De prime abord, le marché du travail américain peut être qualifié de robuste. Les Etats-Unis créent des emplois à un rythme soutenu. Le taux de chômage est faible et relativement stable. Mais les apparences sont trompeuses. Tout d’abord, en raison d’un manque de fiabilité dans les données – le taux de réponse aux enquêtes menées par les établissements dont proviennent les statistiques de l’emploi a fortement baissé depuis 2020. Ensuite parce que les créations de postes se concentrent surtout dans les services publics, de santé et d’éducation, au détriment des emplois dits cycliques. En outre, la tension sur le marché du travail s’est atténuée. Les postes vacants sont moins nombreux, de même que les départs volontaires. Ces éléments, typiques d’une perte de fluidité sur le marché de l’emploi, sont exacerbés par la détérioration du taux de transition vers l’emploi. Ainsi, la probabilité qu’un chômeur âgé de 25 à 54 ans trouve un poste le mois suivant diminue depuis plus d’un an.
La directrice générale adjointe finance du groupe Agrica capitalise sur ses compétences analytiques et son goût pour la tech pour mener des projets de transformation.
« Elle se hâte avec lenteur », écrivait La Fontaine à propos de la tortue dans sa célèbre fable. Cette qualité mérite toute notre attention, alors que nombre de gérants d’actifs se lancent à tour de rôle dans une course à la démocratisation des actifs privés dédiés aux particuliers. Préparée depuis plusieurs années par l’industrie financière, elle se concrétise enfin depuis l’an dernier, à la faveur de la mise en application de la réglementation Eltif 2 et de la loi industrie verte. Il est vrai que dans un environnement de plus en plus contraint, l’ouverture d’une telle fenêtre d’opportunités apporte une bouffée d’oxygène salutaire au secteur. Toutefois, à trop promettre – du rendement à deux chiffres à une liquidité « maîtrisée » –, le secteur peut perdre de vue que la démocratisation est un marathon et non un sprint. Gare à la morale de l’histoire !
L’accès aux fonds communs de placement à risque (FCPR) et aux fonds professionnels spécialisés (FPS) Eltif a été facilité pour les investisseurs de détail à travers le référencement en unités de compte de contrats d’assurance-vie, de capitalisation, et relatifs au plan d’épargne retraite, par la loi Pacte du 22 mai 2019 pour les FCPR et par la loi industrie verte du 23 octobre 2023 pour les FPS Eltif.
Les investisseurs cherchent le compromis entre engagement climatique et besoin de rendements. Les grands gérants d’actifs se positionnent en tant que consultants multi-casquettes.
Dans sa première interview à la presse française en tant que directeur général d’Aberdeen Investments, il fait le point sur le plan de transformation de la société de gestion. Il évoque aussi les projets en matière d’ETF et la concentration du secteur.
Le septième Gender Diversity Index de L’Agefi et d’Ethics & Boards montre une certaine stagnation, voire un recul des Etats-Unis sur la question de la diversité dans les sociétés de gestion.
La Commission européenne a dévoilé en mars son plan d’investissement « ReArm EU ». Cette feuille de route vise à assurer la sécurité du continent en dynamisant l’industrie de défense européenne à travers la mobilisation de 800 milliards d’euros d’investissement. Une partie de cette somme sera contractée par l’Union européenne sur les marchés et une partie sera financée par les Etats eux-mêmes à travers leurs budgets de défense nationaux. Enfin, une partie devra être financée par la mobilisation de l’épargne privée.
Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie et l’exacerbation des tensions géopolitiques depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, l’ardente nécessité de reconstituer une capacité de défense indépendante, permettant à l’Europe d’assurer sa souveraineté et sa sécurité, s’est imposée. Dans ce contexte, les besoins de financement du secteur de la défense européenne sont massifs. Ils représentent 800 milliards d’euros sur la prochaine décennie. Les budgets des Etats ne pouvant à eux seuls couvrir ces besoins, la finance privée doit prendre le relais. Pour les investisseurs responsables, cela pose un certain nombre de questions, que la Caisse des dépôts a traitées avec objectivité et rigueur pour conjuguer impératifs de sécurité et respect des principes de responsabilité et durabilité.
Les cas d’usage des véhicules digitaux seraient multiples avec la promesse d’accéder à ses liquidités en un claquement de doigts, tout en optimisant son rendement.