L’action progresse de 37% depuis le début de l’année, l’opérateur boursier profitant de la hausse des volumes. Outre Euronext, l’allemand Deutsche Börse et le suisse Six sont pressentis comme candidats au rachat de Borsa Italiana.