Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi le groupe Total à une peine symbolique de 500.000 euros d’amende pour corruption d’agents publics étrangers en marge de la conclusion de contrats en Iran en 1997. Le groupe pétrolier a en revanche échappé à la confiscation par l’Etat du produit présumé de l’infraction, estimé à 250 millions d’euros. Total était accusé d’avoir versé quelque 30 millions de dollars (27 millions d’euros) de pots-de-vin entre 2000 et 2004 sous couvert d’un contrat de consultance visant à faciliter la signature d’un accord concernant l’immense gisement gazier de South Pars.
Le cours de l’action Airbus a chuté de 4,44% à 83,33 euros aujourd’hui après que le quotidien Le Monde a rapporté que le groupe aéronautique faisait l’objet d’une enquête aux Etats-Unis en lien avec des investigations anticorruption déjà menées en France et au Royaume-Uni. Selon Le Monde, le département américain de la Justice (DoJ) a lancé à la fin 2017 sa propre enquête sur les soupçons de corruption pesant sur l’avionneur européen, après les enquêtes ouvertes en 2016 au Royaume-Uni et début 2017 en France.
Le groupe pétrolier, jugé à Paris pour «corruption d’agents publics étrangers» en marge de la signature en 1997 d’un contrat gazier en Iran, sera fixé vendredi sur son sort. Lors d’un procès qui avait rapidement tourné court, en octobre, devant le tribunal correctionnel, la défense du pétrolier avait demandé sa relaxe, tandis que le parquet avait requis de lourdes sanctions financières.
Deutsche Bank ne court pas le risque d'être rachetée, déclare Christian Sewing, son président du directoire, au journal Bild am Sonntag. «Je n’ai aucune indication (concernant une fusion). Nous sommes bien partis pour réaliser notre premier bénéfice en trois ans». Son titre a touché un plus bas historique vendredi, suite à deux journées de perquisitions dans ses locaux, dans le cadre d’une enquête de blanchiment d’argent liée aux Panama papers. L’action Deutsche Bank a chuté de 6,2% jeudi et vendredi. Elle marque un recul de plus de 49% depuis le début de l’année. Les bruits d’un éventuel rapprochement de Deutsche Bank avec son concurrent allemand Commerzbank ou avec le suisse UBS continuent de courir.
La Libyan Investment Authority a porté plainte contre la banque américaine JPMorgan Chase & Co devant un tribunal londonien, selon Bloomberg. Le fonds souverain libyen affirme que le prêteur a déboursé plus de 6 milliards de dollars de pots-de-vin pour sécuriser une émission obligataire. Le dossier concernerait des opérations réalisées par Bear Stearns, courtier racheté en 2008 par JPMorgan. La banque a jusqu’au mois prochain pour produire des documents de défense à l’affaire, qui a été classée en avril. Le fonds souverain libyen a poursuivi plusieurs banques pour tenter d’annuler plusieurs accords infructueux, en évoquant des pots-de-vin. Il avait déjà poursuivi la Société Générale et signé un accord transactionnel de 1,7 milliard de dollars, ou encore Goldman Sachs, qui a gagné son procès à l’automne 2016.
Le Groupe d’Etats contre la corruption (Greco), un organe du Conseil de l’Europe, a invité aujourd’hui la France à aller plus loin dans ses réformes pour prévenir les risques de corruption chez les magistrats et les parlementaires. Dans un rapport de suivi des recommandations qu’il avait formulées à ce sujet en 2013, le Greco constate que quatre d’entre elles sur onze ont été entièrement mises en oeuvre, quatre autres l'étant partiellement.
Le Groupe La Banque Postale vient de promouvoir Dominique Rouquayrol de Boisse au poste de directeur Conformité et Juridique. Directeur juridique depuis 2012 et membre du Comité de direction générale, il a pris ses fonctions le lundi 10 septembre 2018. Dominique Rouquayrol de Boisse est rattaché à Tony Blanco, secrétaire général et Membre du directoire de La Banque Postale.
Sanofi versera plus de 25 millions de dollars (22 millions d’euros) pour mettre un terme à des accusations de corruption concernant ses filiales au Kazakhstan et au Moyen-Orient entre 2006 et 2015, a annoncé hier l’autorité des marchés boursiers américains (la Securities and Exchange Commission, SEC). Le laboratoire pharmaceutique français a accepté de verser 17,5 millions de dollars de dédommagement, 2,7 millions de dollars d’intérêts avant le jugement et 5 millions de dollars d’amende civile. Dans le cadre de cet accord, Sanofi ne reconnaît, ni ne dément, avoir commis une quelconque infraction. Le groupe ajoute que le ministère de la Justice américain a aussi terminé son enquête sans engager de poursuites.
Sept mesures spectaculaires de lutte contre la corruption présentées lors d’un référendum hier en Colombie n’ont pu être adoptées faute d’un nombre suffisant de participants. Les sept mesures, qui portaient notamment sur la limitation du nombre de mandats des élus, la réduction des salaires des parlementaires, ou l’obligation pour les élus de publier leurs déclarations de revenus, ont été chacune adoptées par 99% des votants.
Glencore a déclaré aujourd’hui vouloir coopérer avec les autorités américaines. Celles-ci ont demandé au groupe minier des documents sur ses activités en République démocratique du Congo, au Venezuela et au Nigeria dans le cadre d’une enquête pour corruption. Le groupe anglo-suisse a indiqué avoir mis en place un comité spécial supervisé par son président Tony Hayward et comprenant deux administrateurs indépendants, Leonhard Fischer et Patrice Merrin, pour superviser sa réponse à une assignation à comparaître de la part du département américain de la Justice (DoJ). Le «Foreign Corrupt Practices Act» américain qualifie de délit la corruption active de responsables locaux pour remporter des contrats.
L’ancien président sud-africain Jacob Zuma, évincé de la direction de l’ANC en février dernier, a comparu brièvement vendredi pour la seconde fois devant la Haute Cour de Durban pour répondre d’accusations de corruption en lien avec un contrat d’armement de 2,5 milliards de dollars conclu à la fin des années 1990 avec le groupe de défense français Thales. La prochaine audience a été fixée au 27 juillet, afin de donner le temps à l’accusation et la défense de préparer leurs dossiers et d’indiquer à ce moment-là quand ils seront prêts pour un procès.
L’ancien président sud-africain Jacob Zuma, évincé de la direction de l’ANC en février dernier, a comparu brièvement aujourd’hui pour la seconde fois devant la Haute Cour de Durban pour répondre d’accusations de corruption en lien avec un contrat d’armement de 2,5 milliards de dollars conclu à la fin des années 1990 avec le groupe de défense français Thales. La prochaine audience a été fixée au 27 juillet, afin de donner le temps à l’accusation et la défense de préparer leurs dossiers et d’indiquer à ce moment-là quand ils seront prêts pour un procès.
Des perquisitions ont été menées hier à Bercy dans le cadre de l’enquête sur un possible conflit d’intérêts visant le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, un proche d’Emmanuel Macron âprement défendu par le gouvernement. Les perquisitions ont été menées dans des bureaux du ministère de l’Economie et des Finances, où M. Kohler a travaillé entre 2012 et 2016, ont indiqué à l’AFP des sources proches du dossier. Les enquêteurs se sont rendus dans les locaux de la commission de déontologie de la fonction publique et dans ceux de l’Agence des participations de l’Etat (APE), chargée de gérer le portefeuille public. Le secrétaire général de l’Elysée est visé par une enquête du parquet national financier (PNF) sur un éventuel conflit d’intérêts entre ses postes dans la fonction publique et ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC.
Des perquisitions ont été menées mercredi au ministère de l’Economie et des Finances, notamment à l’Agence des participations de l’Etat, dans le cadre de l’enquête sur le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, rapporte Reuters de sources proches de Bercy, confirmant une information d’Europe 1. Ces perquisitions ont commencé dans la matinée et les enquêteurs seraient aussi passés à la Commission de déontologie de la fonction publique, précise-t-on de même source.
Lafarge SA a demandé le renvoi de son interrogatoire prévu ce jour chez les juges d’instruction, qui envisageaient sa mise en examen dans l’affaire de financement de terrorisme présumé en Syrie, son PDG ayant récemment annoncé sa démission, rapportait hier l’AFP de source proche du dossier. Le PDG de Lafarge SA, la holding actionnaire de la filiale syrienne mise en cause dans l’enquête, devait représenter la société lors de cette convocation cruciale devant les magistrats, ce qui rend impossible la tenue de cet interrogatoire, selon cette source.
Vincent Bolloré, mis en examen pour corruption dans une enquête sur les conditions de l’attribution de concessions portuaires en Guinée et au Togo a prévenu que cette procédure risquait «de peser longuement» sur son groupe, dans une lettre adressée mercredi à ses salariés. «Je suis profondément désolé des tourments que le groupe va subir. Pour avoir suivi pareilles mésaventures qui sont arrivées à plusieurs de mes amis ou collègues entrepreneurs, je sais que ça sera long», explique l’industriel breton.
Panasonic Avionics Corp (PAC), filiale de Panasonic, a accepté de verser une amende de 280 millions de dollars (232 millions d’euros) pour mettre un terme à des accusations de corruption aux Etats-Unis. PAC était accusé par le département de la Justice d’avoir procédé à des manipulations comptables afin de rémunérer des agents commerciaux en Asie. Il s’est notamment engagé à améliorer ses procédures de conformité.
La Cour suprême du Brésil a élargi vendredi au président Michel Temer le champ de l’enquête ouverte sur une affaire de corruption impliquant le groupe de BTP Odebrecht. Dans un arrêt rendu public, le juge Edson Fachin vise des fonds qui auraient été illicitement versés au Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) de Michel Temer en 2014. Cette décision va dans le sens d’une demande du procureur général du Brésil, Raquel Dodge, qui a réclamé cette semaine que l’enquête se penche sur le président et ce, en dépit de l’immunité que lui confère sa fonction le temps de son mandat.
C’était le bon temps, celui des réunions estivales de banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming, Etats-Unis). Ilmars Rimsevics (photo) s’apprêtait sans doute à discuter croissance et inflation avec ses collègues Janet Yellen et Mario Draghi. Si l’on en croit l’agence anticorruption de son pays,