En excluant les entreprises développant le charbon, le pétrole et le gaz des fonds « durable » et « transition », la Commission européenne rappelle l’incompatibilité de ces pratiques avec toute promesse d’action climatique. Ce signal essentiel reste cependant insuffisant pour protéger les investisseurs du greenwashing lié aux énergies fossiles car une troisième catégorie soutiendrait toujours l’expansion pétrolière et gazière : l’ESG (environnement, social, gouvernance). Rares sont les investisseurs individuels qui font la différence entre ces catégories. Ils seraient ainsi trompés par un fonds dit « ESG » qui investit dans des entreprises comme Exxon Mobil ou TotalEnergies dont les stratégies sont incompatibles avec la lutte contre le changement climatique. De plus, les concepts « transition » et « ESG » sont basés sur des éléments extrêmement imprécis. Ainsi, la qualification ESG intègre l’essentiel des pratiques de marché actuelles, qui ne sont généralement pas corrélées avec un impact social ou environnemental positif. Celles-ci relèvent généralement de la gestion du risque financier, un objectif auquel les demandes de l’épargnant se limitent rarement. Surtout, la catégorie transition repose sur des concepts vagues, couvrant une extrême hétérogénéité de pratiques. Ils mettent sur un pied d’égalité des fonds qui posent des démarches exigeantes et des fonds qui reposent sur des promesses non substanciées. Charge maintenant aux Etats membres et aux parlementaires de combler ces lacunes pour proposer une réglementation SFDR robuste qui chasse le greenwashing et positionne l’Europe comme le fer de lance de l’investissement durable.
L’accord d'achat d'électricité signé entre le constructeur automobile et le groupe britannique prévoit la fourniture de 650 GWh d’électricité verte sur dix ans sur le site italien de Maranello.
L’enquête annuelle du Global Impact Investing Network (GIIN) montre que les investisseurs institutionnels interrogés ont tous adopté des stratégies d'impact ces dernières années. Ils souhaitent désormais étendre cette approche historiquement centrée sur les actifs réels, à toutes les classes d'actifs. Une volonté confrontée à de nombreux défis.
Bruxelles a estimé les coûts et les économies possibles pour les acteurs financiers dans le cadre de sa proposition de réviser le règlement européen sur la publication d'informations en matière de finance durable.
Selon l'étude annuelle de Natixis IM, les grands investisseurs mondiaux entendent intervenir activement sur les marchés, notamment obligataires, et font toujours confiance aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance pour générer de l’alpha. Les institutionnels français seront particulièrement attentifs à la dette publique et à la fiscalité pour piloter leurs allocations.
L’AMF et l’ACPR publient des solutions pour simplifier leur parcours d’investissement et l’expression de leurs préférences en matière de durabilité. Un questionnaire simplifié reprenant des critères prédéfinis peut, notamment, être proposé.
La meilleur façon d’adapter la croissance aux limites planétaires est de se tourner vers une économie de l'usage, l'extension de la durée de vie et la régénération des matériaux, défend Laurent Babikian. Mais, cette nouvelle économie a besoin d'innovation financière.
Le questionnaire ESG de l'AF2i a été utilisé par trente institutionnels cette année, leur permettant d'observer la maturité des gérants. Les gérants obtiennent une note médiane de 39% aux questions ESG des investisseurs institutionnels.
L'avant-projet de refonte du règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) va dans la bonne direction pour les responsables en finance durable des gestionnaires d'actifs mais le flou demeure sur certains points.
Après Helebor, l’association devient le 2ème organisme bénéficiaire de Delubac Impact Positive Health. Sur la base d’un modèle solidaire voulu par le gestionnaire, la Croix Rouge française intègre la gouvernance du fonds.
Les eurodéputés ont rendu très improbable toute pénalité administrative en cas de non-respect par les entreprises du devoir de vigilance. Ils ont aussi fortement restreint la portée de la directive sur le reporting de durabilité.
L’AIE a réintégré dans son nouveau rapport prospectif l'hypothèse du maintien des politiques actuelles dans laquelle la consommation mondiale de pétrole continuerait de croître de 13% d’ici à 2050. De quoi alimenter les débats sur le climat à l’occasion de la COP 30.
Les investisseurs institutionnels publics interrogés par l’Omfif ne peuvent ignorer les effets physiques du changement climatique sur leurs portefeuilles et ont tout intérêt à investir dans des solutions pour en atténuer les conséquences.
A chaque Conférence des parties sur le climat, le chemin se rétrécit pour respecter les objectifs fixés dix ans auparavant. Les investisseurs y croient encore.